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Sombres desseins

Auteur : Ken Bruen | Jason Starr

Traducteur : Simon Almette

Date de saisie : 14/02/2008

Genre : Policiers

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : Thriller

Prix : 19.00 €

ISBN : 978-2-02-086869-3

GENCOD : 9782020868693

Sorti le : 14/02/2008

  • Le choix des libraires : Choix de Jean-Christophe Desfilhes de la librairie LE POIVRE D’ANE a MANOSQUE, France (visiter son site) – 22/03/2008

Le riche homme d’affaires Max Fisher est dangereusement epris de sa tres sexy secretaire Angella.
Pour se debarrasser de sa femme, Max va louer les services du surprenant cousin de Angella. Bien entendu, le plan ne se deroule pas comme prevu… Un maitre chanteur entre dans le bal : un quatuor infernal ou chacun cede a ses pires instincts.
Excellent exercice d’humour noir, sur fond de crime passionnel et sanglant ! Un Tarantino litteraire.

  • Les presentations des editeurs : 19/02/2008

Un des romans les plus sombrement satisfaisants de l’annee…

Chicago Sun-Times

Max Fisher gagne bien sa vie en vendant des systemes informatiques. Amoureux fou d’Angela Petrakos, sa sublime assistante, il decide d’eliminer son epouse et, pour ce faire, engage Popeye, le cousin debile et pervers d’Angela.
Mais l’execution virant au carnage, un certain Bobby Rosa, paralytique et ancien de l’operation Tempete du desert, entreprend de rentabiliser ses talents de photographe en faisant chanter Max qu’il a surpris avec Angela dans une chambre d’hotel.
Chacun cedant alors a ses pires instincts, le lecteur est vite aspire dans une spirale comico-tragique ou se dechainent et s’opposent les humours, tres noirs, de deux auteurs diaboliquement complices.

Auteur, entre autres ouvrages, de Martyre des Magdalenes, Delirium Tremens et Toxic Blues, Ken Bruen vit a Galway, en Irlande.
Ne et eleve a Brooklyn et auteur, entre autres ouvrages, de Freres de Brooklyn, Mauvais Karma et La Ville piege, Jason Starr a souvent ete compare a Jim Thompson.

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Simon Almette.

  • Les courts extraits de livres : 19/02/2008

Les gens a opinions ne font que s’embeter les uns les autres.
Le Bouddha

Assis au fond de la pizzeria Famiglia qui fait l’angle de Broadway et de la 50e Ouest, Max Fisher tamponnait son quartier de pizza avec une serviette dans l’espoir d’en oter le maximum de graisse, lorsqu’un homme vint s’asseoir en face de lui, un verre de glacons a la main. Rien a voir avec le grand baraque de tueur a gages auquel Max s’attendait – on aurait plutot dit un levrier famelique. De carrure moyenne, il ne devait pas peser plus de soixante-dix kilos, avait des yeux d’un bleu etonnant, une mince cicatrice qui lui descendait sur la joue droite et un fouillis de longs cheveux gris. Et sa bouche avait quelque chose de tres bizarre. Comme si quelqu’un y avait introduit du verre pile et lui avait dechire les levres.
– Toi, tu te demandes qu’est-ce qui m’est arrive a m’ bouche, lanca le type en souriant.
Max savait que ce serait un Irlandais, mais pas a ce point-la ; pas au point d’avoir l’impression de s’adresser a un des barmen irlandais du pub d’en haut de Manhattan que jamais il comprenait un mot de ce qu’il disait. Qu’il demande une Bud Light et eux, ils le devisageaient d’un air bete, comme si c’etait lui, ouais, lui, qui parlait de travers, meme qu’il se disait : C’est qui le mangeur de patates qui vient de descendre du bateau, hein ? Toi ou moi ?
Il etait sur le point de repondre, se dit : Rien a foutre, le boss, c’est moi, et demanda :
– Vous etes bien… ?
Le type mit un doigt devant ses levres bousillees, fit Chu… chut et ajouta :
– Pas de noms.
Et suca sa glace, un vrai cinema, en poussant si fort ses levres en dehors avec un glacon que Max fut bien oblige de les voir. Puis, enfin, enfin, il se cala son glacon dans la joue comme un hamster et demanda :
– Devez etre Max, pas ?
Max se demanda ou etait passee la regle du pas de nom. Il allait lui en dire un mot, mais songea que le gars essayait de lui prendre la tete et se contenta d’acquiescer.
Le gars se pencha vers lui et murmura :
– Appelle-moi Popeye.
Avant que Max ait eu le temps de lancer : Vous voulez dire… comme le mec du dessin anime ? le mec se marra, et Max, ca le fit sursauter, et lui lacha :
– Poutin, tu m’appel’ comme tu veux, mais pas tot le matin ! Et sourit a nouveau, et precisa :
– M’ faut le fric avant.
Max se sentit mieux – la negociation, c’etait son truc a lui -et demanda :
– C’est bien huit mille, non ? Je veux dire… c’est bien ce qu’Angela… ?
Le type ecarquillant les yeux, Max se dit : Merde, il a dit Pas de noms et il s’appretait a s’excuser lorsque Popeye avanca brusquement la main et lui attrapa le poignet. Pour un type qui n’avait que la peau sur les os, il avait une poigne d’acier.
– Dix mil’, cccc’est dix mil’, siffla-t-il.
Max etait toujours mort de trouille, mais le coup du fric ne lui plaisait pas non plus. Il tenta de degager son poignet, pas moyen, mais reussit a dire :
– Eh mais… un contrat, c’est un contrat, vous pouvez pas en changer les termes comme ca !
Et apprecia : remettre ce petit Irlandais squelettique a sa place comme ca…
Popeye finit par le lacher, se rassit, contempla Max en continuant de sucer sa glace, puis, a voix tres basse, il lui dit :
– Tu veux que je t’tue ta femme, moa, j’peux faire tout qu’est-ce que je veux, poutin ! Parce que j’te tiens par la peau des couilles, espece de bite en costume !
Max sentit une secousse dans sa poitrine et songea : Merde, ca y est, la crise cardiaque que son enfoire de cardiologue lui disait qu’elle pouvait lui arriver n’importe quand. Il prit une gorgee de son Pepsi light, s’essuya le front et dit :
– Oui, bon, comme vous voulez. J’imagine qu’on pourra renegocier. Cinq mille avant, cinq mille apres. Ca marche ?