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Petites eclipses

Auteur : Stephane Deteindre | Jim

Date de saisie : 24/05/2007

Genre : Bandes dessinees

Editeur : Casterman, Bruxelles, Belgique

Collection : Ecritures

Prix : 15.95 €

ISBN : 978-2-203-39630-2

GENCOD : 9782203396302

Sorti le : 24/05/2007

  • Le choix des libraires : Choix de Frederic Porcile de la librairie ESPRIT BD a CLERMONT-FERRAND, France (visiter son site) – 08/02/2008

Six amis vont se retrouver pour quatre jours de vacances dans le sud. Enfin, cinq amis de longue date, la trentaine plus ou moins avancee et une jeunette rencontree sur un chat par un des gars.
Le but avoue de ces quatre jours, c’est profiter ensemble de l’eclipse de soleil annoncee. Mais il y a des cadavres dans tous les placards ; ils auront beaucoup a se parler. Les petites eclipses sont aussi celles qui emaillent une vie… Je dois aussi avouer que certaines des preoccupations evoquees sont generationnelles et, pour cause, me touchent beaucoup…
Dessinees a quatre mains (meme si Fane s’est charge de la finalisation), les pages ont de la peche, les personnages sont toujours en mouvement.
On sent l’influence de Franquin et le fait que Fane a realise quelques albums du Joe Bar Team.
Et puis, 300 pages pour 15 euros, voila un prix qui correspond a ce que nous attendons de la bd moderne.

Sheriff d’or 2007 – Esprit BD
Qu’est-ce que c’est ? Un prix des libraires, un prix du public ? oui et non. C’est le prix de la librairie clermontoise Esprit BD, mais aussi celui des membres de son forum.
Il s’articule autour d’un vote mensuel et d’une finale a 10 et recompense la meilleure bande dessinee de l’annee ecoulee.
2007 est donc le bapteme du feu pour notre Sheriff d’or et c’est… Petites Eclipses qui l’a emporte.

  • La Radio des libraires : Jean-Francois Bouvet de la librairie LE PASSAGE a ALENCON, France (visiter son site) – 06/12/2007

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Jean-Francois Bouvet – 06/12/07

  • Le journal sonore des livres : Joachim Salinger – 21/05/2007

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Joachim Salinger – 21/05/2007

  • Les presentations des editeurs : 26/04/2007

Six amis.

Quatre jours et quatre nuits a passer ensemble, dans le sud, en attendant l’eclipse.

Le bruit des rires et des retrouvailles. La vie, l’amitie, les espoirs, les reves, le temps qui passe, les petits renoncements, les petites trahisons…

Les fragilites.

Petites eclipses

Quelques jours avant la grande eclipse de soleil, six personnages quittent Paris pour aller vivre ensemble l’evenement dans un gite rural du sud de la France. Trois femmes, trois hommes. Tous ou presque sont trentenaires et amis de longue date, deja un peu cabosses par la vie, mais avec des reves et des desirs plein la tete. Quel precipite humain inattendu – au sens presque chimique du terme – ce huis-clos improvise va-t-il finalement generer ?
Nouveaux venus chez Casterman, Fane et Jim proposent ici, au format narratif d’un roman graphique, une maniere de road-movie immobile dans la psyche individuelle et collective de leurs personnages. Tour a tour drole, touchant, exuberant, une vraie decouverte.
Atypique, ce grand recit l’est aussi par son mode d’elaboration. Complices de longue date, ses deux auteurs se sont en effet rencontres une fois par semaine, entre mai 2004 et janvier 2005, pour elaborer et developper ensemble un decoupage crayonne, page apres page, chacun etant “responsable” de trois des six personnages principaux. Ils co-signent ainsi la totalite du scenario et des roughs. Fane a finalise seul le dessin des planches.

  • La revue de presse Yves-Marie Labe – Le Monde du 29 juin 2007

Dans Petites eclipses, on parle beaucoup, enormement meme, de l’amour, de l’amitie, de la fidelite, des illusions perdues mais aussi de l’angoisse de l’age, horloge biologique et avenir professionnel et existentiel meles. On parle aussi des rapports masculin-feminin, et en filigrane des identites brouillees et fragilisees des unes et des autres. Les femmes tancent les hommes pour leur “mediocrite”, les seconds critiquent “l’exigence” des premieres…
…Petites eclipses est tout sauf un pur exercice de style. Cousine du cinema de Bruno Podalydes, d’Arnaud Desplechin ou de Laurence Ferreira Barbosa, cette BD en noir et blanc de presque 300 pages, batie en quatre chapitres-journees, est un veritable scenario sur l’air du temps sentimental. La diversite des plans et cadrages, les contrastes, le dessin qui flirte avec la caricature, offrent une vision assez juste de la facon dont de jeunes adultes des annees 1990-2000 vivent leurs doutes sur l’amour, l’amitie et leurs atermoiements…
Au bout de cent pages, Fane et Jim se rendent compte qu’ils ont depasse la simple “joute graphique” et qu’ils tiennent la une veritable BD. Aujourd’hui, ils s’interrogent sur un nouveau projet commun.

  • Les courts extraits de livres : 26/04/2007

Entretien avec les auteurs

(…) Je croyais que j’etais complexe et tourmente. A cote de Fane, je ne suis qu’un bete meuble Ikea. Je n’ai pas de fardeau suffisamment lourd a porter dont je veuille partager la charge. J’ai ete naturellement au plus simple, optant pour des personnages plus legers, qui donneront le change et equilibreront la gravite des autres. Et je lance mon personnage principal sur une hypothese de vie que je n’ai pas vecue, mais que j’aurais pu vivre. Le plus sincerement possible, j’ai regarde mon personnage se depatouiller avec ses mots a lui, ses gestes a lui, son charme bancal et ses lachetes… Tel que je l’aurais vecu ?

Fane : Huit mois et deux cent quatre-vingts pages story-boardees plus tard, six personnages, hommes, femmes, sont la, bien vivants, avec beaucoup de nous en eux… Comme des enfants, ou plutot comme des amis de toujours, a qui l’on pardonne tout, comme on aimerait qu’ils nous pardonnent.
Donc, pas de veritable histoire au bout du compte… Tout au plus, une rare et ephemere petite eclipse !… Une trace de vecu, toute simple. Une periode de rien du tout dans la vie de gens, a qui il n’arrive rien de special…

Jim : On a demarre en mai 2004. On a defini en une soiree nos personnages, on
N’a pas eu a chercher bien loin. Ils etaient la. Tout pres. Sous la main. On dessinait le soir, tous les mardis soirs, dans nos ateliers ou sur nos terrasses, deux verres et une bouteille de vin sur la table. (…)