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Souffrir

Couverture du livre Souffrir

Auteur : Chantal Thomas

Date de saisie : 03/03/2010

Genre : Lettres Et Linguistique Critiques Et Essais

Editeur : Payot, Paris, France

Collection : Manuels

Prix : 12.95 � / 84.95 F

ISBN : 9782228898003

GENCOD : 9782228898003

Sorti le : 07/11/2003

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  • Les presentations des editeurs : 24/11/2009

Specialiste du XVIIIe siecle, avant tout historienne et essayiste, Chantal Thomas n’en multiplie pas moins les casquettes. Elle enseigne dans de nombreuses universite americaines, notamment a Yale et Princeton, est directrice de recherche au Centre National de Recherche Scientifique, collabore au Monde et a des productions de Radio France. Elle ecrit des essais sur Sade, Casanova et Marie-Antoinette. Elle est egalement l’auteur de recits plus personnels : ‘La vie reelle des petites filles’ et ‘Comment supporter sa liberte’. En 2002, elle obtient le prix Femina pour son premier roman, ‘Les Adieux a la Reine’. Elle fait par ailleurs partie du jury du concours depuis 2003. Avec ‘Souffrir’ (2003), ‘ L’Ile flottante’, ‘Le Palais de la Reine’ (2005) ou encore ‘Chemins de sable’ (2006), Chantal Thomas aborde des themes universels tels que la liberte, et construit un univers en subtil decalage avec la realite, ce qui ne va pas sans seduire le public et la critique.

  • La revue de presse Michele Gazier – Telerama

Apres un brillant detour du cote du roman -� Les Adieux a la reine, prix Femina 2002 -�, Chantal Thomas revient a l’essai, une forme litteraire qui lui est familiere. Souffrir n’est pourtant pas un texte ordinaire. Specialiste de la litterature du XVIIIe siecle, l’auteur propose une sorte de synthese, l’aboutissement d’une reflexion suscitee par ses lectures de Sade et de Sacher-Masoch, de Nietzsche, de Scott Fitzgerald, de la comtesse de Segur et de bien d’autres. Objet de cette reflexion, le �souffrir� n’est pas exactement la souffrance ni la douleur. Souffrir induit une participation de l’individu : je souffre. La souffrance, quant a elle, n’en est que le fruit : on la subit… Nul ne pouvant s’epargner le souffrir, chacun peut trouver dans les approches multiples de Chantal Thomas un recit, une reference, une remarque, une citation, quelques mots qui lui sont tendus comme un miroir. Et l’on pense au Journal intime de Nanni Moretti qui, entre documentaire et autobiographie, nous invitait au dernier plan de son film a boire avec lui un grand verre d’eau pure. Chantal Thomas, elle, nous convie en guise de conclusion a une promenade le long du Grand Canal, a Versailles. Comme une invitation a jouir de l’instant. De la vie.

  • La revue de presse Jacques de Saint Victor – Le Figaro

… Historienne reputee, Chantal Thomas est une specialiste de Sade, elle a aussi ecrit un roman sur les derniers jours de Marie-Antoinette a Versailles, Les Adieux a la reine (sortant aussi de l’oubli un petit essai tres instructif de Mme de Genlis sur cette etiquette si etrange de la cour de France ou, par exemple, un roi porte le deuil non en noir mais en violet !). Dans la veine de son precedent travail sur Comment supporter sa liberte, elle a ecrit, cette fois-ci, un essai mi-philosophique, mi-litteraire, une petite promenade personnelle dans l’univers fascinant de la souffrance… Au fond, quand elle parle de la souffrance, Mme Thomas evoque surtout cette souffrance qui vient de �dedans�, celle des solitaires ou des exclus de l’amour, se gardant d’evoquer les souffrances venues du �dehors�. C’est la douleur de Pavese, ce grand malheureux en amour, c’est celle de l’homme quitte ou trompe, dont parlait avec beaucoup de justesse Roland Barthes en analysant la cause precise de sa quadruple humiliation : �Comme jaloux, je souffre quatre fois : parce que je suis jaloux, parce que je me reproche de l’etre, parce que je crains que ma jalousie ne blesse l’autre, parce que je me laisse assujettir a une banalite : je souffre d’etre exclu, d’etre agressif ; d’etre fou et d’etre commun.� Qui n’a pas eprouve en effet cette detresse. Souffrir au fond d’etre banal… Mais Chantal Thomas nous invite a ne pas mepriser cette souffrance. Elle souligne la puissance de ces douleurs qui nous sortent du mediocre, comme ces chagrins qui, disait Proust, �vous otent litteralement la vie pour bien longtemps, quelquefois pour toujours�.

  • La revue de presse Natalie Levisalles – Liberation

�Si le monde vous echappe par exces de souffrance, on peut aussi le manquer par avarice de larmes�, ecrit Chantal Thomas dans Souffrir… En vingt-huit fragments courts, intenses, legers, qui sont comme des �eclats de douleur�, Chantal Thomas part de tableaux, de films, de scenes autobiographiques ou litteraires, pour explorer la douleur, qui, comme le dit madame de Stael, �est un pays ou il y a toujours des decouvertes a faire�. Les fragments s’appellent abandon, attendre, bagne, enfer, mysticisme ou refus. Ils parlent de Sade, de Julie de Lespinasse (son exaltation quasi mystique dans un amour sans retour), de Schopenhauer qui semblait avoir de bonnes raisons de preferer les chiens aux femmes (�S’il n’y avait pas de chiens, je n’aimerais pas a vivre�), des sevices delicieux et horrifiques des livres d’enfance (Heidi et les Petites Filles modeles), des �esclaves volontaires� du travail moderne ou de Cesar Pavese qui disait �au moins, pendant qu’on souffre, on ne s’ennuie pas�.

  • La revue de presse Valerie Marin La Meslee – Le Point

Non, Chantal Thomas n’a pas de disposition particuliere a la souffrance, elle renvoie plutot l’image de son contraire, librement tournee vers l’excitation du plaisir selon Casanova. �Souffrir� est pourtant le titre de son nouvel opus, abecedaire des plus divers etats de la souffrance extraits de ses lectures et de sa vie. Cette perle de petit essai subjectivement erudit se presente comme la face ombreuse, mais pas desesperee, de son premier du genre, paru en 1997, �Comment supporter sa liberte�… Une phase douloureuse de sa vie personnelle a motive ponctuellement cette necessite de repondre a une question longtemps contournee : �Que peut-on faire de la douleur, et qu’en ai-je fait, moi ?�… D’un univers a l’autre, et sans tabous, �Souffrir� rend hommage au pouvoir consolateur des livres, dont certains, confie Chantal Thomas, l’ont sauvee, de Sade, Thomas Bernhard, auquel son titre fait signe, ou Stendhal. Souffrir, c’est aussi savoir pleurer, comme la jeune fille abandonnee a ses larmes dans laquelle elle s’est reconnue au point de choisir ce tableau en couverture de son livre….

  • La revue de presse Jean Blain – Lire

Dans cet essai sur la souffrance, l’auteur constate que notre rapport a la douleur a change du tout au tout. Alors qu’autrefois, �souffrir etait ressenti et interprete non seulement comme le lot meme de l’humanite, mais comme le seul motif d’etre sur terre�, notre souffrance n’a plus aujourd’hui ni modeles ni rites. Aussi souffrons-nous desormais seuls, condamnes a dissimuler une douleur, a laquelle rien ne vient plus donner sens et dont le spectacle meme est devenu insoutenable…