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Petits pains au chocolat

Auteur : Roxane Duru

Date de saisie : 17/09/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Stephane Million editeur, Paris, France

Prix : 15.00 €

ISBN : 978-2-917702-03-1

GENCOD : 9782917702031

Sorti le : 17/09/2008

  • Le choix des libraires : Choix de Anne Martelle de la librairie MARTELLE a AMIENS, France (visiter son site) – 27/09/2008

Un premier roman qui traite, au feminin, du passage delicat et souvent douloureux de l’adolescence a l’age adulte. La jeune Lou decouvre, avec toute la fraicheur et la certitude de ses dix-huit ans, l’ambivalence et la cruaute des rapports amoureux. Ecrit sous forme de blog ces “Petits pains au chocolat” sont excellents !

  • Les presentations des editeurs : 27/09/2008

Dans un Paris caniculaire, les vestiges de l’insouciance. Un sud natal oublie trop vite, des rues a apprivoiser et puis des amants du matin, hommes marionnettes fatigues par la vie. Au coeur de cette ville tentaculaire pleine de promesses, Lou choisit l’exaltation. Du haut de ses dix-huit ans, elle joue maladroitement a la femme fatale. Un ecrivain de polars a la gachette fera basculer toutes ses certitudes. Entre passion avortee et desillusions de jeunesse, Lou s’emporte dans les premiers vertiges de l’amour.

  • Les courts extraits de livres : 11/10/2008

10 Juillet 2008 a 11 :25 – Renouement bloguesque et decadence familiale

J’ai bien tate le velours du canape. Enfonce les doigts, un par un, du pouce au tout petit, serre les ressorts saillants comme des veines et me les suis coupees. Saigner. Un peu. Tout juste de quoi affoler ma mere. Elle gueule, furieuse, ouvre le grand placard a la recherche de sparadraps. Les pilules roses et grises jaillissent, le paquet de compresses lui saute a la figure.

– Lou ce n’est pas possible sois raisonnable reste tranquille arrete de bouger tu le fais expres t’as toujours eu cette attitude c’est pour me faire du mal tu es insupportable tu ne m’ecoutes pas ecoute-moi quand je te parle pourquoi tu fuis du regard regarde-moi je te dis tu es toujours dans la fuite tu me fais ca a chaque fois a tous les coups on en sort plus.

La plaie s’ouvre, des mains m’y collent un coton. Je couine. Petit bout brun aerien sur la blessure. Il faut bien colmater les entailles et cacher les hematomes. Sauf qu’elle est ailleurs, la taillade. Elle est tout au fond, la taillade, bien enfouie. Il faut chercher plus loin. Moi, je creuse et au bout du tunnel je ne vois qu’un amas de bouts de ferraille uses. Ma blessure qui se resume en une annee de solitude avec pour refuge une chambre de vingt metres carres tapissee de jaune et criblee de bibelots inutiles. Inutiles comme ces allees et venues dans mon cerveau, le desir dans mes reins et l’arrogance de mes dix-huit ans.

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