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Parure d’emprunt

Auteur : Paula Fox

Traducteur : Marie-Helene Dumas

Date de saisie : 09/10/2008

Genre : Biographies, memoires, correspondances…

Editeur : Joelle Losfeld, Paris, France

Collection : Litterature etrangere

Prix : 20.00 €

ISBN : 978-2-07-078944-3

GENCOD : 9782070789443

Sorti le : 09/10/2008

  • Le choix des libraires : Choix de Brigitte Namour de la librairie LES MOTS BLEUS a TROUVILLE-SUR-MER, France (visiter son site) – 23/10/2008

Enfin une autobiographie sensible, pudique, elegante. Enfance cruelle entre une mere qui rejette sa fille unique et un pere alcoolique. L’auteur raconte sans juger ni pleurnicher. Elle dit tout ce qui l’a construite telle quelle est aujourd’hui : une grande dame a la plume magique, d’une classe folle.

  • Les presentations des editeurs : 23/10/2008

C’est une enfant delaissee par une mere indifferente et un pere alcoolique que Paula Fox decrit dans le recit des vingt etranges et douloureuses premieres annees de sa vie. Alors meme qu’ils confient a d’autres l’education de leur fille, notamment a un pasteur affable et cultive qui lui transmettra l’amour de la litterature et a sa grand-mere qui l’emmenera vivre a Cuba, les parents de Paula Fox ne cesseront d’aller et venir dans sa vie. Ce sont eux les veritables enfants de cette histoire, des enfants terribles, beaux, fous, intelligents, autodestructeurs et incapables de s’occuper de leur fille, dont les differents voyages a travers le continent, de Cuba a Montreal en passant par Hollywood, rythment une existence qui lui parait incoherente. La constante, le lien qu’elle y trouvera, sera ces “parures d’emprunt”, vetements toujours pretes par des inconnus au grand coeur qui l’aideront a grandir dans le chaos. Sans jamais s’apitoyer, dans un style elegant et precis, Paula Fox revient dans ses Memoires sur des annees difficiles, en portant toujours un regard a la fois acere et tendre sur la condition humaine.

Paula Fox, nee en 1923, est americaine et vit a New York. Elle a ete redecouverte a la fin des annees 1980 grace, entre autres, a Jonathan Franzen, Frederick Busch et Andrea Barrett, qui la considerent comme l’un Des plus importants ecrivains du XXe siecle.

  • La revue de presse Claire Devarrieux – Liberation du 4 decembre 2008

Les lecteurs de Paula Fox reconnaitront dans ces Memoires la matiere de ses romans. Le sejour dans une plantation de Cuba, ou sa grand-mere s’occupait d’une cousine riche, a inspire la Legende d’une servante. Les aventures californiennes, a 17 ans (jobs miteux, mariage pitoyable), ont nourri Cote ouest. Parure d’emprunt rassemble une enfance eparse. Paula est trimballee d’un toit a un autre. Ses parents oublient tout le temps son existence. Ils commencent par l’abandonner a la naissance, puis reapparaissent parfois, incomprehensibles, beaux comme des stars de cinema, inconsequents.

  • La revue de presse Martine Laval – Telerama du 3 decembre 2008

Par petites touches douces-ameres, d’un lieu a l’autre – Hollywood, New York, Cuba, Montreal, la Floride -, Paula Fox, romanciere americaine, se raconte. De blessures toujours vives en felures existentielles, l’auteur de Cote Ouest, roman autobiographique traduit en 2007, se met en scene avec une simplicite – une authenticite – desarmante.

  • La revue de presse Vanessa Postec – La Croix du 5 novembre 2008

Avec Parure d’emprunt, Paula Fox evoque la memoire du roman. En revenant, dans ses memoires, sur les vingt premieres annees d’une existence singuliere, l4Americaine Paula Fox eclaire, de maniere sensible, son oeuvre romanesque. Pour traquer les correspondances entre la vie et la litterature, il existe deux types de livres : les recits ou se glissent, entre les lignes, des traces autobiographiques, et les memoires dans lesquelles appert l’essence de romans deja ecrits. Parure d’emprunt appartient a la seconde categorie…
De la douleur, de la tristesse, un sentiment d’abandon teintent les pages de Parure d’emprunt mais sans trace de pathos ni d’esprit de revanche. Comme si, chez Paula Fox, l’acuite s’accompagnait d’elegance…
Puisque les livres et la vie se nourrissent mutuellement, si Paula Fox n’avait pris soin d’inscrire memoires sur la page de garde de ce livre, elle aurait sans doute signe, avec Parure d’emprunt, son roman le plus sensible et le plus profond…

  • Les courts extraits de livres : 28/10/2008

Quand j’avais dix-sept ans, j’ai trouve du travail dans une boutique ou l’on vendait des robes a un dollar dans ce qui etait alors le centre de Los Angeles. Seuls les soldes mensuels permettaient a ce magasin de survivre.
Plusieurs fois par semaine, on me demandait de descendre au sous-sol pour en remonter de quoi remplacer les articles vendus. Ce vaste espace au plafond bas qu’une ampoule eclairait faiblement semblait s’etendre au-dela du magasin lui-meme. Dans ses profondeurs humides, j’apercevais parfois un rat dont la queue nue ressemblait a un ver de terre aller et venir sur un tuyau.
Il y avait contre un mur des etageres en bois grossierement menuisees ou s’empilaient les boites peu solides qui contenaient les robes. Et, appuye contre l’autre, un Pere Noel en carton plat d’au moins trois metres de haut, avec son traineau et ses rennes.
Un matin ou l’on m’avait envoyee chercher des robes en bas, j’ai vu des gouttes de sueur dans les sourcils du Pere Noel. Je me suis dit plus tard que le tuyau ou les rats couraient passait juste au-dessus de lui et qu’il fuyait peut-etre, ce qui aurait explique la presence des gouttes. Mais j’ai d’abord pense qu’il avait trop chaud dans ce costume. C’etait une tenue aussi inadaptee au climat californien que mon epais tailleur de tweed bleu.
J’ai depuis longtemps oublie qui m’avait donne ce tailleur. Mais je me rappelle qu’il etait trop grand pour moi d’au moins deux tailles, et coupe dans un lainage si solide et si raide que la jupe et la veste auraient tenu debout toutes seules.