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Quelque chose a te dire

Auteur : Hanif Kureishi

Traducteur : Florence Cabaret

Date de saisie : 28/08/2008

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Bourgois, Paris, France

Collection : Litterature etrangere

Prix : 23.00 / 150.87 F

ISBN : 978-2-267-01992-6

GENCOD : 9782267019926

Sorti le : 28/08/2008

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  • Les presentations des editeurs : 28/08/2008

Jamal, psychanalyste d’une cinquantaine d’annees, connait un certain succes.
Suivant le rythme de ses consultations, professionnelles et amicales, sa vie est marquee par la regularite et l’ecoute. Cette serenite apparente masque neanmoins de nombreux tourments personnels. Jamal n’a rien oublie de son enfance dans la banlieue des annees 1970, d’un premier amour, dont il n’a pas fait le deuil, et d’un evenement tragique, qui continue a le hanter. Tout vacille lorsque deux temoins d’un passe longtemps refoule resurgissent dans sa vie.
Hanif Kureishi restitue avec brio la liberte, l’euphorie et les luttes sociales qui ont marque l’Angleterre durant quarante ans. Il donne vie a des personnages magnifiques qui cherchent a procurer un sens a leur existence chaotique.

Quelque chose a te dire possede tout le mordant emotionnel et l’humour spirituel dont Hanif Kureishi peut faire preuve. Personne ne porte un regard aussi fin et affute sur les modes de vie contemporains. (William Boyd)

  • La revue de presse Claude Soula – Le Nouvel Observateur du 26 mars 2009

Les themes qu’il aborde sont toujours les memes. Dans l’univers selon H. K. – lui-meme fils d’un Pakistanais et d’une Britannique -, il n’est question que de metissage et de religion, de races et de sexualite. Ses personnages ressemblent de pres a sa famille – qui s’en est plaint. Mais il parle aussi de drogues, legeres, et de rock, a fond la caisse. Mais c’est toujours le pere qui, vedette de son premier roman, le Bouddha de banlieue (1990), est la figure centrale du monde. Tous ces ingredients se retrouvent dans le remarquable Quelque chose a te dire, vision panoramique des annees Blair, de la passion pour l’argent, la celebrite et l’immobilier qui a saisi la classe moyenne britannique. En bon artisan, Kureishi ajoute un nouvel ingredient, qui fait tout le sel de cette variation : le heros est psychanalyste, et rarement un ecrivain aura fait autant pour nous reconcilier avec ces therapeutes !

  • La revue de presse Marie de Cazanove – La Croix du 17 decembre 2008

Dans une fresque etonnante, l’auteur anglais d’origine pakistanaise revisite quarante ans d’histoire de son pays. Ce qui reste toujours, a la lecture des romans d’Hanif Kureishi, c’est l’humour dont ce Britannique use a volonte…
Portraitiste de talent, Kureishi, avec sa kyrielle de personnages, dresse un beau tableau de l’Angleterre d’aujourd’hui. Sa plus grande qualite reste sans doute de n’avoir, finalement, pas trop perdu l’espoir en ses contemporains, plonges dans une societe surconsommatrice hantee par la peur de l’extremisme. Optimiste raisonnable, ce grand ecrivain signe la un ouvrage audacieux, livre de la maturite, assurement.

  • La revue de presse Florence Noiville – Le Monde du 29 aout 2008

S’enroulant autour de cette quete amoureuse, le roman restitue au passage, trente ans d’histoire politique britannique, des annees 1970 a nos jours, des luttes de classe et des espoirs des familles immigrees jusqu’aux scenes de marche de Sheperd’s Bush aujourd’hui, de l’epoque ou “tout le monde fumait partout, meme a la television”, jusqu’aux attentats de juillet 2005. Le tout est vu avec la nostalgie tendrement auto-ironique d’un Kahn-Kureishi confronte a l’angoisse de vieillir. Avec, en fond sonore, Bob Dylan et Miles Davis. A la sortie de ce livre, la critique americaine a vu en Kureishi “une sorte de Philip Roth des annees postcoloniales” en Angleterre. Ample et subtil, resonnant puissamment apres qu’on l’a referme, J’ai quelque chose a te dire est sans conteste le plus grand livre d’Hanif Kureishi. L’oeuvre parfaite de la maturite.

