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Tamizey de Larroque ; “l’érudit des érudits” ; 1828-1898

Auteur : Christophe Blanquie

Tamizey de Larroque, évoqué par Anatole France dans « Le crime de Sylvestre Bonnard », s’était spécialisé dans l’étude des XVIe et XVIIe siècles et fut un des pionniers de l’édition des « livres de raison », des « mémoires » et de la correspondance des hommes célèbres de ce temps, manuscrits inédits qu’il transcrivit et publia avec une puissance de travail et une érudition hors du commun. Sa publication de la correspondance de Fabri de Pereisc (1580-1637) en une dizaine de volumes est restée célèbre et est un modèle du genre. Editeur scientifique, auteur d’une multitude de notices bibliographiques ou biographiques pour toutes les grandes revues historiques de son temps, qu’elles soient nationales ou plus locales, Tamizey de Larroque a contribué à faire du XIXe un Grand Siècle de l’Histoire. On disait de lui qu’il connaissait si bien le Paris d’Henri IV ou de Louis XIII qu’il n’aurait pas été dépaysé s’il y avait été transporté. Philippe Tamizey de Larroque (1828-1898) restait pourtant attaché à son Agenais (il a même été maire de Gontaud, son village natal) et connaissait tout aussi bien le pays et le parler de Monluc et de ses capitaines. Grand éditeur, infatigable critique, érudit fécond, il a fraternisé avec tous les historiens de son temps, qu’ils soient parisiens ou aquitains. Mais ce savant exigeant était féru de littérature et goûtait la poésie : lui, si fier de sa région, fut également l’ami de Mistral…