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Shadowman

Auteur : Cody McFadyen

Traducteur : Nathalie Gouye-Guilbert

Date de saisie : 20/03/2008

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : R. Laffont, Paris, France

Collection : Best-sellers

Prix : 21.00 / 137.75 F

ISBN : 978-2-221-10587-0

GENCOD : 9782221105870

Sorti le : 07/02/2008

  • Le choix des libraires : Choix de Angelique de la librairie DEVELAY a VILLEFRANCHE SUR SAONE, France – 17/09/2008

Un serial killer se pretendant le descendant de Jack l’eventreur seme la terreur notamment dans l’entourage de l’agent du FBI Smocky Barrett. Celle-ci venant de subir un drame innommable va mettre toutes ses ressources physiques et morales a la traque de ce pervers.
Un bon suspens, des scenes effrayantes a lire les yeux fermes.

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

Smoky Barrett, agent au FBI, pensait avoir connu le pire de l’horreur. Traumatisee par l’assassinat de son mari et de sa fille, qui s’est deroule sous ses yeux, elle ne peut plus exercer son metier. Mais la demence d’un abominable tueur la force a reprendre du service. Il a torture, viole et eviscere sa derniere victime, laissant la petite fille de cette derniere, vivante, attachee a son cadavre. Il a filme la scene puis envoye la video a Smoky et a son equipe, chargees des enquetes sur les tueurs en serie, les mettant au defi de l’arreter…
Pretendu descendant de Jack l’Eventreur, genie tordu defiant toutes les tentatives de comprehension, le monstre qui se fait appeler Shadowman – ou fils des tenebres – impose a Smoky un defi lugubre tandis qu’il s’engouffre dans un delire de meurtres et de perversion… Peu a peu, la soif de justice va ramener la jeune femme a la vie. Et l’obliger a affronter ses plus grandes peurs.

Cody McFadyen, nouveau venu dans le monde du thriller, atteint la perfection des son premier roman. Les droits de Shadowman, best-seller en Italie, aux Pays-Bas et en Allemagne ont deja ete achetes dans seize pays. Cody McFadyen a trente-sept ans et vit en Californie.

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

Je fais toujours les trois memes reves : deux merveilleux et un autre plein de violence, qui me laisse tremblante et accablee de solitude.
Cette nuit je reve de mon mari, un reve qui se deroule toujours a peu pres de la meme facon.
Je pourrais dire qu’il m’a embrassee dans le cou tout simplement. Mais je mentirais.
Il serait plus honnete de dire que je mourais d’envie qu’il m’embrasse dans le cou, que j’y aspirais de toutes les fibres de mon etre et que, quand il l’a fait, ses levres etaient celles d’un ange envoye du ciel pour exaucer mes prieres.
J’avais dix-sept ans. Lui aussi. C’etait un temps ou nous ne connaissions ni la fadeur ni le mal. Tout n’etait que passion, ferveur, et flamme brulant avec une ardeur a consumer les ames.
Il s’est penche dans la penombre du cinema, il n’a hesite qu’un instant, j’ai vacille au bord d’un abime tout en jouant la fille tres calme et oh mon Dieu, oh mon Dieu, oh mon Dieu, il m’a embrassee dans le cou. C’etait divin. J’ai su des cette minute que je serais a lui pour toujours.
Il etait l’homme de ma vie. Beaucoup ne le trouvent jamais. On en entend parler, on en reve, on en ricane. Moi, j’ai trouve le mien. A dix-sept ans. Et je ne l’ai plus quitte, meme quand il a expire dans mes bras, meme quand la mort me l’a arrache, meme maintenant.
Desormais, Dieu porte le nom de ma douleur : oh mon Dieu, oh mon Dieu, oh mon Dieu, il me manque tellement !
Je me reveille avec la caresse de ce baiser sur ma peau de dix-sept ans. Je m’apercois que je n’ai plus dix-sept ans et que lui, il a cesse de vieillir. La mort l’a saisi a trente-cinq ans et il garde cet age a jamais. Pour moi, il a toujours dix-sept ans, il est toujours penche vers moi pour effleurer mon cou dans la perfection de ce moment.
Je tends la main vers l’endroit du lit ou il devrait dormir et je suis transpercee d’une douleur si vive et si soudaine que je prie en tremblant, je prie que la mort vienne me delivrer de la souffrance. Mais, naturellement, je respire toujours et la douleur, peu a peu, s’estompe.
Je regrette tout ce que sa presence mettait dans ma vie. Pas seulement les bonnes choses. Ses defauts me manquent autant que ses qualites. Je regrette ses agacements, ses coleres. Je regrette les airs superieurs qu’il prenait parfois quand je lui faisais des reproches. Je regrette mes fureurs quand il oubliait de mettre de l’essence dans la voiture et que je trouvais le reservoir presque vide au moment de partir.
C’est un truc auquel on ne pense jamais quand on essaye d’imaginer ce que serait la perte d’un etre cher. On ne sait pas qu’on regrettera non seulement les fleurs et les baisers, mais tout l’ensemble. Que les echecs et les petites mesquineries nous manqueront autant que les gestes de tendresse au milieu de la nuit. Je voudrais qu’il soit la pour pouvoir l’embrasser. Je voudrais qu’il soit la pour pouvoir le trahir. Peu importe, du moment qu’il est la.
Quand ils en trouvent le courage, les gens me demandent quel effet ca fait de perdre quelqu’un qu’on aime. Je leur dis que c’est dur et je m’en tiens la.
Je pourrais leur dire qu’on a le coeur broye. Je pourrais leur dire que j’ai crie sans arret pendant des jours, que je criais en marchant dans la ville, que je criais la bouche fermee, sans emettre un son. Je pourrais leur dire que je fais ce reve toutes les nuits et que, tous les matins, je revis l’absence.
Pourquoi les chagriner ? Je leur dis juste que c’est dur. Cela semble les satisfaire.
Ce n’est jamais qu’un de ces reves et il me fait sortir du lit, encore toute tremblante.
Je regarde la chambre deserte et me tourne vers le miroir. Je me suis mise a detester les miroirs. C’est normal, me direz-vous. Nous sommes tous pareils : nous nous examinons a la loupe en nous focalisant sur les defauts. Les plus jolies filles creusent elles-memes les sillons de leurs rides a force de les traquer avec angoisse. L’adolescente aux yeux superbes, au corps de reine, se lamente sur la couleur de ses cheveux ou sur la taille de son nez. Cruel jugement que nous portons sur nous-memes au travers du regard des autres ; c’est un fleau de l’humanite. J’en conviens.