Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Ou on va, papa ?

Auteur : Jean-Louis Fournier

Date de saisie : 27/06/2011

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Stock, Paris, France

Collection : Bleue

Prix : 15.00 €

ISBN : 978-2-234-06117-0

GENCOD : 9782234061170

Sorti le : 20/08/2008

  • Le choix des libraires : Choix de Bernard Pradie de la librairie MAISON DE LA PRESSE SAINT-MARTIAL a LIMOGES, France (visiter son site) – 14/07/2012

Cinglant, cynique hommage ?
Non. Juste un temoignage pour contrer la souffrance. Une distanciation absolument necessaire. Un pere face a ses deux enfants, handicapes moteurs et mentaux.
Un hommage singulier a deux etres singuliers, la tete dans les nuages.

  • Le choix des libraires : Choix de Helene Camus de la librairie TOURNEZ LA PAGE a COMBOURG, France (visiter son site) – 14/07/2012

Quel enfant n’a pas pose cette question ? Seulement les deux enfants de Jean-Louis Fournier n’ont jamais eu besoin de le savoir, ou peut-etre ne la souhaitaient-ils pas ou encore traduisait-elle leur angoisse. Ces reponses leur appartiennent pour toujours et leur pere, lui, hesite toujours quant a l’interpretation de la question. Il nous raconte sans detour le tsunami que representa dans sa vie la naissance de deux enfants handicapes physiques et moteurs, l’un apres l’autre. Sans voyeurisme, sans fausse pudeur non plus, avec un humour dont on sent qu’il le soutient depuis lors, avec la franchise de l’insupportable. Voila un recit qui se lit tres vite, tres fort et la compassion instinctive qui est le refuge de ceux qui ne connaissent pas cette situation cede le pas a l’empathie, au questionnement, a l’effort de comprehension. Longtemps ces lignes vous accompagneront et c’est bien la l’essentiel.

  • Le choix des libraires : Choix de Corinne Carpentier de la librairie MAJUSCULE a DUNKERQUE, France (visiter son site) – 14/07/2012

Si il y a un livre qu’il faut lire parmi les parutions de cette rentree c’est bien celui-ci ! Apres sa lecture nos soucis nous paraitrons bien ridicules ! ! Il faut le lire pour se rendre compte de la joie d’etre parent et que les petits tracas que nous procurent nos cheres “tetes blondes” ne sont en fait que du bonheur de les voir plein de vie ! ! Que dire quand la vie vous fait le cadeau… d’un enfant handicape et puis surtout pour bien marquer le coup d’un deuxieme ! Il faut enormement de force, d’amour, et d’humour oui ; oui d’humour pour avancer jour apres jour. Car la tres grande force de livre c’est que l’on rit en pleurant ; on pleure en riant. Jean-louis Fournier est un MAGNIFIQUE clown blanc, un artiste. Chapeau bas pour ce recit poignant et drole !

  • Le choix des libraires : Choix de Clo Brion de la librairie VANDROMME a LES VANS, France – 14/07/2012

Dans ce livre emouvant Jean Louis Fournier adresse une longue lettre d’amour a Mathieu et Thomas, ses deux fils, lutins innocents, cabosses par de lourds handicaps moteur et cerebraux. Ecrite a l’humour noir, la colere parfois et beaucoup de tendresse, cette lettre, qu’ils ne pourront jamais lire, s’adresse aussi a nous, simplement, sans chercher a nous apitoyer et cet hommage est desesperement beau.

  • Les presentations des editeurs : 14/07/2012

Cher Mathieu, cher Thomas,
Quand vous etiez petits, j’ai eu quelquefois la tentation, a Noel, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble apres. Je connais bien Tintin, je les ai lus tous plusieurs fois.
Je ne l’ai jamais fait. Ce n’etait pas la peine, vous ne saviez pas lire. Vous ne saurez jamais lire. Jusqu’a la fin, vos cadeaux de Noel seront des cubes ou des petites voitures…

Jusqu’a ce jour, je n’ai jamais parle de mes deux garcons. Pourquoi ? J’avais honte ? Peur qu’on me plaigne ? Tout cela un peu melange. Je crois, surtout, que c’etait pour echapper a la question terrible : Qu’est-ce qu’ils font ?
Aujourd’hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodegradable, j’ai decide de leur ecrire un livre.
Pour qu’on ne les oublie pas, qu’il ne reste pas d’eux seulement une photo sur une carte d’invalidite. Peut-etre pour dire mes remords. Je n’ai pas ete un tres bon pere. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d’ange, et je ne suis pas un ange.
Quand on parle des enfants handicapes, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d’une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d’eux avec le sourire. Ils m’ont fait rire avec leurs betises, et pas toujours involontairement.
Grace a eux, j’ai eu des avantages sur les parents d’enfants normaux. Je n’ai pas eu de soucis avec leurs etudes ni leur orientation professionnelle. Nous n’avons pas eu a hesiter entre filiere scientifique et filiere litteraire. Pas eu a nous inquieter de savoir ce qu’ils feraient plus tard, on a su rapidement que ce serait : rien.
Et surtout, pendant de nombreuses annees, j’ai beneficie d’une vignette automobile gratuite. Grace a eux, j’ai pu rouler dans des grosses voitures americaines.
Jean-Louis Fournier