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Soleil noir

Auteur : Patrick Pecherot

Date de saisie : 17/01/2008

Genre : Policiers

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Serie noire

Prix : 16.90 / 110.86 F

ISBN : 978-2-07-034899-2

GENCOD : 9782070348992

Sorti le : 08/11/2007

  • Le choix des libraires : Choix de Christophe Dupuis de la librairie ENTRE-DEUX-NOIRS a LANGON, France – 17/01/2008

Lorsque son oncle meurt, Felix apprend qu’il en est le legataire universel et herite de sa maison. Maison qui, a y reflechir, est vraiment ideale pour ce que j’ai a y faire. Felix a la cinquantaine, il s’est fait licencier et a trouve de nouveaux amis dans un bar. De fil en aiguille, ils ont mis un plan au point : le braquage d’un fourgon blinde. La maison est parfaite, dans ce village mouronnant, juste sur la route du convoi. Simon, l’eternel truand aux petits coups, a mis le plan au point, l’a fignole aux petits oignons et l’idee est simple : sous couvert de travaux de renovation (d’ou l’arrivee de Zamponi l’entrepreneur car pour etre nickel, il faut que tout soit vrai, les travaux et la boite qui les fait), etudier les horaires du camion, et le jour J, bloquer le feu (ca c’est le taf de Brandon) au coin de la maison pour rapatrier le camion au garage, ni vu ni connu. Le premier grain de sable dans cette belle mecanique va arriver avec la greve des convoyeurs de fonds.
Retour au classicisme noir (comme le dit son directeur de collection) pour Patrick Pecherot avec ce roman a plusieurs histoires. On y trouve la preparation du braquage, qui va sembler accessoire, les souvenirs de l’immigration polonaise du debut de siecle dernier (l’exploration de la memoire sociale chere a Patrick Pecherot, comme le souligne le quatrieme de couverture), les rapports entre Felix et son oncle, le regain de vie de village… Et l’auteur, sur un faux rythme, accroche le lecteur qui se demande ou il va terminer. C’est efficace et non denue de cet humour pince-sans-rire qui est la marque de l’auteur.

  • Les presentations des editeurs : 17/01/2008

Dans une ville a l’abandon, quatre hommes, eternels perdants, preparent l’attaque d’un fourgon blinde.
Il y a Felix, ereinte par la vie, Simon, le truand sur le retour, Brandon, le rappeur autiste, et Zamponi, l’artisan lessive. Ils jouent leur derniere carte. Leur plan ? Se fondre dans le decor. Ravaler au grand jour la maison d’un oncle defunt. Mais la poisse les poursuit. La greve des convoyeurs les prend de vitesse. La presse s’en mele, les curieux rappliquent, un restaurant deserte retrouve une jeunesse…
Tandis que les braqueurs rongent leur frein, la ville renait. Les fantomes du passe entrent dans la danse, apportant avec eux une memoire oubliee : un amour fou, une mysterieuse disparition et le sort tragique des emigrants polonais, expulses de France dans les annees trente. Quand les fils du destin s’enchevetrent, le bal des “pas-de-chance” est ouvert…

Apres sa trilogie sur le Paris populaire de l’entre-deux-guerres – Les brouillards de la Butte (Grand Prix de litterature policiere 2002), Belleville-Barcelone et Boulevard des Branques -, Patrick Pecherot signe avec Soleil noir un retour au roman noir contemporain en poursuivant l’exploration de la memoire sociale.

  • La revue de presse – Le Figaro du 3 janvier 2008

Patrick Pecherot, dans ce Soleil noir, reussit avec un certain talent a superposer les lieux et les epoques pour creer un espace incertain ou va se jouer un des grands classiques de la litterature noire : l’attaque d’un fourgon de transport de fonds…
Il y a du Henri Calet dans Soleil noir comme il y avait du Leo Malet dans la precedente trilogie de l’auteur sur la guerre d’Espagne et les debuts de l’Occupation. La detresse des personnages ne monte jamais le ton, ils ont une melancolie definitive, ce soleil noir qui, justement, accompagne chacun de leurs pas. Et tout cela va, bien entendu, se terminer tres mal, dans la violence des fusillades inevitables