Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Sirenes : au coeur du peuple des eaux

Auteur : Pierre Chavot

Date de saisie : 17/09/2008

Genre : Folklore Moeurs et coutumes

Editeur : Chasse-Maree, Douarnenez, France | Glenat, Grenoble, France

Collection : Mer, histoire et tradition

Prix : 29.95 / 196.46 F

ISBN : 978-2-35357-037-9

GENCOD : 9782353570379

Sorti le : 17/09/2008

Acheter Sirenes : au coeur du peuple des eaux chez ces libraires independants en ligne :
L’Alinea (Martigues)Dialogues (Brest)Durance (Nantes)Maison du livre (Rodez)Mollat (Bordeaux)Ombres Blanches (Toulouse)Sauramps (Montpellier)Thuard (Le Mans)

  • Les presentations des editeurs : 30/09/2008

Des sirenes ensorcelant Ulysse voila pres de 3 000 ans a la petite sirene amoureuse du conte d’Andersen, voici une promenade dans les traditions orales des populations littorales des Sept Mers. Bienvenue dans le monde merveilleux du Peuple des Eaux, habite par une multitude d’etres inquietants, fascinants ou seduisants. Quand les sirenes sont-elles apparues ? D’ou viennent-elles ? Quelle est l’origine de leur fameuse queue de poisson ? Comment en capturer une ?

Un voyage dans les mythes pour raconter, en image et en texte, la formidable histoire des sirenes, de l’Antiquite a nos jours.

Elles ne sont pas d’ailleurs les seuls etres aquatiques. Les aventures pretees aux Walkyries germaniques, aux Selkies celtes, a Viviane, la dame du Lac, aux Ondines, a la prestigieuse Melusine, et a bien d’autres encore, comme les belles mais redoutables Roussalki slaves, ne sont pas moins passionnantes.

Pierre Chavot replace soigneusement chaque mythe dans son contexte. Son erudition lui permet de tisser des liens entre les pantheons europeens, asiatiques, americains et africains.

  • Les courts extraits de livres : 30/09/2008

Au coeur du peuple des eaux

Depuis pres de trois mille ans, elles fascinent,inquietent,seduisent. Elles hantent l’imaginaire, decorent des eglises romanes sous la forme de femmes poissons ou de femmes oiseaux, peuplent des eaux salees ou douces. Ce sont les sirenes, dont l’origine remonte tres loin dans les memoires. Ces creatures sont d’abord inseparables des aventures d’Ulysse, l’un des grands heros de la mythologie grecque. Ailees et redoutables, elles font partie de ce pantheon des mers comprenant d’autres etres tout aussi fascinants.

Mais elles ne possedent pas encore cette queue de poisson popularisee par de nombreux recits et le celebre conte d’Andersen, publie au XIXe siecle. Debordant la culture grecque puis romaine, les Sirenes gagnent les bestiaires medievaux, et, aux alentours du VIIIe siecle, acquierent cet attribut qui va largement contribuer a leur gloire. Ces femmes poissons sont des lors le sujet de legendes plus merveilleuses les unes que les autres. Mais leur presence ne se limite pas a ces horizons balayes par les vagues. En effet, aux quatre coins du monde, des femmes (et des hommes) poissons animent des recits fabuleux et des croyances parfois etonnantes, telle Mami Wata, cette deesse d’Afrique aux accents de modernite.

Nous les trouvons, sous des formes plus ou moins differentes, dans les traditions nordique et germanique ou les Walkyries et autres demoiselles cygnes impressionnent encore et le disputent au charme envoutant de la Lorelei du Rhin et des Nixes. Sans oublier le Draug, l’esprit du marin noye, le Grim, gardien des cascades et des fjords de Norvege, ou encore le Nokken, esprit Scandinave des eaux douces dont l’equivalent sont le Nickel germanique et le Nickar germano-nordique. Le monde celtique, incluant notre Bretagne, est d’une richesse tout aussi extraordinaire, dont les Selkies, les femmes phoques, sont le trait d’union. Et que dire de Viviane, la dame du lac, et de Morgane, deux fees au coeur de la legende arthurienne ?

Des ondines, des Asrais, de Cailleach Bheur, et du Shellycoat d’Ecosse, de l’Eachy anglais, du Noggle des Shetland, du Bloody Bones anglo-saxon, des Fomoires, des Muruadh ou des Fir Darrigs d’Irlande ou plane le souvenir de la sirene Liban ? Baltes et Slaves ajoutent leurs croyances, jusqu’a cette sirene ornant les armes de Varsovie : les belles mais redoutables Roussalki hantent les eaux que peuplent aussi les Vodianoi, genies de la tradition russe.