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Quatrains et autres poèmes (édition bilingue français/persan ; avertissement des traducteurs ; postface Robert Abdul Havy Darr et Withney Azoy)

Auteur : Khalilullah Khalili

Comment être poète au milieu du chaos ? L’oeuvre de Khalili – que le monde arabo- musulman du XXe siècle a appelé ” le poète des poètes de l’Orient ” -, répond à cette question, illustrant le proverbe afghan selon lequel une pression considérable peut, à l’occasion, transformer des morceaux de charbon en diamants.
Du milieu des années 20 à la mort de l’auteur en 1987, les vers d’Ustad Khalillullah Khalili ont inspiré la méditation des mystiques, le coeur des amoureux de poésie et surtout les chants et lamentations des guerriers Moudjahidin. Il est célébré dans le monde persanophone comme le grand poète afghan du XXe siècle, mais son oeuvre, largement diffusée à travers le Moyen-Orient, est restée à ce jour pratiquement inaccessible au public occidental, hormis quelques courts extraits publiés en anglais.
Le présent ouvrage vient donc combler une lacune majeure. Il est consacré, pour l’essentiel, aux quatrains de Khalilullah Khalili, soit trente-sept pages constituant le coeur de son Divan lequel en comporte quelque huit cent cinquante. Ces poèmes abordent des questions philosophiques et mystiques ou expriment un état d’amour, d’attente. Poète de la souffrance, Khalili dénonce aussi, comme dans La Statue de Bâmiyân, l’idolâtrie, erreur cardinale qui aliène l’homme.
Sa poésie regorge d’images symboliques propres à la poésie persane, le khôl, la poussière du chemin, le manteau, les tulipes, les larmes de sang, le rossignol, la taverne, l’ami, l’ivresse, la rose, l’amour, le rubis rouge, le trésor caché, le voile, la cloche qui sonne, l’étoile du matin. Ces images contribuent à la musique très particulière du verbe que la traduction risquait de perdre. Aussi proposera-t-on un ouvrage bilingue persan-français avec un enregistrement sur CD des quatrains et do’baiti lus soit en dari (persan d’Afghanistan) par Masood Khalili, fils du poète, actuellement ambassadeur d’Afghanistan en Espagne, soit en farsi (persan d’Iran) par Anita Bayandorian. Le texte dans les deux langues est le même, seuls la prononciation et l’accent diffèrent.