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On n’empeche pas un petit coeur d’aimer

Auteur : Claire Castillon

Date de saisie : 25/02/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Fayard, Paris, France

Collection : Litterature francaise

Prix : 14.00 / 91.83 F

ISBN : 978-22136305935

GENCOD : 9782213630595

Sorti le : 03/01/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Charlotte Thomas – 16/09/2008

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Charlotte Thomas – 07/02/2007

  • Les presentations des editeurs : 16/09/2008

On n’empeche pas un petit coeur d’aimer.
Surtout un petit coeur sec. Jaloux. Tordu. Malheureux. Il faut l’admettre, l’amour n’est pas l’apanage des gens aimants. D’ailleurs, l’auteur avait pense intituler son recueil de nouvelles : Infect. Mais d’Insecte a Infect, la rime etait trop facile. Pourtant, infects, nous le sommes tous plus ou moins quand nous aimons.

Claire Castillon est ecrivain. Son dernier recueil de nouvelles, Insecte (Fayard, 2006), a ete traduit en douze langues (anglais, italien, allemand, neerlandais, castillan, catalan, portugais, danois, finnois, suedois, chinois et coreen).

  • La revue de presse Olivier Delcroix – Le Figaro du 4 janvier 2007

Comme les deceptions amoureuses lui donnent des ailes, Claire Castillon livre vingt-trois textes courts, dont la noirceur n’a d’egale que le charme veneneux…
Le grenier de la romanciere ressemble a sa boite noire. Quand elle ecrit, Claire Castillon semble avoir acces, en ligne directe, a son Pompei intime, lieu de memoire refoulee, espace-temps preserve ou reposent intacts ses traumatismes intimes et ou s’entreposent meticuleusement ses amours et ses haines. Le style en apparence leger et limpide de l’auteur s’apparente plutot a une litterature de la sideration. Il n’empeche. Grace a un humour omnipresent, une imagination debridee et un sens de la narration impeccable, on ne peut que constater une chose : on n’empeche pas un lecteur au grand coeur d’aimer.

  • Les courts extraits de livres : 16/09/2008

Dans six jours, elle se tiendra sur le quai pour Marseille. Elle doit penser utile, maillot, creme, lunettes de soleil. Elle portera sa robe d’anniversaire. Voie C ; elle la trouverait les yeux fermes.
Il a telephone, a du tout annuler. Il ne fera pas escale. Elle remercie, pour la robe, et il demande quelle robe. Ma robe d’anniversaire ! Mais quel anniversaire ? Bon sang, le mien, voyons ! Ah oui, le tien, mais oui, tu as raison, il est passe, pardon, on le fetera, ne t’en fais pas. Mais de quoi parles-tu, de quelle robe ? dit le mari. De la robe roulee au fond de la valise, tu vois, dis-moi que tu vois, dis-moi que c’etait pour moi. Tu as quelqu’un, c’est ca.
Je dois te laisser je file.
Tu as quelqu’un.
Devine.

Ca fait quelques annees qu’elle l’attend sur le quai. Elle a le bras qui pend, avec, au bout, plus rien. On lui a pris sa valise, un soir ou elle dormait, la main pliee sous le sein, au lieu de la garder, serree sur la poignee. Quand elle s’est reveillee, elle a regarde son ventre, elle a tout de suite compris.