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Pieux mensonges

Auteur : Maile Meloy

Traducteur : Helene Papot

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Ed. de l’Olivier, Paris, France

Collection : Litterature etrangere

Prix : 20.00 €

ISBN : 978-2-87929-437-7

GENCOD : 9782879294377

  • Le choix des libraires : Choix de Pauline Serrad de la librairie MAISON DE LA PRESSE a TROYES, France – 22/06/2006

D’abord il y a Yvette et Teddy ; viennent ensuite leurs filles, Clarissa et Margot, et puis c’est au tour d’Abby, Jamie et les autres. Un mariage et tout commence. Santa Barbara, Californie, les annees 40 : Yvette et Teddy deviennent mari et femme.
A partir de la, les generations defilent ainsi que les temps changent. Au depart, c’est la guerre dans le Pacifique et voila deja arriver celle du Vietnam. Une famille se fonde, se construit puis se disperse peu a peu, chacun fait son chemin. Ce sera Hawaii, la Louisiane pour certains, pour d’autres ce sera le nouveau Mexique ou encore la France. Des departs qui font certes avancer, mais qui s’apparentent souvent a une fuite au gout subtil du mensonge. Car, sous le couvert d’une petite famille catholique bien comme il faut, en voila une plutot degingandee dont les membres derapent tour a tour. Chacun fait comme il peut face a son propre destin qui, d’ailleurs, n’est pas necessairement tres heureux, ou du moins peu conventionnel. Et puis rien n’arrive jamais au bon moment, tout semble si complique, alors c’est la fuite, le mensonge : un voyage en France afin de dissimuler une grossesse, une mere et une fille qui echangent leurs roles, la fausse identite d’un pere. Bref, il y a de quoi se poser des questions, alors on s’interroge :
Existerait-il une quelconque influence sur notre destin ? Pourquoi sommes-nous bornes dans notre malheur et surtout dans nos erreurs ? Mais finalement, ce qui intrigue le plus Tee Jee, le petit dernier de la lignee, c’est la mort avec toute l’injustice, le mystere et le chagrin qu’elle suscite. Malgre tout, les reponses demeurent floues, alors quand Tee Jee demande a son pere si Dieu existe et qu’il n’a toujours pas de reponse claire, celui-ci confie alors a sa grand-mere qu’il ne veut pas grandir. Car voila la difficulte ; on ne sait jamais ou l’on met les pieds, et ou que l’on aille un mensonge nous rattrape. De pieux mensonges ? Pas tres catholiques en tous les cas, mais protecteurs et respectueux d’un ordre familial, ou simplement du bonheur de l’autre.

  • Le choix des libraires : Choix de Marie Brard de la librairie VIVEMENT DIMANCHE a LYON, France – 18/06/2006

Un livre drole, genereux, et desopilant dans lequel l’auteur, Maile Meloy, porte un regard sans complaisance sur une famille de la “middle class” americaine. Nous la suivons a travers le 20e siecle, de la Seconde Guerre mondiale a nos jours, dans une fresque familiale ou les defauts des heros sont decortiques sans complaisance.
Un pieux mensonge va placer les personnages dans des situations incongrues, droles, parfois dramatiques, mais toujours jubilatoires.
Maile Meloy conserve un certain recul, ne juge pas ses personnages et laisse ainsi le lecteur libre de les aimer ou de les detester.
Coups de theatre, revelations se succedent dans un univers dejante qui fait penser a celui de John Irving. Un livre a lire absolument ! ! ! !

  • Les presentations des editeurs : 09/06/2009

Qu’est-ce qu’une tragedie ? C’est une histoire de famille qui tourne mal. En 400 pages etourdissantes, Maile Meloy raconte la saga des Santerre, une famille americaine pas comme les autres. Et c’est un demi-siecle d’histoire qui defile sous nos yeux en accelere. De Pearl Harbor a aujourd’hui, ce roman mene tambour battant redonne ses lettres de noblesse au melodrame : coups de theatre, coincidences, revelations, tout s’enchaine dans ce recit ou la verite finit par triompher du mensonge.

  • La revue de presse Eric Neuhoff – Le Figaro du 22 juin 2006

(…) Pieux mensonge est rempli de moments touchants, de destins croises, de details revelateurs. Dans la famille Santerre, on garde pour soi la recette des oeufs facon John Wayne. Les oncles couchent avec leur niece, une nuit d’egarement, et evitent de s’en vanter. En quelques lignes, l’auteur decrit la situation d’un divorce : Henry decouvrit d’un coup l’etendue de sa realite. Sa fille de vingt-deux ans enceinte d’un inconnu, rongee par un cancer qu’elle refusait de soigner, et devenue catholique fervente, et son ex-femme dans les bras d’une specialiste en gateaux de mariage. La grand-mere qui allait rencontrer le Pape est agressee dans une ruelle de Rome. A la fin, tout le monde se retrouve en trainant les pieds. Les messes d’enterrement se confondent avec les reveillons de Noel. Le temps a passe. Ils sont la, cabosses, se souriant avec gene, vaguement etonnes de s’entendre. On ignore qui est cette Maile Meloy, mais elle a une prose limpide et melancolique, le chic pour raconter la premiere fois qu’on voit son pere comme un homme age…

  • Les courts extraits de livres : 12/07/2006

Ils avaient ete heureux pendant leurs trois mois de vie de couple, a Santa Barbara. Les endroits ou l’on jouait de la musique ne manquaient pas, Yvette le faisait danser jusqu’a l’epuisement, sur un rythme effrene – si Teddy avait declare forfait elle aurait jete son devolu sur quelqu’un d’autre. Elle irradiait de bonheur en dansant : l’arc immense de son sourire glissait sous le bras de Teddy, lorsqu’il la faisait tournoyer. Pendant les interminables journees d’attente, l’image d’Yvette en train de pivoter sur elle-meme, l’apparition de son sourire, envahissait le cerveau de Teddy. Il en vint a hair la bande de Pacifique qui les separait.

Sur le porte-avions ou les occupations etaient trop rares et le temps trop long, son esprit obnubile par Yvette ressemblait a un engrenage qui tourne fou, incapable d’etablir une connexion pour liberer son energie. Son commandant avait vu juste en l’autorisant a passer trois mois a la maison, mais ce n’etait pas suffisant pour qu’une femme comme Yvette se sente mariee. La savoir seule en Californie, elle qui avait tellement l’habitude d’etre aimee – son pere, ses freres, ses oncles, tout le monde l’adorait – etait insupportable.