  • La revue de presse Christophe Mercier – Le Figaro du 28 aout 2008

Trente ans de souvenirs d’un intellectuel londonien, fils d’un Pakistanais et d’une Anglaise, divorce, pere d’un adolescent : a ceci pres que son heros, Jamal, est psychanalyste (un psychanalyste qui ecrit des livres), on peut penser que Hanif Kureishi a mis beaucoup de lui-meme dans son nouveau roman, une somme dans laquelle il etablit un double bilan, celui d’une vie et celui d’un pays…
Quelque chose a te dire alterne souvenirs de jeunesse de Jamal et recit de sa vie actuelle, le Londres pre-thatcherien et le Londres d’aujourd’hui. Pendant longtemps, le roman semble flotter, depourvu de tension, nostalgique et assez drole, jusqu’au moment ou, au cours d’une fete branchee, ressurgissent le jeune frere d’Anijta, devenu un chanteur a succes, et, bientot apres lui, sa soeur. Jamal pourra-t-il reconquerir Anijta ? La reapparition menacante d’un ancien comparse des mauvais coups de jeunesse (Jamal, autrefois, se voulait etudiant-cambrioleur) va-t-elle bouleverser sa vie ?…
Le narrateur n’est pas un intellectuel retire dans une tour d’ivoire mais croque l’Angleterre au quotidien, depuis la rivalite des clubs de foot londoniens (on a plaisir a voir cite le proverbe d’Eric Cantona : Quand les mouettes suivent le chalutier, c’est parce qu’elles pensent que les sardines vont etre jetees a la mer) jusqu’aux rues de la capitale videes par les attentats.

  • La revue de presse Andre Clavel – L’Express du 28 aout 2008

La chronique familiale epicee d’un psy anglo-pakistanais dans une societe britannique deboussolee… L’auteur de My Beautiful Laundrette revient au mieux de sa forme. Une mere brit, un pere paki, une oeuvre ou les cultures se telescopent allegrement, Hanif Kureishi est l’un des plus turbulents mousquetaires de cette world fiction qui a donne du sang neuf aux lettres britanniques…
Parfois drolissimes, parfois petries de monstrueuses tenebres – lorsque l’inceste se profile – les confessions de Jamal sont un modele de subtilite. Il y ajoute un tableau explosif de cette grande famille deboussolee qu’est la societe anglaise, a l’heure des brassages ethniques. Le meilleur roman de Kureishi, apres Le Bouddha de banlieue.

  • Les courts extraits de livres : 16/09/2008

Mon fonds de commerce, c’est les secrets : on me paie pour les garder. Les secrets du desir, ce que les gens veulent reellement, ce qui leur fait le plus peur. Les secrets qui disent les difficultes de l’amour, de la sexualite, la douleur de la vie, la proximite de la mort, pourtant si eloignee. Pourquoi plaisir et chatiment sont-ils aussi etroitement lies ? Comment nos corps parlent-ils ? Pourquoi se rend-on malade ? Pourquoi veut-on echouer ? Pourquoi le plaisir est-il si dur a supporter ?
Une femme vient de quitter mon cabinet. Une autre va arriver dans vingt minutes. Je remets en place les coussins du divan et je m’installe confortablement dans mon fauteuil ; le silence n’est pas le meme, je bois un peu de the, je repense a des images, a des phrases, a des mots de notre conversation, a ce qui les relie, a ce qui les separe.
Comme souvent ces derniers temps, je me mets a reflechir a ma profession, je passe en revue les problemes avec lesquels je me debats et comment tout cela est devenu mon metier, ma vocation, mon plaisir. Ce qui me semble toujours le plus etrange, c’est que je me suis lance dans cette voie a la suite d’un meurtre (dont c’est aujourd’hui la date anniversaire, mais comment feter ca ?) et du depart d’Ajita, mon premier amour – un depart definitif.