Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Slam

Auteur : Nick Hornby

Date de saisie : 07/05/2008

Genre : Jeunesse a partir de 13 ans

Editeur : Plon, Paris, France

Prix : 18.90 / 123.98 F

ISBN : 978-2-259-20753-9

GENCOD : 9782259207539

Sorti le : 07/05/2008

Acheter Slam chez ces libraires independants en ligne :
L’Alinea (Martigues)Dialogues (Brest)Durance (Nantes)Maison du livre (Rodez)Mollat (Bordeaux)Ombres Blanches (Toulouse)Sauramps (Montpellier)Thuard (Le Mans)

  • Les presentations des editeurs : 29/04/2008

Vous savez ce que c’est, un slam ? En langage de skateboarder ca veut dire qu’on se casse la gueule. Et moi, le skate et les filles, c’est tout ce qui m’interesse.

Je m’appelle Sam, j’ai 15 ans, je vis avec ma mere qui en a 31. Vous avez pige : elle m’a eu quand elle avait 16 ans, du coup elle me dit toujours de faire attention avec ma copine. Parce que c’est comme avec le skate : un accident est vite arrive…

Une incursion touchante et drole a la frontiere delicate qui separe les jeunes et des adultes.

Hornby est un poete du quotidien, du banal.
Il saisit les cruelles ironies de la vie (…) pour en faire jaillir des pepites de verite douce amere.

The Observer

Nick Hornby (ne en Angleterre en 1957) est l’auteur de plusieurs best- seller internationaux, parmi lesquels, Haute fidelite, Pour un garcon et Vous descendez !

  • La revue de presse Johanna Luyssen – Le Figaro du 19 juin 2008

Avec A propos d’un gamin, l’histoire d’une amitie inattendue entre un adulescent oisif et un pre-ado mal dans sa peau, Nick Hornby explorait avec finesse le theme de la paternite ; six ans plus tard, l’auteur de Carton jaune n’a rien perdu de sa subtile vivacite. Et il decrit, dans ce roman principalement destine aux adolescents, mais qu’on peut lire a tout age, avec un ton plein d’humour et de tendresse, une classe sociale un peu oubliee des romanciers anglais : Sam symbolise parfaitement cette lower middle class britannique, fan d’Arsenal, de Victoria Beckham, de fish and chips sur la digue d’Hastings et du feuilleton Eastenders…

  • La revue de presse Frederic Vitoux – Le Nouvel Observateur du 12 juin 2008

Qui est adulte, qui est enfant ? Nick Hornby, avec une ingenuite savante ou une drolerie desolee, explore ici cette delicate frontiere que trop d’enfants franchissent imprudemment. Bien entendu, il ne moralise pas, ne conseille rien et se garde de conclure. Il accompagne simplement, complice et genereux, ses personnages qu’il aime sans reserve…
Bien entendu, la cocasserie fait partie de son univers quand il observe ce savoureux melange des generations dans les familles recomposees, entre les bebes qui se retrouvent les oncles de grands garcons et les meres de famille qui passent leur bac, etc. Cocasserie aussi dans la construction de son livre, quand Hornby s’amuse a teleporter dans le futur notre ami Sam, qui ne sait plus a quel saint ou quelle famille se vouer, avant qu’il ne retrouve la quietude mouvementee (si l’on ose cet oxymore !) du present. On comprend, en le lisant, que Nick Hornby soit en Grande-Bretagne un auteur fete. Nous aussi, on lui fait fete.

  • La revue de presse Baptiste Liger – L’Express du 29 mai 2008

Paru outre-Manche dans une collection pour adolescents, Slam est publie en France dans une collection adultes. Toute l’ambiguite et toute la force de ce roman dope a la culture pop tiennent dans ce detail. Ecrivain de l’immaturite (relisez Haute Fidelite !), Nick Hornby entre ici admirablement dans les songes d’un garcon entre deux ages de la vie, depasse par les evenements. Avec tendresse et une certaine aprete, l’ecrivain mele portrait psychologique et chronique sociale, a la maniere du meilleur cinema britannique.

