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PS, coulisses d’un jeu de massacre

Auteur : Nicolas Barotte | Sandrine Rigaud

Date de saisie : 12/12/2008

Genre : Documents Essais d’actualite

Editeur : Plon, Paris, France

Collection : Actualite

Prix : 20.00 / 131.19 F

ISBN : 978-2-259-20959-5

GENCOD : 9782259209595

Sorti le : 12/12/2008

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  • Le courrier des auteurs : 11/01/2009

Le PS est une machine a broyer, mais c’est aussi une folie et une drogue. Quelques jours apres la designation de Martine Aubry comme premiere secretaire du PS, Vincent Peillon nous confie, sans illusion, son diagnostic. Le congres de Reims, en novembre 2008, s’est transforme en jeu de massacre pour le Parti socialiste. Quand vous etes un socialiste et que vous vous promenez dans la rue, en ce moment, vous etes la risee des gens, soupire Arnaud Montebourg. Derriere le duel Aubry-Royal, deux camps se sont dechires pour gagner le leadership. Spectatrice et actrice de cette bataille, une nouvelle generation politique s’y est retrouvee piegee. Comment Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Julien Dray, Harlem Desir, Benoit Hamon et Manuel Valls, qui pensaient leur temps venu ainsi que celui de la renovation du PS, ont-ils fini par s’accuser mutuellement de tricherie ? Pourquoi leurs tentatives de putsch generationnel ont-elles toutes echouees ? Parce qu’ils n’ont pas su s’unir sans doute… Pour comprendre le PS d’aujourd’hui et connaitre les figures de demain, nous avons retrace le parcours de sept personnages cles. Des premieres annees de militantisme et, souvent, le passage a l’Unef, jusqu’a la campagne de Segolene Royal en 2007, en passant par l’aventure du Nouveau Parti socialiste en 2005 : retour sur ces rancoeurs accumulees et ces espoirs decus qui ont conduit au psychodrame de Reims.
Sandrine Rigaud et Nicolas Barotte

  • Les presentations des editeurs : 31/12/2008

Le PS est a terre. A-t-on assiste a un suicide en direct lors de ce desormais celebre congres de Reims ? Deux blocs de force a peu pres egale se sont affrontes avec a leur tete deux femmes de temperament, Segolene Royal et Martine Aubry. Envole le code de la fraternite socialiste.
Sur quel socle Martine Aubry, la nouvelle premiere secretaire, peut-elle batir aujourd’hui un parti ou l’on s’est accuse de mensonge, de tricherie voire de malhonnetete ? Mais derriere les tenors se profile une nouvelle generation : Benoit Hamon, nouveau leader de l’aile gauche, s’est fraye une petite place entre les deux candidates. Pierre Moscovici, Julien Dray, Vincent Peillon, Manuel Valls, Arnaud Montebourg et Harlem Desir, chacun a reve d’imposer sa renovation et d’acceder au-devant de la scene. C’est leur histoire, commencee dans l’euphorie quand la gauche etait au pouvoir, qui a trouve un aboutissement a Reims.

Pour la premiere fois, les coulisses de ce jeu de massacre devoilent en direct la machine a broyer du PS.
La nouvelle generation, tour a tour piegee, victime, complice, pourra-t-elle sur ces decombres incarner le PS de demain ?

A 30 ans, les auteurs sont journalistes politiques depuis six ans. Nicolas Barotte travaille au service politique du Figaro, ou il suit le parti socialiste depuis 2004. Il a couvert la campagne de Segolene Royal en 2007. A la redaction nationale de France 3, Sandrine Rigaud est en charge du PS depuis 2007.

  • Les courts extraits de livres : 31/12/2008

Extrait de l’introduction :

Personne ne l’avait prevu, pas meme elle. Longtemps, Martine Aubry a elude la question. En pleine campagne pour les elections municipales a Lille, au debut de l’annee 2008, le congres du PS semble loin. Mais elle pense a deux ou trois noms pour succeder a Francois Hollande au poste de premier secretaire. Sans plus de precisions. Bertrand Delanoe ? Non. Pierre Moscovici, qui a l’epoque est officiellement candidat ? Ah, non. Qui, alors ? Elle-meme ? Martine Aubry esquive. Sa decision n’est pas encore prise. Elle est consciente du chemin qui lui reste a parcourir pour faire barrage a Segolene Royal : pour rien au monde, elle n’entend laisser l’ancienne candidate a l’Elysee prendre les renes du PS. Elle deteste tout chez sa rivale : sa facon de faire de la politique, son analyse de la societe, son caractere… Pour l’empecher de prendre le leadership de la gauche, l’ancienne ministre des Affaires sociales veut revenir dans le jeu socialiste. Mais pour corriger son image de Dame des 35 heures, elle a besoin de temps. Martine Aubry doute. Elle doutera jusqu’au bout : la bataille de Reims s’est jouee a 102 voix. Finalement, elle l’a emporte, le 21 novembre 2008, sur Segolene Royal au bout d’un invraisemblable congres qui a conduit le parti au bord du gouffre, a terrasse des tenors et a laisse peu de place a une autre generation de leaders. Retour sur les coulisses de cette histoire.