Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

On n’est pas la pour disparaitre

Auteur : Olivia Rosenthal

Date de saisie : 23/11/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Verticales-Phase deux, Paris, France

Prix : 16.50 / 108.23 F

ISBN : 978-2-07-078531-5

GENCOD : 9782070785315

Sorti le : 23/08/2007

  • Les portraits de Patricia Martin : Olivia Rosenthal – 17/09/2008

Telecharger le MP3

Olivia Rosenthal – 14/11/2007

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

Le 6 juillet 2004, Monsieur T. a poignarde sa femme de cinq coups de couteau. Quand, lors de son interrogatoire, on a demande a Monsieur T. pourquoi il avait agi de la sorte, il a ete incapable de repondre.
Comment vous appelez-vous ?
Pas moi.
Quel est votre prenom ?
Il ne m’appartient pas.

On n’est pas la pour disparaitre part du portrait d’un homme atteint de la maladie d’Alzheimer pour saisir sur le vif ce qu’est la perte de la memoire, de la parole et de la raison. Avec ce septieme livre optimiste et desespere, Olivia Rosenthal confirme son talent et son inventivite langagiere.

Olivia Rosenthal est l’auteur de six fictions aux Editions Verticales dont Mes petites communautes (1999), Puisque nous sommes vivants (2000), Les sept voies de la desobeissance (2004) et Les fantaisies speculatives de J.H. le semite (2005), ainsi que d’une piece de theatre, Les felins m’aiment bien (Actes Sud-Papiers, 2004).

  • La revue de presse Josyane Savigneau – Le Monde du 23 novembre 2007

Avec On n’est pas la pour disparaitre, qui vient d’obtenir le prix Wepler-Fondation La Poste, Olivia Rosenthal, a 42 ans, se saisit d’un sujet qui effraie, la maladie d’Alzheimer. Sans se laisser aller a des exces de pathos ou de voyeurisme…
Le recit procede par fragments faits de descriptions, d’interrogations, d’hypotheses, confrontant le lecteur aux propos de celui qui affirme “je ne suis plus un occupant du monde”, comme aux detours de pensees de la narratrice…
Mais, comme toujours chez Olivia Rosenthal, il y a un rythme et une forme de fantaisie qui empechent de se laisser aller a la deploration. Et On n’est pas la pour disparaitre prolonge la reflexion sur l’identite de tous ses autres livres. Comment joue-t-on avec la memoire et l’oubli pour construire son identite ? Que reste-t-il de celle-ci quand on perd la memoire ?

  • La revue de presse Astrid de Larminat – Le Figaro du 27 septembre 2007

On commence alors a saisir pourquoi cette maladie la fascine. Elle cesse de n’y voir qu’une decheance. Elle ressent l’attirance du vide, d’une vie sans passe, sans lien, sans poids, sans culpabilite. Elle y voit l’opportunite d’acceder par la pensee a des lieux sinon inaccessibles et se demande si la vie n’est pas plus joyeuse quand on n’a plus rien a perdre. La maladie d’Alzheimer serait-elle un signe des temps ? Le symptome d’une epoque ou l’homme s’acharne a tout maitriser, tout comprendre, et calcule la reussite d’une existence a l’aune de ce qu’elle a accumule ? La question valait qu’un ecrivain la pose.

  • La revue de presse Martine Laval – Telerama du 29 aout 2007

Par bribes, comme pour chercher un peu d’humanite, elle retrace la vie du Dr Alois Alzheimer, qui ne veut pas leguer a ses enfants le nom d’une maladie qui frappe a l’age adulte des hommes et des femmes en pleine sante physique. On n’est pas la pour disparaitre dit l’absence, l’effacement, l’abandon – autres formes de mort. Olivia Rosenthal hesite – J’ai un trou… -, se reprend, defie l’inacceptable avec des petits bouts de poesie, des brins d’humour : Chaque jour, Monsieur T. embrasse Madame X. pour la premiere fois. L’amour toujours recommence, l’amour parfait ?