  • Les courts extraits de livres : 29/04/2008

Donc tout baignait. En fait, je dirais meme que ce qui arrivait depuis six mois etait bonnard dans l’ensemble.
Exemple : maman avait plaque Steve, son fiance pourrave.
Exemple : Mme Gillett, ma prof de dessin, m’avait pris a l’ecart apres le cours pour me demander si j’envisageais d’aller en fac d’arts plastiques.
Exemple : j’avais reussi deux nouveaux trucs de skate, d’un seul coup, apres des semaines a me ridiculiser en public. (Je suppose que vous etes pas tous des skateurs, donc je vais mettre les points sur les i tout de suite, histoire d’eviter un terrible malentendu. Skate = skateboard. On dit jamais skateboard, d’habitude, donc c’est la seule fois que j’emploierai le mot dans toute cette histoire. Et si malgre ca vous persistez a m’imaginer en train de faire l’andouille sur la glace sous pretexte que skate veut dire patin, faut vous en prendre a votre propre stupidite.)
Et en plus de ca, j’ai rencontre Alicia.
Je me dis qu’il serait peut-etre bon que vous sachiez certaines choses a mon sujet avant que j’attaque sur maman et Alicia et tout. Si vous saviez des choses sur moi, il y en a peut-etre dedans qui pourraient vous interesser. Mais, en regardant ce que je viens d’ecrire, vous en savez deja pas mal ou, du moins, vous avez pu vous faire une idee. Vous avez pu deviner que ma mere et mon pere vivaient pas ensemble, pour commencer, sauf si vous pensiez que mon pere etait le genre de personne qui s’en fout que sa femme ait des Jules. Eh ben, il est pas comme ca. Vous avez pu deviner que je skate et vous avez pu deviner que ma matiere forte a l’ecole etait le dessin, sauf si vous pensiez que j’etais le genre de personne que les profs prennent toujours a l’ecart pour lui dire de s’inscrire en fac dans leur matiere. Comme si les profs se disputaient mes talents, voyez. Non, Sam ! Oubliez le dessin ! Faites de la physique ! Oubliez la physique ! Ce serait une tragedie pour l’espece humaine si vous laissiez tomber le francais ! Et qu’apres ils commencent a se taper dessus.
Ouais, bon. Ce genre de choses m’arrive jamais, vraiment jamais. Je peux vous jurer que j’ai jamais, jamais ete a l’origine d’une bagarre entre des profs.
Et pas besoin d’etre Sherlock Holmes ou ce que je sais pour piger qu’Alicia etait une fille qui representait beaucoup pour moi. Heureusement qu’il y a des choses que vous savez pas et que vous pouvez pas deviner, des choses bizarres, des choses qui ne sont jamais arrivees qu’a moi seul dans toute l’histoire du monde, sauf erreur. Si vous etiez capables de tout deviner a partir de ce premier petit paragraphe, je commencerais a me soupconner de pas etre une personne incroyablement compliquee et interessante, ha ha.
C’etait il y a deux ans, cette epoque ou tout baignait, j’avais quinze piges, presque seize. Je veux pas avoir l’air pathetique et je cherche vraiment pas a me faire plaindre, mais cette impression que ma vie tournait rond etait une nouveaute pour moi. J’avais jamais eu cette impression avant, et je l’ai pas vraiment eue depuis. Je dis pas que j’ai ete malheureux. C’est plutot que, avant ca, il y avait toujours quelque chose qui craignait quelque part – un truc qui me prenait la tete. (Et des prises de tete, j’en ai eu pas mal apres, comme vous allez voir, mais on n’en est pas encore la.) Par exemple, mes parents etaient en train de divorcer, et ils s’engueulaient. Ou alors ils venaient de divorcer, mais ils s’engueulaient quand meme, parce qu’ils ont continue a s’engueuler longtemps apres leur divorce. Ou c’etaient les maths qui allaient pas – je deteste les maths – ou je voulais sortir avec une fille qui voulait pas sortir avec moi… Tout ca venait plus ou moins de s’arranger, comme ca tout d’un coup, sans prevenir, comme la meteo des fois. Et cet ete, le fric avait commence a remonter. Ma mere bossait et mon pere etait moins vache avec elle, ce qui veut dire qu’il nous donnait ce qu’il aurait du nous donner depuis le debut. Enfin, vous voyez. Ca aidait.