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Requiem pour Cezanne

Auteur : Bertrand Puard

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Policiers

Editeur : Belfond, Paris, France

Collection : Romans policiers historiques

Prix : 18.50 €

ISBN : 978-2-7144-4258-1

GENCOD : 9782714442581

  • Le choix des libraires : Choix de Emmanuel Baudouin de la librairie RELAY PAYOT a PARIS, France – 18/09/2006

Un roman absolument genial. Les lecteurs de romans policiers comme de litterature generale peuvent l’apprecier. Moi, j’ai vraiment adore, et une dizaine d’exemplaires de ce livre sont vendus chaque jour dans ma librairie.

  • Les presentations des editeurs : 18/09/2006

Paris, 1908. Deux ans apres la mort de Paul Cezanne, un portrait inedit d’Emile Zola peint par le maitre est retrouve devant le Pantheon. Quelques rues plus loin, un meurtre est commis dans un restaurant. Les brigades du Tigre sont formelles : la scene du crime evoque trait pour trait Les Joueurs de cartes, le tableau du celebre artiste.

Lalie, jeune ecrivaine, amie de Matisse et Picasso, va enqueter sur cette etrange affaire. Qui sont ces assassins ? Ces gens de l’ombre qui espionnent la jeune femme ? Et que cherche ce vagabond au regard hallucine, hante par le souvenir du peintre genial ?

Meurtres, kidnappings, complots, tableaux mysterieux… Une intrigue vertigineuse au coeur de l’oeuvre de Paul Cezanne, entre Paris et Aix-en-Provence. Une plongee bouleversante dans le monde de l’art et les secrets de la creation.

Bertrand Puard est ne en 1977. Il a recu le prix du Roman policier de Cognac 2001 pour Musique de nuit et celui du Roman d’aventures 2003 pour La Petite Fille, le Coyote et la Mort. La Chose du marais, une de ses pieces radiophoniques, a ete diffusee en 2004 sur France Culture. Dans Requiem pour Cezanne, Bertrand Puard concilie la force des romans du XIXe siecle avec l’intensite des thrillers contemporains.

  • Les courts extraits de livres : 11/10/2006

L’orage est venu avec la nuit, une averse cinglante, et de fabuleux coups de tonnerre. De gros eclairs illuminent par moment la rue Soufflot deserte et ses vieux immeubles ranges le long de la chaussee, dont les fenetres s’allument a chaque dechirement. Une caleche passe a vive allure. Un vendeur de journaux a la voix tellement eraillee, incapable de crier, jette les deux exemplaires restants dans le caniveau.
Un vieil homme debouche de la rue Valette. Vetu d’un pardessus noir trop grand pour lui et d’un chapeau melon, il porte un cadre a bout de bras. Une barbichette blanche s’enfuit vers son col. Il a couru depuis la gare de Lyon, il n’a pas voulu prendre de voiture. Lorsque l’on entreprend un pelerinage, il faut souffrir. Et il souffre, haletant comme jamais, la poitrine en feu, le torse en sueur. Lui, si prompt a pester contre lui-meme, ne trouve meme pas la force de s’injurier pour avoir entrepris ce periple imbecile.
L’homme s’arrete dans l’ombre, loin du lampadaire, pour reprendre son souffle. Les gouttes, larges et drues,
lui fouettent les epaules. Plus que quelques metres… Il se presse, impatient d’arriver au bout de ses peines. Quel achevement que ce geste ! Que de stupides rancoeurs il allait effacer en deposant ce simple paquet devant le Pantheon… Et personne d’autre que lui ne saisirait la portee de ce geste, personne…
Un couple passe sans meme le remarquer. L’homme en noir traverse la place et, chancelant d’emotion, depose son paquet dans une petite guerite vide, a l’abri des gouttes. Courageusement, il reste debout. Un eclair vient se fracasser tout pres, le faisant vaciller. Pendant quelques secondes, la facade du monument prend une teinte violatre, comme ces representations de temples mysterieux dans les tableaux du Greco.