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Tim Burton

Auteur : Aurelien Ferenczi

Date de saisie : 17/01/2008

Genre : Cuisine, Gastronomie, Vins

Editeur : Cahiers du cinema, Paris, France

Collection : Grands cineastes

Prix : 7.00 / 45.92 F

ISBN : 978-2-86642-496-1

GENCOD : 9782866424961

Sorti le : 03/01/2008

  • Les presentations des editeurs : 17/01/2008

Tim Burton est l’un de ces cineastes qui creent de toutes pieces leur propre univers, avec ses regles, ses personnages et meme ses paysages, qui inventent des films qui ne ressemblent qu’a eux-memes et qui, par un de ces prodiges dont le cinema a le secret, rencontrent un public nombreux autant qu’inconditionnel. Beetlejuice, film optimiste sur la mort, figure le big-bang de ce monde nouveau dont la logique inverse systematiquement les regles. Le spectateur est invite a considerer l’etrange comme la norme et le normal bien ennuyeux. Le decor est plante et Burton alterne desormais films de commande a grand spectacle et films plus personnels, sans oublier les films d’animation (L’Etrange Noel de monsieur Jack, Les Noces funebres), genre avec lequel il a debute sa carriere chez Disney. Il reinvente Batman sous les traits d’un Michel Keaton plus BD que nature et le Joker sous ceux d’un Jack Nicholson aussi comique que terrifiant dans deux films jubilatoires ou l’ironie le dispute a la mechancete. Dans cette galerie de portraits viennent ensuite Edward aux mains d’argent, le Cavalier sans tete (Sleepy Hollow), Willy Wonka (Charite et la chocolaterie), Sweeney Todd, personnages issus de legendes eternelles ou surgis de l’imaginaire de Tim Burton auxquels sa complicite avec Johnny Depp donne vie. Bienvenue a TimBurtonLand.

Aurelien Ferenczi est responsable de la rubrique cinema a Telerama.

  • Les courts extraits de livres : 17/01/2008

Preambule :

Bienvenue dans le train fantome. Ici defileront des spectres a tetes de citrouilles, des squelettes aux os qui s’entrechoquent, des savants fous, des monstres qui ont inegalement conscience de leur monstruosite, des cavaliers sans tetes experts es decapitations, des heroines gothiques, etc. Ici, ce n’est pas exactement le Grand Guignol, le sang n’y coule pas a flots pour le pur plaisir du frisson : il s’agit plutot d’un drole d’endroit ou l’etrange est la norme et le normal bien ennuyeux, ou l’on apprend que sous notre monde git, pardon vit, un autre monde bruyant et colore ou l’on s’amuse meme si l’on est mort… Cette contree-la est enfermee dans une boite… cranienne : c’est l’interieur de la tete de Timothy Burton, dit Tim, quadra tres juvenile. De cet esprit a nul autre pareil ont jailli des films qui ne ressemblent qu’a leur proprietaire : terrifiants et droles, noirs et chamarres. Qu’ils aient pu trouver leur place au sein d’un marche competitif et normatif – celui de la superproduction hollywoodienne -, qu’ils aient su preserver leur singularite, c’est l’un des prodiges d’un cineaste obstine et exigeant.

Bienvenue a TimBurtonLand