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Peut etre une histoire d’amour

Auteur : Martin Page

Date de saisie : 23/10/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Ed. de l’Olivier, Paris, France

Collection : Litterature francaise

Prix : 18.00 / 118.07 F

ISBN : 978-2-87929-617-3

GENCOD : 9782879296173

Sorti le : 21/08/2008

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  • Le choix des libraires : Choix de Catherine Demontpion de la librairie PAGES D’ECRITURE a SAINT-YRIEIX LA PERCHE, France (visiter son site) – 17/09/2008

Virgile est redacteur dans une societe de publicite, habite dans un quartier de Paris ou l’on rencontre plus souvent des prostitues, leurs macs et leurs clients. Il semble s’etre resigne a cette vie de celibataire, avec des amis, des conquetes, mais sans vie de couple. “Il ne parlait pas a ses voisins, ni aux commercant de sa rue; il n’avait aucun gout pour la vie de quartier et les fetes populaires. Les deux autres millions d’habitants l’ignoraient, mais la ville etait toute a lui; il se contentait de les tolerer.”
Un soir, il decouvre un message enigmatique sur son repondeur : une jeune femme, Clara, lui annonce qu’elle rompt avec lui. Le seul souci : Virgile a beau fouiller sa memoire, il est incapable de se souvenir d’une rencontre avec une femme prenommee Clara, et encore moins d’une aventure avec elle ! Ses amis tentent de le consoler, il apprecie toutes leurs attentions, mais aucun d’eux ne se souvient l’avoir vu en compagnie de cette Clara. Meme sa psy ne lui est d’aucun secours. Que faire alors, sinon remonter le temps, refaire l’histoire en sens inverse ? “Comme on ne peut ni devenir heureux ni renoncer a l’etre, il avait pris la decision jadis, pour eviter la souffrance, de ne pas se faire remarquer, de ne pas bouger. Ce temps etait fini. Il allait changer quelque chose dans sa vie, il ne savait pas encore quoi, mais il allait agir.”
Une peinture drole et emouvante d’un quartier de Paris et de ses habitants “particuliers”, sources de rebondissements et de quiproquos. Un livre original ou l’histoire est inversee, commence a la rupture et se termine, qui sait, par une histoire d’amour !

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

Virgile a l’habitude d’etre delaisse par les femmes qu’il aime, c’est meme une certitude plus grande que la gravitation. Mais cette fois, il s’apprete a vivre une experience autrement plus deconcertante : de retour chez lui apres une journee de bureau, il trouve sur son repondeur un message de Clara lui annoncant qu’elle le quitte. Or, il n’a aucun souvenir de cette denommee Clara. Il cherche en vain une explication satisfaisante et finit par prendre une decision inattendue : reconquerir cette femme qu’il ne connait pas.

Peut-etre une histoire d’amour est une comedie romantique dont Virgile est le heros decale. Rebondissements et quiproquos se marient aux reflexions sur l’amour et pimentent cette fable pleine d’esprit.

Martin Page est ne en 1975. Son premier roman, Comment je suis devenu stupide, est un enorme succes critique et public. Suivront, au Dilettante, La Libellule de ses huit ans et On s’habitue aux fins du monde. Ses livres sont traduits dans une dizaine de pays. Martin Page ecrit egalement pour la jeunesse. Peut-etre une histoire d’amour est son cinquieme roman.

  • La revue de presse Christine Rousseau – Le Monde du 24 octobre 2008

On ne se mefiera jamais assez des heros de Martin Page. Sous l’apparente banalite de leur quotidien, ils recelent des tresors de fantaisie, de poesie, d’imagination, d’humour decale mais aussi de gravite faussement legere. Virgile, le petit dernier de la tribu, n’echappe pas a la regle…
En jouant des apparences mais aussi brillamment de la figure de l’absente, ou, plus exactement, de l’absence d’amour (mais n’est-ce pas trop souvent le cas dans les relations humaines ?), Martin Page detourne non sans risques les codes romanesques. A la maniere d’un Woody Allen qui aurait croise Hitchcock, le romancier livre, outre une ode a Paris, une reflexion delicieuse et juste sur le malentendu amoureux et les rapports hommes-femmes.

  • La revue de presse Jean-Louis Ezine – Le Nouvel Observateur du 4 septembre 2008

Le scenario louvoie entre Hitchcock et Boris Vian, dans une atmosphere indemelable de crime et de fantaisie. Qui est cette Clara, dans l’hypothese ou elle existerait ? Bien entendu, il va se passer ce qui se passe en general avec les fantomes : le stade suivant est celui de la hantise. L’esprit de notre heros, jusque-la alerte sur les motifs imaginaires que lui propose sa melancolie, va s’ouvrir a une obsession en quelque facon concrete. Cette femme dont il ne se souvient pas va bientot lui manquer. Il n’est plus tres loin, desormais, de pleurer sur leur rupture. Voila ce qui arrive quand on est un creatif et qu’on a, a ce titre, le droit d’etre perdu dans ses pensees, de porter des chaussures depareillees et d’ecouter du rock coreen en frappant sur une casserole. Ne comptez pas sur le heros pour deviner, avant l’epilogue, si Clara est un leurre ou bien la forme aberrante de son amnesie. Appuyez-vous plutot sur l’auteur et son talent repute pour les machinations a la Page : il vous le dissimulera jusqu’au bout.

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

Les souliers de Virgile claquaient sur la chaussee mouillee. Il etait sorti de l’immeuble de Svengali Communication plus tard que d’ordinaire ; c’etait au moment ou le soleil se couchait qu’il avait constate la panne de la pendule accrochee au-dessus de la porte.
Situes entre le Louvre, le Conseil d’Etat et la Comedie-Francaise, les bureaux de l’agence de publicite ou Virgile travaillait etaient bien entoures. La station de metro enrobee de perles multicolores, comme une construction d’enfant pour la fete des meres, le ravissait. Pourtant, Virgile ne partageait pas d’intimite avec le quartier; ils se cotoyaient en se tenant sur leurs gardes, conscients l’un et l’autre que cela pourrait mal finir. Le jeune homme ne revendiquait que deux ilots dans ce morceau dore du premier arrondissement : la librairie Delamain et le cafe-restaurant A Jean Nicot, dernier tripot qui echappait a la clientele chic endemique.
Il monta dans le bus et valida son titre de transport. Il avait cesse de prendre le metro depuis six mois, lasse de subir un constant sentiment d’oppression et d’occasionnelles crises de panique.
Le trajet du corps accompagne celui de l’esprit. Virgile quittait sa journee de travail petit a petit. Il ne suffit pas de sortir de son bureau, d’emprunter l’ascenseur et de franchir les portes de l’immeuble. Une transition est necessaire. La course parmi la circulation, le mouvement des roues du bus et celui de ses yeux sur le paysage des pietons, des voitures et des velos, debarrassaient Virgile de son travail et de ses collegues. A mesure qu’il s’approchait de chez lui, il se retrouvait. Virgile n’etait pas toujours la meilleure compagnie pour lui-meme, mais la cohabitation entre ce qu’il croyait etre, desirait etre et etait se deroulait sans trop de disputes.
Manquant renverser un clochard, le bus s’arreta devant la gare du Nord. Armelle n’occupait pas sa table habituelle a la terrasse du Terminus. Virgile aurait aime la voir, une pointe de rouge sur les levres, un livre a la main. Il la rejoindrait apres le diner pour boire un verre.