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Rien sur ma mere

Auteur : Christine Detrez

Date de saisie : 26/11/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Chevre-feuille etoilee, Montpellier, France

Collection : Les chants de Nidaba

Prix : 19.00 / 124.63 F

ISBN : 978-2-914467-48-3

GENCOD : 9782914467483

Sorti le : 26/11/2008

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  • Le courrier des auteurs : 15/12/2008

Rien sur ma mere est mon premier roman. J’ai voulu dessiner le portrait d’une femme, la narratrice, qui tente de recomposer le souvenir de sa mere : celle-ci a disparu dans un accident de voiture, alors que la narratrice etait enfant. Depuis lors, le pere s’est remarie, son nom n’a plus jamais ete prononce, et toutes les photos ont ete interdites, sans meme qu’il soit besoin de les refuser explicitement : l’enfant n’a tout simplement jamais ose demander. En regardant sa propre fille evoluer, la narratrice sera amenee a s’interroger sur les secrets entourant cette disparition, a comprendre les raisons du silence, et a pardonner aux differents protagonistes du drame. La reconstitution de cette histoire, son histoire, l’entraine a reflechir egalement sur sa vie de femme, et sur l’effritement des sentiments confrontes au temps. Par la figure de cette femme, j’ai essaye egalement de parler de ma passion pour la danse, et de montrer comment etre une femme aujourd’hui passe par une affirmation constante -et souvent douloureuse- de sa liberte, dans ses actes et dans son corps. J’ai sans doute ete inspiree pour cette thematique par mes travaux en sociologie du genre et du corps, et par mon interet, dans ma pratique sociologique, pour les trajectoires des femmes dans les societes contemporaines.

Christine Detrez

  • Les presentations des editeurs : 10/12/2008

“Dans mon album d’enfance, d’avant le remariage, je suis toujours toute seule, dans mon lit, dans mon parc, dans le jardin. […] jamais la petite fille, avant le gateau des cinq ans, n’est dans les bras d’une maman. Quand on referme les pages d’un album, les photos, dans le silence et la solitude des etageres, se superposent et leurs personnages, joue contre joue, s’endorment en souriant, s’embrassent de leurs levres de papier. Jamais la petite fille de mon album n’a pose son sourire jauni par le temps sur celui de sa mere.”
C’est cette petite fille devenue mere, qui retrouve, a fleur de memoire, une blessure d’enfance ineffacable enfouie dans la conjuration du silence. Dans ce roman, Christine Detrez nous demontre qu’en ecriture tout comme en danse la facilite et la demi-mesure n’existent pas. De sa plumera la fois incisive et tendre et par le biais d’une composition narrative eblouissante, elle dresse le portrait d’une femme lucide gui, entre non-dits et dissonances, traque inlassablement la verite. Une femme en qui chacune se reconnaitra.

CHRISTINE DETREZ est agregee de lettres classiques et docteur de sociologie. Elle s’interesse egalement aux representations du corps dans la litterature et dans le discours social et mediatique. Ses ouvrages font aujourd’hui figure de reference sur ces thematiques.

  • Les courts extraits de livres : 20/12/2008

A la barre. En premiere. Petit plie, pose, port de bras, petit plie, releve sur pointes, grand plie, en avant, jusqu’en bas, tout plat sur la jambe, petit plie, port de bras, releve sur pointes. Ouverts, les talons. Pareil en seconde, quatrieme et cinquieme. Detourne, pareil a gauche. On rentre le ventre, on serre les fesses, on baisse les epaules, la tete droite, comme si un fil vous tirait le crane vers le haut. Le sol, les hanches et les epaules sur trois lignes paralleles… Je devrais voir de la sueur sur tous les fronts. Je devrais voir des grimaces sur tous les visages, meme pour un exercice qui vous semble aussi facile, meme en debut de barre… En danse, mesdemoiselles, la facilite et la demi-mesure n’existent pas, combien de fois faudra-t-il vous le marteler ? Si vous ne souffrez pas, dites-vous bien que vous executez mal l’exercice, et corrigez-vous.