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Tours et detours de la vilaine fille

Auteur : Mario Vargas Llosa

Traducteur : Albert Bensoussan

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Du monde entier

Prix : 21.00 €

ISBN : 978-2-07-078083-9

GENCOD : 9782070780839

  • Le choix des libraires : Choix de Pauline Serrad de la librairie MAISON DE LA PRESSE a TROYES, France – 05/03/2007

Il suffit de lire le titre pour se mettre dans l’ambiance du roman et pour s’accrocher a cette “vilaine fille”. Voila une femme insaisissable, enigmatique, envoutante : une femme fatale. A cote de cette femme il y a un homme, le narrateur qui, fascine, envoute par l’etrange creature va vivre sa vie au rythme des coups de tete et des caprices de cette derniere.
Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis, voila un precepte bien connu en matiere de sentiments, mais qui s’applique ici a grande echelle. En effet, les regles de ce petit jeu amoureux ne se bornent pas aux frontieres d’un pays et d’ailleurs tous les coups sont permis; cette relation plutot tumultueuse, evolue dans la plus grande confusion des sentiments et baigne dans le mensonge. On oscille toujours entre deux etats : De la fuite aux retrouvailles, du degout a l’amour charnel, de l’admiration a l’humiliation, de l’obsession a l’oubli…De la meme facon cette “vilaine fille” se montre odieuse, detestable mais on ne peut pas s’empecher de l’aimer. Un roman fougueux, une passion devorante, l’histoire d’une obsession.

  • Le journal sonore des livres : Albert Bensoussan – 24/05/2007

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Albert Bensoussan – 24/05/2007

  • Les presentations des editeurs : 26/10/2006

Que de tours et de malices chez cette ” vilaine fille “, toujours et tant aimee par son ami Ricardo, le ” bon garcon “. Ils se rencontrent pour la premiere fois au debut des annees cinquante, en pleine adolescence, dans l’un des quartiers les plus huppes de Lima, Miraflores. Joyeux, inconscients, ils font partie d’une jeunesse doree qui se passionne pour les rythmes du mambo et ne connait d’autre souci que les chagrins d’amour. Rien ne laissait alors deviner que celle qu’on appelait a Miraflores ” la petite Chilienne ” allait devenir, quelques annees plus tard, une farouche guerillera dans la Cuba de Castro, puis l’epouse d’un diplomate dans le Paris des existentialistes, ou encore une richissime aristocrate dans le swinging London. D’une epoque, d’un pays a l’autre, Ricardo la suit et la poursuit, comme le plus obscur objet de son desir. Et chaque fois, il ne la retrouve que pour la perdre. Et, bien entendu, ne la perd que pour mieux la rechercher. Il n’est jamais facile d’ecrire l’histoire d’une obsession. Mais la difficulte est encore plus grande quand il s’agit d’une obsession amoureuse et quand l’histoire que l’on raconte est celle d’une passion. Mario Vargas Llosa avait deja affronte ce defi par le passe dans La tante Julia et le scribouillard (1980), l’un de ses romans les plus populaires. Et voici qu’il le releve encore vingt-cinq ans plus tard et nous offre ce cadeau inattendu : une superbe tragi-comedie ou eros et thanatos finissent par dessiner une autre Carte de Tendre entre Lima, Paris, Londres et Madrid. Car Tours et detours de la vilaine fille est bien cela : la geographie moderne d’un amour fou.

Mario Vargas Llosa (Arequipa, 1936) est l’auteur de Conversation a ” La Cathedrale ” (1973), La fete au Bouc (2002) et Le Paradis- un peu plus loin (2003), parmi la vingtaine d oeuvres qui ont fait sa reputation internationale. Il est aussi l’essayiste lucide et polemique de L’utopie archaique (1999) et du Langage de la passion (2005).

  • La revue de presse Delphine Peras – Le Figaro du 23 novembre 2006

Tours et detours de la vilaine fille : le titre du nouveau roman de Mario Vargas Llosa resume parfaitement cette exquise sarabande amoureuse, pleine de fantaisie et de pirouettes, qui va se jouer quatre decennies durant, de la France au Japon, de l’Espagne au Perou en passant par l’Angleterre. C’est le recit enleve, dense et distrayant, subtil et leger, d’un homme contraint de jouer au chat et a la souris avec une femme impitoyable dont il est follement epris envers et contre tout. Finalement, on peut dire que le celebre ecrivain peruvien, 70 ans, signe la son premier vrai roman d’amour, un amour moderne avec tout ce qu’il faut d’erotisme, de jalousie, de tromperie, de separations, de retrouvailles… L’auteur de La Tante Julia et le Scribouillard confirme surtout sa fidelite a Flaubert et son ambition renouvelee de faire du roman le miroir le plus revelateur de la condition humaine.

  • La revue de presse Philippe Lancon – Liberation du 16 novembre 2006

Le livre ressemble a un roman d’aeroport, mais reussi. Il multiplie les catalogues touristiques, les voyages internationaux, les cliches locaux, la mise en violons des sentiments, une certaine banalite de style et d’image ; mais ce qui devrait etre ennuyeux devient perturbant, presque euphorisant, comme si, au coeur cire d’un terminal, parmi les parfums en detaxe et les papiers glaces, on appreciait soudain tout le grain de la solitude : c’est qu’elle est peuplee…
La femme qu’on aime est celle qui vous manque et qu’on n’oublie pas : celle pour et par qui l’on ecrit.

  • La revue de presse Daniel Rondeau – L’Express du 9 novembre 2006

Le talent de Mario Vargas Llosa est au plus haut : il fait danser les mots dans un style impeccable de naturel…
L’auteur a tourne dans son encre ses souvenirs (Paris, Londres) et ses fidelites (Balzac, Miraflores, etc.), puis il a jete dans son encrier des cristaux d’imaginaire et un peu du prestige de l’Histoire. Les annees passent, les hommes changent, les femmes aussi, une emotion grandit, la vilaine fille va bientot mourir. Tristesse ? Non, car au moment des larmes, le romancier sort une colombe de son encrier. L’oiseau porte un nom : litterature.

  • La revue de presse Jean-Paul Enthoven – Le Point du 19 octobre 2006

Il est rare, tres rare, d’inventer (en litterature) un nouveau type de femme – tant les perverses, les libertines, les fideles, les fatales, les banales, les admirables, les saintes sont deja inscrites au repertoire…
C’est pourtant ce que vient de faire Mario Vargas Llosa en inventant, pour son dernier roman, une creature que je n’avais, pour ma part, jamais rencontree auparavant. C’est un monstre tres sympathique. Une garce affectueuse. Un diable plein de moralite. Ou a-t-il trouve sa chimere ? Dans quelle zone de sa biographie ou de son imaginaire ? Combien de temps l’a-t-il laissee murir dans son coeur ? C’est la un mystere dont je ne manquerai pas, a l’occasion, de l’entretenir. Mais le resultat, pour l’heure, est stupefiant : cette vilaine fille – je prefere l’espagnol qui, avec nina mala, injecte plus d’enfance dans son sillage – est l’un des personnages les plus fascinants que l’on puisse actuellement croiser sur la haute mer des grands romans. Et ceux qui lui rendront visite ne l’oublieront pas de sitot…