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Reves de train

Couverture du livre Reves de train

Auteur : Denis Johnson

Traducteur : Brice Matthieussent

Date de saisie : 04/01/2007

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Bourgois, Paris, France

Collection : Litterature etrangere

Prix : 15.00 / 98.39 F

ISBN : 978-2-267-01879-0

GENCOD : 9782267018790

Sorti le : 04/01/2007

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L’Alinea (Martigues)Dialogues (Brest)Durance (Nantes)Maison du livre (Rodez)Mollat (Bordeaux)Ombres Blanches (Toulouse)Sauramps (Montpellier)Thuard (Le Mans)

  • Le journal sonore des livres : Lu par Francois Attia- 02/03/2007

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Francois Attia – 02/03/2007

  • Le journal sonore des livres : Lu par Charlotte Thomas- 07/02/2007

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Charlotte Thomas – 07/02/2007

  • Le journal sonore des livres : Lu par Julien Dailliere- 29/01/2007

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Julien Dailliere – 29/01/2007

  • Les presentations des editeurs : 11/01/2007

Ce livre concis et poetique sent la morille et le bois calcine. C’est une fable transpercee par les hurlements des loups et les jappements des coyotes en delire, un hymne a l’odeur acre des epiceas geants que des bucherons loqueteux debitent en billes, la-bas, au fin fond de l’Ouest americain, pour construire, au peril de leur vie, des ponts de chemin de fer en equilibre au-dessus des canyons…
On oscille entre la fable, le mythe et le poeme. On voit, on sent, on a froid, on a peur : d’un cote, des emotions premieres, comme dans un recit des commencements. De l’autre, la construction du chemin de fer, la deforestation, l’irruption de la modernite. C’est dans la tension entre ces deux poles que se deploie le roman. Un roman qui vous emporte loin dans le silence et dans l’azur.

  • La revue de presse Christophe Mercier – Le Figaro du 18 janvier 2007

Avec Reves de train, l’auteur de Jesus’ Son emprunte les voies ferrees comme metaphore d’un siecle d’histoire des Etats-Unis. Un bijou de concision dans une ambiance a la Neil Young…
Il s’agit d’un tour de force : en 130 pages, l’ecrivain parvient a donner a voir un siecle d’histoire americaine, depuis la construction des premiers chemins de fer jusqu’a l’epoque de la conquete spatiale…
On croise bien des silhouettes qu’on croirait sorties du Cheval de fer de John Ford, mais aussi les mythiques freres Earp, heros de OK Corral, et le tout jeune Elvis Presley, apercu par la fenetre de son train en panne dans le Montana : Reves de train, ou les voies ferrees comme metaphore d’un siecle d’histoire americaine. Et ca se traverse vite, un siecle, surtout lorsqu’on surfe sur les cretes de l’ecriture aceree de Johnson : pas un poil de graisse dans cette prose nerveuse, rapide. La complexite du livre est inversement proportionnelle a sa brievete : Reves de train est a la fois le couronnement et l’aboutissement d’une oeuvre passionnante dans sa diversite.

  • Les courts extraits de livres : 12/01/2007

Une fois les reparations terminees, Grainier monta dans la foret avec la Simpson Company et travailla a l’acheminement du bois. Un systeme de courts chemins en rondins fonctionnait dans toute la region. Les rails servaient seulement au transport du bois hors de la foret; c’etait le boulot d’une quarantaine d’hommes que Grainier avait rejoints pour trainer les billes derriere des equipages de six chevaux jusqu’a portee de cable du quai de chargement du train.
Sur ce quai tronait une machine geante que le capitaine appelait le baudet, dotee de deux enormes tambours en fer, l’un distribuant le cable, l’autre l’enroulant, pour tracter les billes de bois jusqu’a la voie et envoyer simultanement le crochet vers l’arrimeur, qui amarrait la bille suivante au cable. Cette vieille machine a vapeur etait un colosse qui devorait du bois, qui palpitait, tonnait et grincait pendant que les jets de vapeur rugissaient comme une cataracte et que sur le chemin de roulement les chevaux avancaient, tels de gigantesques monstres silencieux, leurs bruits noyes dans le fracas de la vapeur et du metal. A partir du quai, les billes de bois poursuivaient leur voyage sur des wagons de chemin de fer plats, avant de traverser le merveilleux abime de la Gorge Robinson et de descendre la montagne pour rejoindre le reseau des voies ferrees du continent americain.
Robert Grainier venait de feter son trente-cinquieme anniversaire. Gladys et Kate, sa p’tite fille et sa toute p’tite fille, lui manquaient, mais il avait connu trente-deux annees de celibat avant de trouver femme et il reprenait aisement ses habitudes solitaires parmi les epiceas innombrables.