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Tio du Pacifique

Auteur : Natsuki Ikezawa

Traducteur : Corinne Quentin

Date de saisie : 18/11/2007

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : P. Picquier, Arles, France

Collection : Picquier poche, n 302

Prix : 8.50 / 55.76 F

ISBN : 978-2-87730-984-4

GENCOD : 9782877309844

Sorti le : 15/11/2007

  • Les presentations des editeurs : 19/11/2007

Tio a une douzaine d annees et vit dans une ile qui a la forme d’une papaye coupee en deux. Entre la plage et la barriere de corail, le volcan et la jungle, il nous parle de l’importance de certaines rencontres, de tresors caches et de legendes : des dieux qui appellent aupres d’eux les enfants trop parfaits pour rester sur terre, du couple de touristes qui ne voulait plus partir, de l’arbre qui soutenait le ciel ou de Mamie Kamai qui avait predit la chute de l’homme attire vers la terre…
Il n’est pas donne a tous les ecrivains de trouver la formule d’une simplicite litteraire qui garantisse a leur recit la grace d’une veritable universalite. Le livre d’Ikezawa temoigne d’un tel miracle minuscule. Tout contribue a une impression d’evidence enchantee : la limpidite sans defaut de la langue, la douceur espiegle de l’invention, la richesse melancolique de la reverie… Le livre d’Ikezawa exerce un sortilege bienfaisant sur le lecteur. Il lui fait la promesse de perpetuelles et enfantines vacances sous le soleil et dans le vent.

  • Les courts extraits de livres : 19/11/2007

Le marchand de cartes postales

Un avion passe sur notre ile trois fois par semaine, le lundi, le mercredi et le dimanche. Generalement, une demi-heure avant son arrivee, nous prenons le minibus pour accompagner jusqu’a l’aeroport les clients qui repartent. Ce jour-la, personne de notre hotel ne quittant l’ile, Papa et moi sommes partis pour l’aeroport un peu moins a l’avance. Apres avoir gare la voiture, nous sommes entres dans le hall d’arrivee au toit recouvert de palmes. Au loin, retentissait deja le vrombissement de l’appareil et vers l’est, le ciel commencait a prendre une couleur orangee. L’avion a atterri face au vent d’ouest, roule jusqu’au bout de la piste, puis faisant vibrer l’air alentour dans un grondement sourd, est revenu en direction du terminal.
Une trentaine de passagers sont descendus. Un sac en bandouliere ou une valise a la main, ils se sont diriges en file indienne vers le hall d’arrivee. Leurs ombres s’allongeaient et vibraient sur la surface plane de l’asphalte. Moi, comme d’habitude, je portais un panneau ou etait inscrit le nom de notre hotel et je les observais, poste dans un coin du terminal. Une personne, au milieu de la file inondee par le soleil couchant, s’est arretee un instant pour regarder vers l’est la silhouette noire du mont Kurampok, qui se detachait tres distinctement en contre-jour. C’etait une femme d’un certain age, sans doute une Japonaise. Les autres passagers passaient a cote d’elle, presses de rejoindre le terminal. Le dernier de la file l’a doublee et lorsqu’il s’est trouve a plus de dix metres devant elle, la femme qui regardait la montagne s’est enfin rendu compte qu’elle etait la seule a rester sur la piste. Alors, elle a recharge son gros sac sur son epaule et, d’un pas rapide, a rejoint les autres voyageurs dans le hall d’arrivee.