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On l’appelait le Dahlia noir

Auteur : John Gilmore

Traducteur : Emmanuel Dazin

Date de saisie : 02/11/2006

Genre : Societe Problemes et services sociaux

Editeur : Archipel, Paris, France

Collection : True crime

Prix : 19.95 / 130.86 F

ISBN : 978-2-84187-889-5

GENCOD : 9782841878895

  • Les courtes lectures : Lu par Virginie Molina, eleve du Cours Florent – 02/11/2006

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Virginie Molina, eleve du Cours Florent

  • Les presentations des editeurs : 22/10/2006

Les conclusions les plus convaincantes sur l’affaire du Dahlia Noir. J’ai maintenant l’impression de veritablement connaitre Elizabeth Short et son meurtrier.
David Lynch

Le crime du siecle ! C’est ainsi que s’est impose dans l’inconscient americain le meurtre d’Elizabeth Short, survenu le 15 janvier 1947. La barbarie et l’etrange mise en scene de l’assassinat -longtemps inexplique – de cette starlette, qu’on surnommait a Hollywood le Dahlia Noir, en ont fait l’un des symboles du Los Angeles decadent d’apres-guerre.
La fiction elle-meme s’est emparee du mythe, avec le best-seller de James Ellroy et sa recente adaptation au cinema par Brian de Palma. Nombreux ont ete les ecrivains a tenter d’elucider ce crime, pour lui trouver des explications tortueuses, souvent eloignees de la verite.
Aux Etats-Unis, la publication de ce document a ete saluee par de grands realisateurs et par des membres de la police de L.A. proches de l’enquete. John Gilmore y reussit un triple pari. Il dresse un portrait penetrant d’Elizabeth Short, beaute fatale entrainee par ses reves de vie facile et une etrange frenesie de rencontres vers le cauchemar absolu. Il devoile le cheminement de l’enquete officielle, avec ses blocages, ses trucages, ses echecs. Il met, enfin, un nom et un visage sur l’assassin du Dahlia Noir, a qui il donne la parole…
Nul recit de l’affaire du Dahlia Noir n’est aussi hypnotique, troublant et propre a glacer d’effroi.
Ne en 1935 a Hollywood, ou il fut longtemps acteur et scenariste, John Gilmore, dont le pere etait inspecteur de police en 1947 a Los Angeles, a consacre une grande partie de sa vie a l’affaire du Dahlia Noir. Il est l’auteur d’ouvrages sur la face cachee de Hollywood, d’une biographie de James Dean, dont il fut l’ami intime, et d’une enquete sur Charles Manson, l’assassin de Sharon Tate.
Les conclusions de John Gilmore sur ce meurtre inexplique seront attaquees, contestees, contredites, mais, dans les faits, elles sont irrefutables.

  • Les courts extraits de livres : 22/10/2006

A mi-chemin avant le croisement avec la 39e, ils apercurent un garcon grand et mince, debout pres d’une bouche d’incendie. Voyant approcher la patrouille, celui-ci fit un signe de la main. Lorsque les policiers se rangerent le long du trottoir, il pointa le bras en direction des herbes folles, tout en s’avancant vers eux.
Il avait une quinzaine d’annees, racontera Frank Perkins. On aurait dit qu’il etait sous le choc, ou comme stupefait.
Les policiers descendirent, coiffant leur casquette. Fitzgerald demanda au garcon s’il avait appele a propos d’un type saoul ou d’un homme endormi sur l’une des parcelles.
– C’est une femme morte, repondit le garcon. Pour moi, on dirait ca…
– Bon Dieu ! s’exclama Perkins.
Fitzgerald, parvenu a la limite du trottoir, se tourna vers son equipier :
– La fille a ete coupee en deux… Il se pencha, fixant le corps.
– Lance un appel radio, lui dit Perkins, mets-toi directement en ligne avec le chef. Demande-leur d’envoyer tout de suite du monde.
Un instant, Fitzgerald sembla vaciller, puis il remonta rapidement dans la voiture et detacha le micro de son support. Il signala un corps sans vie au croisement de la 391′ et de Norton. Ca a l’air d’etre un homicide, ajouta-t-il, demandant a ce qu’on lui passe directement le lieutenant Paul Freestone, chef des patrouilles.
Perkins interrogea l’adolescent. Depuis combien de temps se trouvait-il la ? Le garcon repondit qu’il venait de traverser la rue et qu’il avait vu cette femme morte juste avant d’apercevoir la voiture de police. Guere plus de deux ou trois minutes s’etaient ecoulees depuis. Le policier voulut savoir s’il n’avait rien remarque d’autre : un pieton, un vehicule, un individu quelconque dans les environs. Le garcon declara n’avoir vu personne. Jusqu’a leur arrivee, il etait seul.