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Tous gros demain ? : 40 ans de mensonge, 10 kilos de surpoids

Auteur : Pierre Weill

Preface : Huguette Le Dain | Michel Le Dain

Date de saisie : 07/05/2007

Genre : Guides et conseils pratiques

Editeur : Plon, Paris, France

Collection : Actualite

Prix : 18.00 / 118.07 F

ISBN : 978-2-259-20600-6

GENCOD : 9782259206006

  • Les courtes lectures : Lu par Xavier Clion – 25/05/2007

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Xavier Clion – 15/05/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Helene Lausseur – 25/05/2007

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Helene Lausseur – 15/05/2007

  • Les presentations des editeurs : 25/05/2007

Si rien ne change, on sera tous obeses demain, et pourtant on mange de moins en moins. Malbouffe ? Sedentarite ? Pas seulement.

– Comment le lait maternel a-t-il pu changer de composition en quarante ans au point de rendre nos bebes, puis nos enfants, trop gros ?
– Quels ont ete les moteurs economiques du decalage inquietant et grandissant entre nos genes et notre alimentation ?
– Au service de quels interets puissants la pensee nutritionnelle unique aux effets devastateurs s’est-elle installee ?

Analysant les consequences de quarante ans d’errements nutritionnels, ce livre, cependant resolument optimiste, se veut porteur de solutions realistes en nous apprenant a bien consommer pour eviter d’etre tous gros demain.

Chercheur et agronome, Pierre Weill travaille depuis quinze ans sur le lien entre modes de production agricole et sante. Il a signe de nombreux articles scientifiques sur le sujet.

Pierre Weill raconte l’histoire de la nutrition humaine : comment l’alimentation des animaux qui nous nourrissent conditionne toute notre sante. Un livre humain qui petille d’intelligence, de passion et se lit comme un roman.

David Servan-Schreiber, medecin, chercheur en neurosciences, auteur de Guerir le stress, l’anxiete et la depression sans medicaments ni psychanalyse.

  • Les courts extraits de livres : 25/05/2007

Obesite et surpoids : l’etat des lieux

Des kilos par metre carre !

Le probleme de l’obesite est serieux, mais l’unite qui le mesure prete a sourire. En effet, l’obesite et le surpoids se mesurent en kg par m2.
L’IMC, l’Indice de Masse Corporelle, est le rapport entre le poids (en kilogrammes) et le carre de la taille (en metres). Si je pese 80 kg et que je mesure 1,70 metre, mon IMC est de 80/1,7/1,7 = 27,6… Ouf ! je ne suis pas obese – l’obesite commence avec un IMC de 30 – mais simplement en surpoids… Le surpoids commence a une valeur d’indice IMC de 25.

Une epidemie en marche

Pour chacun de nous, la mesure de l’IMC prete encore a sourire. Tout le monde fait (plus ou moins) attention a son poids et surveille (plus ou moins) ce qu’il mange et ses depenses physiques. Mais, quand on passe au stade des statistiques generales, le sourire s’estompe, puis disparait completement.

Jusqu’en 1980, l’obesite n’existe pas en France, en tout cas pas comme la manifestation d’un phenomene collectif. Il y a bien des individus gros et tres gros. Mais c’est encore un signe exterieur de comportements individuels atypiques. L’ambiance des premiers congres de nutrition est tres masculine, voire un peu machiste, et, dans des discours surprenants, les grands specialistes de la nutrition des annees 70 distinguent les obeses masculins, bons vivants un peu excessifs victimes d’un exces de sociabilite et donc de bonne(s) table(s), et les obeses feminines, boulimiques depressives qui compensent cote cuisine un deficit de liens sociaux.
L’heure n’est pas alors, de ce cote-ci de l’Atlantique, a la prise en compte d’un phenomene de societe naissant… ailleurs. Car, a la meme epoque, les Etats-Unis comptent deja plus de 10 % d’obeses (IMC > 30) dans leur population adulte. Ils sont deja plus de 5 % en Australie. En Europe, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Finlande passent aussi cette barre des 5 % d’adultes obeses au debut des annees 80.