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Pas de vacances pour Immense Savoir

Auteur : Mark Salzman

Traducteur : Anne-Laure Brisac

Date de saisie : 09/02/2007

Genre : Jeunesse a partir de 13 ans

Editeur : Ecole des loisirs, Paris, France

Collection : Medium

Prix : 7.60 / 49.85 F

GENCOD : 9782211085847

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  • Les courtes lectures : Lu par Sylvain Elie – 16/09/2008

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Sylvain Elie – 27/02/2007

  • Les presentations des editeurs : 16/09/2008

Pas de vacances pour Immense Savoir

Sheng-Hui, Immense Savoir en chinois, est ne en 1956 dans le Yunan. Sa mere, Kuo, s’est tout de suite inquietee des predictions facheuses qui entouraient sa naissance. Mais, meme en lui faisant avaler avec sa bouillie des petits papiers portant la phrase Reste a la maison, elle ne peut empecher le destin. Sheng-Hui se retrouve orphelin a quatre ans. Il est eleve dans la foret par un moine bouddhiste et un vieux chat blanc qui lui apprennent l’antique sagesse chinoise, qui l’ennuie beaucoup, et les romans d’aventures, qui lui plaisent enormement. Il aime surtout les Aventures du Roi des Singes, qui racontent le voyage en Occident d’un moine et d’un guerrier aux pouvoirs magiques. C’est ce voyage qu’il va refaire : a Hong-Kong, ou il tombe sur une famille de catholiques chinois pas ordinaires, et en Amerique, ou il trouvera peut-etre le fameux Sutra du rire qui fait acceder a l’illumination et a l’immortalite.
L’histoire de Sheng-Hui fait traverser la Revolution chinoise et ses convulsions, mais aussi l’Amerique des annees 70, vue d’un oeil fascine et critique.
C’est un roman rocambolesque, l’aventure d’un Tintin chinois pris entre le bouddhisme et les Gardes rouges. Un A la poursuite du Diamant vert, ou le tresor serait le Sutra du rire.

Traduit de l’anglais par Anne-Laure Brisac. Photographie de couverture : FranckJuery.

  • Les courts extraits de livres : 16/09/2008

En 1906, un moine solitaire y vivait. Un jour, un explorateur envoye en mission par le British Museum, sir Aurel Stein, decouvrit ces grottes par hasard et retourna en Angleterre charge de bon nombre de leurs tresors. A la suite de cette decouverte, de nombreux archeologues et collectionneurs etrangers vinrent en masse voir les grottes et s’emparerent des plus beaux temoignages et de la plupart des rouleaux qu’elles contenaient. Dans les annees 20, le gouvernement chinois, avec quelque retard, interdit tout nouveau pillage des lieux et fit de Tun-huang un musee.
Quand Wei-ching s’y rendit en 1952, le vieux moine qui y habitait etait encore en vie. Il lui confia qu’en 1948, un autre riche etranger, un Americain nomme Fo-lan, avait visite les grottes. C’etait un collectionneur qui travaillait pour un musee, et il lui fit bien comprendre qu’il etait determine a acheter des objets d’art sacre malgre l’interdiction du gouvernement. A cette epoque-la, la Chine etait ravagee par la guerre avec le Japon, puis ce fut le tour des luttes entre les nationalistes et les communistes : profitant de la situation, un fonctionnaire local corrompu conclut un marche avec l’Americain et lui vendit quelques statues et une caisse pleine de rouleaux. D’apres le vieux moine, ce coffre contenait le dernier exemplaire disponible du Sutra du Rire, un parchemin si precieux que quiconque en comprenait le message se sentait aussitot proche de Bouddha et – c’etait la l’aspect remarquable de ce texte – etait doue, en plus, du don d’immortalite.
Au debut, Wei-ching fut sceptique : si le sutra etait authentique, comment se faisait-il qu’il n’en ait jamais entendu parler ? Le canon bouddhique avait ete repris et publie dans toutes les bibliotheques de Chine depuis bientot deux mille ans : il etait difficile de croire qu’un sutra qui procurait aussi bien l’illumination que l’immortalite puisse avoir disparu de maniere si definitive. Mais le moine des grottes assurait qu’il etait authentique. La raison pour laquelle le Sutra du Rire etait si peu connu, disait-il, etait que peu de gens etaient capables de lui reconnaitre sa vraie valeur.