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Se resoudre aux adieux

Couverture du livre Se resoudre aux adieux

Auteur : Philippe Besson

Date de saisie : 04/01/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Julliard, Paris, France

Prix : 18.00 €

ISBN : 978-2260017264

GENCOD : 9782260017264

Sorti le : 04/01/2007

  • Le choix des libraires : Choix de Olivier Augier de la librairie Arts & LIVRES a Le Plan de Grasse, France (visiter son site) – 08/02/2007

De Cuba a New-York, de Venise a Paris via l’Orient-Express, Louise, abandonnee par son amant, fuit la douleur de la separation en partant loin. Elle ponctue cette fuite par des lettres, ou elle transcrit ses sentiments, se souvient, analyse, ouvre son coeur pour mieux oublier… l’ecriture en guise de redemption et d’exutoire.
Sous une forme epistolaire rien de moins qu’evidente, Philippe Besson signe ici une de ces histoires tristes dont il a le secret, meme si, pour une fois l’espoir cloture le roman. Tout en finesse psychologique, en nuances, dans un francais delicatement cisele qui fait de la lecture de ses romans un veritable bonheur, Philippe Besson nous conte la fin d’un deuil amoureux uniquement vu par Louise, sans qu’elle ne sache jamais si Clement, l’amant en question, lira ses lettres, mais apres tout, peu importe…
“Se resoudre aux adieux” est un grand Besson !
On dit souvent qu’il est l’un des auteurs preferes des Libraires ? Pour moi oui, il l’est ! Au travers de l’ensemble de son oeuvre, de “Son frere” a ” un instant d’abandon” cela ne fait aucun doute…

  • Le journal sonore des livres : Julien Dailliere – 29/01/2007

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Julien Dailliere – 29/01/2007

  • Les presentations des editeurs : 05/01/2007

” Je me perds facilement dans cette ville rongee par la mer, au long de ruelles dont je ne memorise pas les noms.
Si tu me voyais errer au milieu des ruines, tu ne me reconnaitrais pas. ” De Cuba, d’Amerique ou d’Italie, une femme ecrit a l’homme qu’elle aime et qui l’a quittee. Mais ses lettres restent en souffrance.

Philippe Besson, l’auteur de En l’absence des hommes et L’Arriere-Saison, dit les liens denoues, les exils illusoires, les deuils a accomplir et l’infatigable esperance.

  • La revue de presse Mohammed Aissaoui – Le Figaro du 1er fevrier 2007

Mais Louise, la narratrice, ne se resout pas aux adieux, contrairement a ce que laisse entendre le titre de ce roman. Cela donne une longue serie de lettres – pres de deux cents pages au total – ecrites par une femme qui souffre d’avoir ete quittee, dit son incomprehension, puis, au fil des pages, l’amertume et la fausse legerete. A aucun moment ses sentiments ne sont explicitement exprimes : ils n’en ont que plus de force et, de facon etonnante, plus de profondeur. Louise ne s’apitoie pas sur son sort, l’impression qui domine est meme un certain detachement vis-a-vis de sa propre douleur. La prouesse de Philippe Besson est d’arriver a batir a partir d’un fait banal – une femme est quittee par son amant qui prefere rester avec son epouse – un recit remarquable et simple a la fois. Le romancier est decidement passe maitre dans l’art de decrypter les sentiments, il porte un regard d’une rare acuite sur les rapports humains. Ici, c’est le desamour vecu et vu de l’interieur. Et cette fois, il se met a la place d’une femme. Ainsi l’auteur reussit-il, des les premieres lignes, a dresser un decor, a creer une ambiance, et a donner vie a deux personnages dotes d’une veritable force psychologique.

  • La revue de presse Marianne Payot – L’Express du 4 janvier 2007

Histoire classique, en effet, que cette rupture amoureuse…
Et pourtant. Encore une fois, la magie bessonienne fait mouche. Comme son heroine, l’auteur des Jours fragiles et d’Un instant d’abandon cisele le detail, ausculte les passions, trouve les mots justes…
Fascinant Besson. Capable d’empathie absolue, d’investissement total dans le je feminin. A croire que l’homme quitte connait les memes affres que la femme..

  • Les courts extraits de livres : 14/01/2007

Clement,

Je t’ecris a nouveau alors que tu ne m’as pas repondu. Tu disposais de mon adresse, pourtant : elle figurait sur le papier a en-tete de l’hotel. De toute facon, je me doutais (ou je savais ? allez, je me doutais, c’est moins tragique) que je n’obtiendrais pas de reponse. Evidemment, tu demeurerais muet, tu ne te manifesterais pas. Peut-etre, lorsque tu as lu mes lettres, as-tu eprouve une sorte de tristesse, pas tres eloignee de l’indulgence, et peut-etre cet etalage de ma nevrose ordinaire t’a-t-il un peu atteint. Mais cette compassion, s’il y en a eu, a du te quitter tres vite pour laisser la place a un accablement et a un refus d’entrer dans mon jeu. Tu as du penser : elle tente de me culpabiliser meme si elle s’en defend mais je ne marche pas. Ou bien tu t’es souvenu de nos amours – tu n’as pas pu tout occulter quand meme -, il y a eu comme une bouffee, un reflux, mais tu t’es repris immediatement. Pas question de ceder a un chantage affectif. Et tu t’es rappele que le plus sage est encore de t’en tenir a ta decision (car le silence est une decision, n’est-ce pas ?), de ne pas en devier. Et puis que m’aurais-tu dit ? La verite, c’est que tu n’as plus rien a me dire.
Oui, je me doutais que tu ne repondrais pas. Cependant, contre l’evidence, et meme contre la raison, je cherchais a n’exclure aucune hypothese. Sans me l’avouer, je songeais : un courrier de lui est hautement improbable mais pas tout a fait impossible. Tu vois, en depit de mes affirmations, je n’en ai pas encore termine avec l’espoir.