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Orages sur le Nil. Volume 1, L’oeil de Nefertiti

Couverture du livre Orages sur le Nil. Volume 1, L'oeil de Nefertiti

Auteur : Gerald Messadie

Date de saisie : 25/02/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Archipoche, Paris, France

Collection : Archipoche

Prix : 8.50 / 55.76 F

ISBN : 978-2-35287-024-1

GENCOD : 9782352870241

  • Les courtes lectures : Lu par Joachim Salinger – 05/03/2007

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Joachim Salinger – 05/03/2007

  • Les presentations des editeurs : 26/02/2007

Aupres de son epoux Akhen-Aton, la reine Nefertiti a cru au bonheur. C’etait avant que Semenkhere ne seduise le roi par la fraicheur de ses quinze ans. Devenu son favori, il a obtenu le titre de regent. Depuis, la reine est delaissee. Car de ses flancs, desormais steriles, aucun heritier male n’est sorti…

Mais voici qu’Akhen-Aton a entrepris son grand voyage vers l’Horizon lointain. L’adorateur du Disque solaire n’est plus. Depossede de son empire, ses provinces livrees au pillage, ses finances a sec, sa cour en proie a une guerre de succession, le royaume des Deux Terres menace de s’effondrer.

Pour Nefertiti, le pouvoir est a portee de main. C’est par la force qu’elle doit s’en emparer. Aux pretres, aux generaux, meme a son pere le vieil Ay, elle fera boire le vin acre de sa colere. Et, s’il n’y suffit pas, son oeil malefique fera le reste…

Ne au Caire en 1931, Gerald Messadie a cotoye, adolescent, nombre d’archeologues. Romancier (L’Homme qui devint Dieu, 4 vol., Robert Laffont, 1988-1995 ; Jeanne de l’Estoille, 3 vol., Archipoche, 2006) et historien, il fait revivre, avec ce premier volet de la trilogie Orages sur le Nil, une periode eclatante et tragique du royaume des pharaons, du crepuscule d’Aton a l’avenement de Tout-Ankh-Amon.

  • Les courts extraits de livres : 26/02/2007

Toutes d’age tendre, quinze ou seize ans au plus, elles etaient integralement nues et l’on etait informe de leurs periodes au triangle de toile qu’elles portaient alors sur le sexe, attache autour des reins par une cordelette. Le triangle cachait un tampon de linge dont Merit-Aton exigeait qu’il fut change trois fois par jour.
Les mouches s’enerverent une fois de plus.
Ankhensep-Aton coiffa la perruque rafraichie que lui tendait sa nourrice. Une perruque courte, a la nubienne, pas une de ces coiffures bouclees et tortillees, favorites des epouses de fonctionnaires qui se piquaient d’elegance. Elle verifia dans un miroir d’argent poli que l’ornement etait bien ajuste et que le cerne dessine autour de ses yeux n’avait pas ete altere par la moiteur de sa peau. Puis elle s’aera avec un eventail a manche d’ivoire.
– Les pleureuses n’auront pas grand mal a se couvrir de poussiere, observa Merit-Aton.
Sur quoi elle donna un coup de sa sandale doree sur une grosse mouche qui rampait a ses pieds.
Sa soeur puinee, Maket-Aton, leva les sourcils. Les quatrieme et cinquieme princesses, Nefernerou-Aton-Tachery et Neferneroure, glousserent. Setepenre etait trop jeune pour percevoir l’insolence. Ankhensep-Aton, troisieme de la constellation royale, se retint, elle, de rire. La Premiere nourrice leva un regard reprobateur sur la Premiere princesse, dont elle avait la charge. Mais elle demeura muette. Et pour cause : Merit-Aton avait epouse le defunt, son propre pere, lors d’une ceremonie qui s’etait deroulee quatre ans auparavant sous les yeux impassibles de sa mere.