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Puisque rien ne dure

Auteur : Laurence Tardieu

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Stock, Paris, France

Collection : Bleue

Prix : 13.50 €

ISBN : 978-2-234-05927-6

GENCOD : 9782234059276

  • Le journal sonore des livres : Laurence Tardieu – 10/09/2006

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Laurence Tardieu – 10/09/2006

  • Les presentations des editeurs : 07/08/2006

Vincent roule a vive allure sur l’autoroute. Il va a la rencontre de celle qu’il a aimee, Genevieve, qui se meurt. Sur la route, Vincent repense au passe. A ce qui, quinze ans auparavant, a detruit leur couple. A ce qui les unit au-dela de la mort. Il repense a Clara, leur enfant disparu, a son corps jamais retrouve, a la douleur jamais eteinte qui a consume leur amour. Face au drame, Genevieve a choisi la solitude, consignant sa souffrance dans des carnets, comme si l’ecriture la maintenait en vie, tandis que Vincent a tente d’oublier. De prendre la fuite. Mais tous deux partagent pour la vie un malheur inhumain. Lorsque Vincent rejoint Genevieve, c’est une femme rongee de peine et de tristesse, mais aussi une femme qui s’apaise et veut affronter le passe. Dans les derniers gestes, dans les ultimes paroles qui accompagnent la mort, Genevieve et Vincent se retrouvent, et Clara, leur petite fille, revit au fil des souvenirs. Le temps est venu pour Vincent de se reconcilier avec la vie.

Dans un souffle brulant et avec une bouleversante retenue, Puisque rien ne dure dit la douleur de perdre un enfant. En laissant la parole au pere et a la mere, Laurence Tardieu fait entendre la souffrance qui emmure, incomprehensible pour les autres, l’irremediable cassure du couple, la facon dont chacun supporte le malheur. Dans ce texte poignant, la vie et la mort sont indissociables, comme l’ombre et la lumiere.

Laurence Tardieu est nee en 1972 a Marseille. Elle a publie deux romans : Comme un pere (2002) et Le Jugement de Lea (prix du roman des libraires Leclerc 2004), parus chez Arlea. Elle est egalement comedienne.

  • La revue de presse Marianne Payot – L’Express du 7 septembre 2006

Un homme, une femme, un enfant. Laurence Tardieu, auteur de 34 ans aussi discrete que talentueuse, n’a pas besoin de plus de personnages pour creer un univers. Leger en pages, mais lourd en emotions.
[…] Allers-retours dans le temps, alternance du je : bien que classiques, les procedes de narration de l’auteur participent de l’empathie immediate que le lecteur ressent pour ses protagonistes. Rarement on aura decrit avec autant de finesse et d’intelligence l’ineluctable desagregation d’un couple face a la perte d’un enfant.

  • La revue de presse Christine Rousseau – Le Monde du 8 septembre 2006

Est-ce parce qu’elle est dans cette “phase d’energie” qui precede l’ecriture d’un roman ? ou bien l’accueil chaleureux qu’elle commence a recevoir pour Puisque rien ne dure, livre bouleversant sur l’amour a l’epreuve de la perte ? Ou encore cette conscience aigue de la precarite des choses et des etres – l’un des themes centraux de son livre – qui l’anime ? Toujours est-il que lorsqu’on decouvre Laurence Tardieu, on est frappe par la joie de vivre, la gaiete et la douceur qu’irradie cette jeune femme. Grande, svelte, toute de noir vetue, c’est dans le patio de sa maison de Bagnolet qu’elle recoit. Immediatement, ses yeux petillent des qu’on evoque l’ecriture, une “grace”, “une respiration”, dit-elle, qui lui vient de loin.
[…] C’etait il y a quinze ans. Clara, leur fille unique avait 8 ans. Depuis peu, ils la laissaient aller seule a l’ecole. Jusqu’a ce 22 janvier, ou elle n’est pas rentree. Sous leurs pas, un abime alors s’est ouvert. “Je suis en train de tomber, la chute n’en finit pas.” Pour repousser la peur, la folie qui rode, pour rompre le silence ou se terre Vincent, Genevieve trouve refuge dans l’ecriture. Dans la chambre de la fillette, chaque soir ou presque, c’est la, chancelante, brisee, qu’elle note : l’attente, l’impuissance, l’absence qui les ronge a mesure que l’espoir s’amenuise, le vide qui se creuse en eux. “Les corps qui se separent.”
A l’heure des retrouvailles, c’est bien une autre nuit, baignee d’une lumiere douce, apaisee, qui s’esquisse dans le reflux d’une vie, d’un eblouissement qui s’offre a Vincent. Celui du souvenir de Clara, d’un amour longtemps enfoui. La promesse d’une renaissance.

  • Les courts extraits de livres : 07/08/2006

C’est le douzieme jour aujourd’hui. Chaque jour qui passe est plus difficile. J’ai peur de ne pas tenir. Je me sens seule. Vincent ne parle plus, il s’agite dans tous les sens, les yeux rives sur le telephone. La seule chose qu’il sache dire, c’est : On va la retrouver, elle sait qu’on ne suit pas des inconnus, c’est une enfant prudente, futee, en plus elle connait le numero de telephone de la maison.