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Sauvages

Couverture du livre Sauvages

Auteur : Melanie Wallace

Traducteur : Brice Matthieussent

Date de saisie : 28/03/2007

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Grasset, Paris, France

Collection : Roman

Prix : 19.90 €

ISBN : 978-2-246-70841-4

GENCOD : 9782246708414

Sorti le : 28/03/2007

  • Le choix des libraires : Choix de Elsa de la librairie DEVELAY a VILLEFRANCHE-SUR-SAONE, France – 05/05/2007

Magnifique premier roman.
Pendant 4 ans, deux femmes sont maintenues captives par les Indiens et
vivent leur quotidien. Arrachees a leurs vies indiennes par des soldats
americains, l’une des deux, Abigail ne s’en remet pas du tout.
Melanie Wallace nous dresse un beau portrait de femme, perdue dans un no man’s land entre la frontiere indienne et americaine. Le fort est non
ravitaille et les soldats vivent au rythme du comportement “sauvage”
d’Abigail et des pas trainants de son cheval. L’ecriture nous transporte
completement dans cet univers perdu et sans avenir.

  • Le journal sonore des livres : Joachim Salinger 030407 – 05/04/2007

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Joachim Salinger 030407 – 05/04/2007

  • Le journal sonore des livres : Marie Nicolle – 02/04/2007

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Marie Nicolle – 02/04/2007

  • Les presentations des editeurs : 20/03/2007

Dans l’Ouest americain, au lendemain de la guerre de Secession. Echouee au milieu de nulle part, sous un soleil aux relents de mort, une maigre garnison de soldats, demobilises, demoralises, oublies par l’histoire. Ils attendent la releve, qui ne vient pas. A leur tete, le major Robert Cutter, melancolique et tourmente, s’efforce de maintenir un semblant d’ordre et d’humanite parmi ses troupes, et de ne pas perdre la raison.
Mais la torpeur du desert est bientot troublee par l’apparition de deux femmes, arrachees aux Indiens lors d’une sanglante expedition menee par les soldats de Cutter et quelques pionniers. La premiere rescapee raconte l’horreur de quatre annees de captivite. L’autre ne dit pas un mot, reste a l’ecart, maudit en secret l’enfant qui pousse dans ses entrailles, et se refugie sous les flancs de l’etrange cheval aux reflets bleus qui ne la quitte jamais. Qui est Abigail Buwell ? Que racontent ses yeux egares, ses hurlements dans la nuit ? Est-elle encore de ce monde, ou est-elle devenue sauvage ? Sous l’egide a la fois malefique et redemptrice de cette femme a l’agonie, l’avant-poste 2881 s’apprete a sombrer dans le chaos barbare.
Avec ce premier roman inoui de beaute, splendide meditation sur la perte, la douleur et l’etrangete, Melanie Wallace s’impose comme l’une des voix les plus fortes et singulieres des lettres americaines. Une revelation.

Arrivee tard en litterature, Melanie Wallace y consacre aujourd’hui toute sa vie, quelle partage entre New York, Paris et le petit village de Myloi, au pied des montagnes du sud de la Grece.

  • Les courts extraits de livres : 20/03/2007

L’objet des hantises du commandant Robert Cutter ne se manifeste pas cette nuit-la. Il rentre lentement en contournant le corral, plein d’apprehensions maintenant qu’il est seul dans l’obscurite, detestant l’absence de tout clair de lune. Tu es devenu ridicule, se dit Cutter avec nervosite, mais il est cependant terrifie par le garcon – ephemere, concret – qui sort en marchant des profondeurs de la nuit ou qui est assis sur un tonneau retourne, qui joue dans les recoins les plus recules de l’avant-poste, rode sur le toit des ecuries, avant de disparaitre, ombre se fondant parmi les ombres. Cutter ne croit pas que ce garcon soit un pur produit de son imagination ni le rejeton de ses angoisses incessantes, mais une entite parfaitement surnaturelle – et Cutter n’a jamais cru aux mondes paralleles. Aucun homme parmi les centaines qui ont ete tues sous ses yeux et qu’il connaissait par leur nom pendant la guerre n’est jamais revenu d’au-dela la mort, pas meme son propre frere, avec lequel il avait pourtant conclu un pacte : au cas ou l’un des deux mourrait, s’etaient-ils promis, et s’il y avait une vie apres la mort, le defunt reviendrait aupres de son frere bien-aime pour se manifester a lui grace a une serie de signes : certain mot ecrit sur une feuille de papier blanc, une bougie s’allumant toute seule, un code doucement tapote sur l’epaule du rescape. Mais il n’y avait jamais eu le moindre signe ni la moindre Visitation durant toutes ces annees, bien que Cutter eut attendu, bien qu’il eut plus d’une nuit dormi sur la tombe de son frere, malgre la presence de soldats et d’officiers qui a cette epoque lui trouvaient l’esprit bien macabre ou derange. Cutter n’etait ni l’un ni l’autre, il etait simplement patient. Il se montra tout aussi patient lors des seances absurdes et onereuses, patient face au tressautement des tables, au grelottement des vitres, au carillon de cloches invisibles, aux inflexions desincarnees de la voix du medium ; mais il n’y eut jamais un seul mot qu’il put reconnaitre comme articule par son frere. Il n’y eut rien du tout. Pour finir, la patience de Cutter se mua en une inebranlable incredulite vis-a-vis de l’autre monde. Une incredulite qui venait tout recemment d’etre ebranlee. Cutter s’approche des braises d’un trou et s’arrete, regarde autour de lui. Les visages des hommes endormis, etendus ca et la autour des feux declinants sont indistincts, meconnaissables, tout comme leurs formes emmitouflees de couvertures. Aucun corps ne bouge. Au-dela, les tenebres s’epaississent, et Cutter s’approche de leur lisiere, en se frayant un chemin prudent entre les soldats endormis jusqu’a ce qu’ils soient derriere lui et ensuite, gardant les yeux rives au sol, il penetre dans le quart de cercle inutile, jonche d’ordures, et il prend une profonde inspiration.