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Tobie Lolness

Auteur : Timothee de Fombelle

Illustrateur : Francois Place

Date de saisie : 04/12/2008

Genre : Jeunesse a partir de 9 ans

Editeur : Gallimard-Jeunesse, Paris, France

Collection : Hors serie litterature

Prix : 22.00 / 144.31 F

ISBN : 978-2-07-061963-4

GENCOD : 9782070619634

Sorti le : 09/10/2008

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  • Lettre a mon libraire : 04/12/2008
  • Cher libraire,

    Je ne t’ecris pas souvent et tu as recu de moi plus de livres que de lettres. Pas un jour sans une ligne, ecrivait Pline. Comme auteur, j’essaie de respecter cette regle, mais j’ajouterais bien : Pas un jour sans mon libraire. Rares sont ceux ou je ne passe pas ta porte. J’aime les librairies autant que les forets. J’ai envie d’y batir des cabanes.
    Surveille tes doubles plafonds car je me cacherai la pour passer la nuit, rallumer les lumieres a minuit, et me coucher entre les livres.
    Je t’ai fait porter, il y a quelques jours, des exemplaires tout neufs de Tobie Lolness. Reunis en un seul volume, imprimes a l’encre vegetale, il sont lourds comme des paves de chene, mais j’espere qu’on y entre comme dans du beurre. J’ai ecrit Tobie Lolness pour les jeunes lecteurs, bonne excuse pour raconter sans compter la saga d’une petite humanite dans les branches d’un arbre. C’est mon premier roman. J’y ai mis tout ce qui comptait pour moi : de la fable, du thriller, de la quete, de la tendresse et une petite philosophie de poche a la mesure de ce monde. J’ai aussi voulu y glisser ma bibliotheque, les livres que j’aime, que tu m’as fait decouvrir, le plaisir de tenir un livre entre ses mains et de ne pas pouvoir le lacher.
    Aujourd’hui, souvent grace a toi, les grands volent Tobie aux petits. Ce hold-up me plait, c’est celui que je fais chaque jour en replongeant dans l’imaginaire, en reprenant le chemin de l’enfance, ces hautes branches de la liberte et de l’aventure.
    A tout a l’heure, merci pour tout

    Timothee de Fombelle

    • Les presentations des editeurs : 19/11/2008

    “Tobie Lolness mesurait un millimetre et demi, ce qui n’etait pas grand pour son age”. Ainsi commence le recit des aventures du jeune Tobie, qui appartient au peuple du grand chene. Ce peuple ne connait pas d’autre univers que celui de l’arbre, creusant ses maisons dans les branches, tracant ses chemins dans les sillons de l’ecorce, faisant travailler les charancons, elevant leurs larves pour se nourrir. Le pere de Tobie, savant genial et sage, ayant refuse de livrer le secret d’une invention revolutionnaire, sa famille est pourchassee, emprisonnee… Tobie parvient a s’enfuir. Avec la jeune Elisha, il essaie de delivrer ses parents. Mais il est trop tard, Tobie les croit morts… Traque, trahi, desespere, il trouve refuge chez les Peles, le peuple des herbes qui vit au pied de l’arbre. Lorsqu’il apprend que ses parents sont vivants et qu’Elisha est en danger, Tobie revient dans l’arbre. Il le decouvre blesse par le cratere que le puissant et avide Mitch creuse en son coeur. Un tyran, Leo Blue, regne sur les cimes et retient Elisha prisonniere. Tobie entre en resistance et n’aura de cesse de delivrer les siens et de sauver son monde fragile.

    L’auteur
    Timothee de Fombelle, ne en 1973, d’abord professeur de Lettres, se tourne tot vers le theatre. Il cree en 1990 une troupe pour laquelle il ecrit des pieces qu’il mettra lui-meme en scene. Depuis, il n’a cesse d’ecrire pour le theatre. Sa piece Le phare, ecrite a 18 ans, est traduite et jouee en Russie, Lituanie, Pologne et au Canada. Son texte Je Danse toujours (Actes Sud) a ete lu a l’ouverture du festival d’Avignon en 2002. Tobie Lolness est son premier roman.

    • Les courts extraits de livres : 19/11/2008

    TRAQUE

    Tobie mesurait un millimetre et demi, ce qui n’etait pas grand pour son age. Seul le bout de ses pieds depassait du trou d’ecorce. Il ne bougeait pas. La nuit l’avait recouvert comme un seau d’eau.
    Tobie regardait le ciel perce d’etoiles. Pas de nuit plus noire ou plus eclatante que celle qui s’etalait par flaques entre les enormes feuilles rousses.
    Quand la lune n’est pas la, les etoiles dansent. Voila ce qu’il se disait. Il se repetait aussi : S’il y a un ciel au paradis, il est moins profond, moins emouvant, oui, moins emouvant…
    Tobie se laissait apaiser par tout cela. Allonge, il avait la tete posee sur la mousse. Il sentait le froid des larmes sur ses cheveux, pres des oreilles.
    Tobie etait dans un trou d’ecorce noire, une jambe abimee, des coupures a chaque epaule et les cheveux trempes de sang. Il avait les mains bouillies par le feu des epines, et ne sentait plus le reste de son petit corps endormi de douleur et de fatigue.
    Sa vie s’etait arretee quelques heures plus tot, et il se demandait ce qu’il faisait encore la. Il se rappelait qu’on lui disait toujours cela quand il fourrait son nez partout : Encore la, Tobie ! Et aujourd’hui, il se le repetait a lui-meme, tout bas : Encore la ?
    Mais il etait bien vivant, conscient de son malheur plus grand que le ciel.
    Il fixait ce ciel comme on tient la main de ses parents dans la roule, a la fete des fleurs. Il se disait : Si je ferme les yeux, je meurs.