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Shoot again

Couverture du livre Shoot again

Auteur : Vincent Berniere

Date de saisie : 02/05/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Ed. du Panama, Paris, France

Prix : 14.00 / 91.83 F

ISBN : 978-2-7557-0116-6

GENCOD : 9782755701166

Sorti le : 01/03/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Charlotte Thomas – 14/05/2007

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Charlotte Thomas – 14/05/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Charlotte Thomas – 10/05/2007

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Charlotte Thomas – 10/05/2007

  • Les presentations des editeurs : 09/05/2007

Les annees 1980.
Vincent ecoute de la musique, a fond tout le temps.
Il zone.
Joue au flipper.
Parle peu, dit rien.
Il plonge.
Descente mecanique, ineluctable.
En attendant le prochain shoot.

Vincent Berniere est ne en 1969 a Paris, et a grandi en banlieue ouest. Il est aujourd’hui reporter a Technikart, producteur a France Culture, editeur de bandes dessinees. Shoot again est son premier livre, un roman en forme d’autofiction.

  • Les courts extraits de livres : 09/05/2007

– Ce soir, on fait une viree, vous en etes ? demanda Dodo.
Vincent et Veui repondirent par l’affirmative mais pas les deux grooms, qui etaient de service ce soir-la et quitterent l’assemblee par le train de 19 h 26. La nuit tomba, les cinq jeunes hommes s’engouffrerent dans la 4L de Francois H. Veui roulait un joint.
– On commence par un Killing Rolling, dit Mahos.
L’endroit, qui jouxtait une bretelle de route departementale, etait pourvu d’une pente en herbe incurvee d’une vingtaine de metres. Le but etait de partir en courant de son sommet, d’epouser la courbe de facon que le corps parvienne au maximum d’horizontalite possible, et de ne freiner sa course qu’une fois rendu sur le parking en contrebas. Mahos courut le premier, manqua de glisser a cause de la semelle en crepe de ses Kickers et arriva sur le parking en criant :
– Ouah, delire !
Les adolescents s’elancerent a leur tour, rompus mais heureux. Puis on retourna dans la voiture en direction de la gare. Le cafe etait desormais ferme et l’endroit, desert. Veui s’assit sur un banc et sortit de sa poche quelques sacs en plastique et deux tubes de colle a rustine. Il en ouvrit un, deposa une petite quantite de solvant a l’interieur d’un sac, souffla dedans tout en maintenant son poing a demi ferme au niveau de l’ouverture. Puis il inhala fortement l’air vicie par la colle, operant de sa main libre une sorte d’accordeon 23 avec le sac. Vincent fit de meme. Mais la colle le rendait parano.
– Les Japs, cria-t-il, les Japs se ramenent ! Sonny, faut se barrer ! Ces faces de citron vont nous bouffer tout cru !