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Passage du gue

Auteur : Jean-Philippe Blondel

Date de saisie : 11/10/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Pocket, Paris, France

Collection : Pocket. Best, n 13346

Prix : 6.80 / 44.61 F

ISBN : 978-2-266-17270-7

GENCOD : 9782266172707

Sorti le : 04/09/2008

  • Les presentations des editeurs : 12/10/2008

Myriam et Thomas. Pour Fred, les revoir aujourd’hui, c’est une joie violente qui prend a la gorge, bouscule et donne une force inattendue.
Il y a vingt ans, Fred a choisi de traverser, a leurs cotes, une epreuve qui n’etait pas sienne. Pour leur eviter la noyade, il s’est tenu la, attentif, disponible, sans rien attendre. Avec tendresse et fermete, il a tenu leurs tetes hors de l’eau. Une fois la tempete eloignee, il s’est efface. Myriam, Thomas et Fred. S’ils ont survecu, c’est que le pari le plus insense peut etre tenu. C’est que la vie peut tout donner apres avoir tout retire.

On ressort vide de cet etrange roman, comme si l’on avait soi-meme traverse la tourmente. Paradoxalement habite, aussi, de la certitude d’avoir touche du doigt, sans en prendre les risques, l’un de ces moments d’exception pour lesquels la vie vaut la peine. C’est l’une des multiples graces qui nous arrime a la litterature et fait de Jean-Philippe Blondel un ecrivain de choix.
Jeanne de Menibus – Figaro Madame

Jean-Philippe Blondel est ne en 1964. Il est professeur d’anglais dans un lycee de province. Il est l’auteur de Acces direct a la plage (2003), 1979 (2004), Juke-Box (2004), Un minuscule inventaire (2005) et Passage du gue (2006). Son dernier roman, This is not a love song, est paru aux editions Robert Laffont en 2007.

Egalement chez Pocket : Acces direct a la plage, 1979, Juke-box et Un minuscule inventaire.

  • Les courts extraits de livres : 12/10/2008

Je suis alle aux magasins d’usine tout a l’heure. Nous sommes en janvier et les soldes battent leur plein. Les voitures s’entassent sur les parkings. Les bus deversent toute la journee des hordes de touristes prets a faire voler les etalages et flamber les cartes de credit. Les magasins d’usine, c’est la principale attraction de la ville dans laquelle mes parents habitent, separement. C’est aussi la principale raison pour laquelle Lou et Ugo acceptent de venir rendre visite a leurs grands-parents et a leurs conjoints. Nous leur promettons monts et merveilles, euros par dizaines, sweat-shirts XXL et baskets de marque pour obtenir enfin leur assentiment agace. Oui, nous viendrons. Oui, nous serons polis. Oui, nous ferons bonne figure.
Je ne sais pas pourquoi nous deployons tant d’efforts, ma femme et moi. Je ne suis pas sur que mes parents soient si enchantes que ca de voir ces deux grandes gigues de dix-sept et quinze ans pour les entendre soupirer tout le temps que dure la visite. Mais je ne veux pas me poser la question, parce que, autrement, je serais oblige de me demander aussi dans quelle mesure cela leur fait reellement plaisir de voir leur belle-fille. Et, surtout, leur fils.