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Pantheon

Auteur : Yann Moix

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Biographies, memoires, correspondances…

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 18.90 / 123.98 F

ISBN : 978-2-246-66101-6

GENCOD : 9782246661016

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  • Les presentations des editeurs : 15/08/2006

Pantheon est un roman sur l’enfance. L’enfance est souvent une horreur – mais, quand on finit par la rejoindre, tard dans la- vie, elle est peut-etre enfin cela, qu’on appelle le paradis.

Yann Moix Yann Moix a publie chez Grasset : Jubilations vers le ciel (1996, Bourse Goncourt du premier roman), Les cimetieres sont des champs de fleurs (1997), Anissa Corto (2000), Podium (2002) et Partouz (2004). Il a recu la Bourse de la Fondation Hachette. Yann Moix a egalement realise le film Podium.

  • La revue de presse Francois-Guillaume Lorrain – Le Point du 19 octobre 2006

Moix alterne donc encensoir et mitraillette. D’un cote, Peguy, la Sonate 32 de Beethoven, de l’autre, Amelie Pourri, son chapeau et ses chicots. Admirer ou hair : Moix ne fonctionne qu’en courant alternatif. La faute a papa et a ses allonges. Aussi brillantissime que complaisant, il ecrit a la schlague. Et la est le vrai sujet de ce Pantheon un peu auberge espagnole : comment un ecrivain, a son corps defendant, a appris a ecrire.

  • La revue de presse Eliette Abecassis – Le Figaro du 28 septembre 2006

Le Moix est haissable. Megalomane, autodestructeur, se haissant autant qu’il hait les autres, nihiliste, voici Yann dans la plenitude de son Moix, aureole du succes de Podium, devenu un film populaire. Il signe la une autobiographie-biographie de Mitterrand, dans laquelle il revele le drame de sa vie. Avec cruaute, sans sentimentalisme, sans complaisance, Moix livre son secret, d’une facon poignante, justement parce qu’il ne cherche pas a etre poignant, preferant se dissimuler sous un masque goguenard et hideux, dans le sillage de Marc-Edouard Nabe. Battu avec un fil electrique, le jeune Moix attendait d’etre martyrise dans sa chambre, qui etait devenue l’antichambre des coups, car il faut que l’enfant soit neuf pour qu’on puisse recommencer a le frapper…
Moix casse les cotes de ses icones, a le courage de hair les academies en tout genre, mais souvent il se trompe de cible (Malraux : indefectible cafard aux paradigmes imbitables et aux fulgurances mongoliennes ?). Il se bat, se mutile lui-meme jusque dans son projet d’ecriture du livre, se saborde, accomplissant un suicide litteraire.

  • La revue de presse Gilles Martin-Chauffier – Paris Match du 7 septembre 2006

Enfant, il etait battu par ses parents. Aujourd’hui, a son tour, il balance des coups. A ceux qu’il deteste comme a ceux qu’il aime. Mauvais sentiments mais excellente litterature.

Yann Moix n’a pas eu d’enfants, mais il a eu des parents – deux. Il a encore du mal a s’en remettre. Eux aussi, sans doute. Ils auraient pu mettre au monde un polytechnicien, un top model, un directeur de garage Peugeot… Non, il a fallu qu’ils fassent Yann Moix. Ca ne leur a pas beaucoup plu. Pendant des annees, tous les soirs, son pere l’a battu. A coups de rallonge de fil electrique. Il n’y avait rien a comprendre. La violence paternelle relevait de la gestion des affaires courantes. Tout ce que le gamin pouvait en tirer, c’etaient des lecons : on trouve toujours assez de lachete pour martyriser plus petit que soi. Et quand le mal est fait, c’est irrevocable. Un enfant ne se defrappe pas : il se reconstitue en silence et en vitesse.

  • Les courts extraits de livres : 15/08/2006

Maman salope

La capitale des poissons

En attendant, lecteur, toi et moi, nous voila sur (la planete) terre… L’heure est venue. Nous voudrons bouffer des chattes. Nous aurons des boutons sur la gueule, des crises mystiques. Nous aurons digere des : tomates, fait du : ski, appris des : regles de : grammaire et deteste les : hommes plus que n’importe : quoi au : monde, avant de se faire croire, pour aller mieux soi-meme, que finalement (les hommes) on les aimait bien.

Dans les corps de meres on se branle pas encore (rien n’est moins pornographique que cet interieur-la) : on flotte dans un ocean d’eau de mere. Terre mouillee, matrie. La mere est la capitale des bulbes des poissons, des anemones et mollusques. De toutes meduses. Tres sale, une mere. Des branchies des courants des ouies. Des flux bleus de vagues vertes. La mere du Ciel, c’est Marie. Le Ciel des meres, c’est l’ocean.

Qui n’a deja traite sa mere de : pute, de : connasse, de salope ou de pauvre : merde ? Moi je l’ai fait (nananere).

Et je plains tous ceux qui, une fois au moins, n’ont pas communie avec leur mere par l’insulte. Ce sont des paiens. Aucune religion n’eclot sans guerre : ce n’est pas le pere qu’il faut tuer, c’est la mere. Le meurtre par la grossierete, l’insulte ou l’ignominie ne porte pas atteinte a son integrite physique : cette profanation du territoire de notre sang finit par nous donner, dans la croyance de l’amour filial, une energie dont le soleil est incapable.