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Safrin ou Le duel au fouet

Auteur : Lamine Kamara

Preface : Mamadou Barry

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Presence africaine, Paris, France

Collection : Poche

Prix : 6.10 €

ISBN : 2-7087-0555-5

GENCOD : 9782708705555

  • Les presentations des editeurs : 23/06/2009

Lamine Kamara, plus connu sous le nom de Capi en Guinee, ne en 1940 a Kankan en Haute-Guinee, est de la premiere promotion de l’Institut Polytechnique de Conakry, qui deviendra plus tard l’Universite. Il en sort en 1967, apres de brillantes etudes litteraires a la faculte des Sciences sociales. Professeur de lettres, il exerce dans plusieurs etablissements avant de connaitre les camps de detention politique ou il purge comme tant d’innocentes victimes une peine imposee par l’arbitraire. A sa sortie de prison, il reprend son enseignement, mais pour peu de temps. On lui confie un poste au Secretariat permanent de la Commission nationale de l’Unesco, ou il devint par la suite secretaire general durant de longues annees. La prison lui a donne le gout de la meditation et la passion d’ecrire. Safrin a remporte le grand prix du concours litteraire organise par l’Association des Ecrivains de Guinee.

Enfant de la savane, du Clair-Pays ou le soleil est genereux, le rire franc et sonore, Lamine Kamara evoque dans Safrin, sa premiere oeuvre, les beautes et la vitalite du Manding a travers le recit clair d’un duel : duel au fouet, auquel se livrent les jeunes gens a la belle saison, quand le riz est rentre et que les jeunes filles chantent la joie de vivre.

  • Les courts extraits de livres : 23/06/2009

LE MILO

Le Milo, calme et paisible, coulait a travers la savane mandingue. C’etait ici que ses eaux etaient les plus profondes. C’etait aussi ici qu’il atteignait sa largeur maximale. On etait bien loin de Macenta ou son cordon ombilical emergeait de la terre en minces filets d’argent, que d’une seule enjambee on pouvait traverser.

Ce matin, ou plutot en cette nuit finissante, comme epuise par les jours et les ans brulants qui l’ont toujours cuit et recuit, frappe sans cesse de leurs ardentes fleches de feu, il respirait.

Avec amertume, il se rendait compte que sa genereuse mission de fleuve grenier allait se fondre bientot dans une oeuvre plus nourriciere encore, plus grandiose. Politesse oblige. En effet, nous ne nous trouvions qu’a quelque distance de sa confluence avec le gigantesque Niger, le Djoliba. Bien que sublime et tout majestueux dans sa splendeur, le Milo semblait profondement triste. Il soupira.

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