Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Sacree Maison-Blanche ! : Obama, Hillary, McCain et les dessous de la folle politique americaine

Auteur : Theodore Stanger

Date de saisie : 04/06/2008

Genre : Documents Essais d’actualite

Editeur : Michalon, Paris, France

Prix : 19.00 / 124.63 F

ISBN : 978-2-84186-449-2

GENCOD : 9782841864492

Sorti le : 24/04/2008

  • La voix des auteurs : Theodore Stanger – 17/09/2008

Telecharger le MP3

Theodore Stanger – 29/05/2008

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

Sacree Maison-Blanche !

Dans mon pays, lors des elections, on vend un candidat comme un deodorant a la television. Franchement, comparees aux notres, vos pratiques politiques sont presque saines. Aux Etats-Unis, le bling-bling et les coups tordus sont la norme. Et si nous n’avons que deux partis, les republicains et les democrates, notre systeme comporte un millier de bizarreries. Une course a la Maison-Blanche, avec ses primaires, ses delegues, ses super-delegues, ses grands electeurs… c’est forcement le delire ! Infatigable pourfendeur du politiquement correct, Ted Stanger s’attaque, cette fois, a son propre pays afin de decortiquer les dessous de la politique a l’americaine et cette campagne presidentielle 2008 qui voit s’opposer des candidats historiques : Obama, Hillary et McCain. L’auteur du best-seller Sacres Francais ! nous guide dans la jungle de l’apres-Bush ou rodent des fauves lobbyistes et ultraliberaux, des serpents integristes et reactionnaires et toutes sortes d’especes plus ou moins dangereuses inconnues en France.
Une enquete a la fois drole et serieuse pour enfin comprendre les grands enjeux et les petites folies de la politique made in USA.

Journaliste americain, Ted Stanger vit a Paris depuis quinze ans. Ses best-sellers Sacres Francais !, Sacres Americains ! et Sacres fonctionnaires ! ont ete publies aux memes editions.

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

Extrait du prologue :

Ete 1962 : avec mon bac en poche, l’avenir me souriait. Jeune militant du parti democrate, j’etais enfin libre de commencer une carriere politique.
Les auspices etaient des meilleurs car John Kennedy occupait la Maison-Blanche. Il etait jeune, beau et nous donnait l’espoir de remettre le pays sur les rails apres une trop longue periode de lethargie due a un Eisenhower plus interesse par ses parties de golf que par la mise en orbite du Spoutnik des Russes.
La politique etait une chose serieuse a cette epoque. La guerre froide marquait toujours les esprits dans l’Ohio, et surtout l’angst nucleaire, une peur permanente bien plus redoutee que celle installee depuis les attaques du 11-Septembre. Au lycee a Columbus, on nous apprenait a nous proteger au cas ou les sirenes resonneraient lors d’une attaque sovietique consideree quasi inevitable. On nous expliquait que, une fois dans les abris, il fallait rationner les vivres, et notamment ces biscuits-survie, especes d’aliments indigestes et sans gout qu’on aurait pu confondre avec n’importe quel reste d’un plat national. Puis, on abordait des questions d’ordre moral presque philosophique : fallait-il ou non tirer sur son voisin, qui, moins prevoyant, n’avait pas fait construire un abri et voulait profiter du notre, mettant ainsi en peril notre reserve d’eau potable ?
A la television, principale source d’information et de divertissement pour un gosse d’Amerique comme moi, mon feuilleton favori etait I Led Three Lives (Ma triple vie), l’histoire d’un pere de famille en apparence tranquille qui avait ete recrute comme agent secret par les Russes mais travaillait en fait pour le compte du FBI. Chaque semaine, il dejouait un complot des Reds, sans que ceux-ci s’apercoivent que les missions hebdomadaires qu’on lui confiait finissaient toujours mal. Pas tres futes, ces cocos ! Enfin, a en croire les scenarios d’Hollywood.
Desormais, avec un democrate au pouvoir, la Nation allait connaitre des jours meilleurs ! On ferait mieux que Moscou ! C’etait avant la baie des Cochons… Des son installation a la Maison-Blanche en janvier 1961, Kennedy nous plongea dans le romantisme et l’idealisme de Camelot, epoque ou l’appel du jeune chef d’Etat au service du pays resonnait tres fort : Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez plutot ce que vous pourriez faire pour votre pays. C’etait avant le Vietnam…
J’avais vite trouve un boulot – mal paye, certes – pour une campagne electorale : celle du gouverneur democrate de l’Ohio, Michael V. DiSalle, en lice pour un deuxieme mandat. Je ne connaissais pas sa politique, mais qu’il soit du parti de Jefferson et de F. D. Roosevelt me suffisait. Je n’en ai souffle mot a mes parents qui croyaient, grace a un petit mensonge, que le job d’ete que j’avais decroche consistait a faire du porte-a-porte pour vendre des encyclopedies. Ils envisageaient pour moi de solides etudes a la fac (sur un campus sans filles !) qui me permettraient d’avoir un metier serieux. A 18 ans on a envie de tout essayer dans la vie, sauf les etudes et, bien sur, les danses folkloriques. Une carriere politique ? Yes !
A mon arrivee, on m’expliqua mes responsabilites. Pour moi, ce serait le terrain :
– Vous ferez partie de l’equipe qui accompagne le gouverneur quand il fait ses tournees en province, me dit le directeur de la campagne en me donnant les cles d’une vieille Ford familiale dans laquelle on stockait affiches, depliants, pin’s et autres materiels de propagande.