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Tresors du patrimoine rural d’Ile-de-France

Auteur : Christophe Lefebure

Date de saisie : 02/11/2006

Genre : Guides Tourisme, Voyages

Editeur : Parigramme, Paris, France

Collection : Beaux livres

Prix : 25.00 / 163.99 F

ISBN : 978-2-84096-475-9

GENCOD : 9782840964759

  • Les courtes lectures : Lu par Virginie Molina, eleve du Cours Florent – 02/11/2006

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Virginie Molina, eleve du Cours Florent

  • Les presentations des editeurs : 24/10/2006

Que reste-t-il de la campagne d’Ile-de-France, elle qui rayonnait aux portes de la capitale il y a un siecle a peine ? Sur ces terroirs, tout un peuple de paysans etait a l’ouvrage. Les plus aises cultivaient les bles tandis que les autres vivaient du maraichage, de la vigne ou d’un peu d’elevage. Les jours s’ecoulaient, semblables a ceux de toujours, lentement rythmes par les cloches des eglises…
Aujourd’hui, dans une region urbanisee a l’extreme, la revelation de l’etonnante richesse du patrimoine rural est tout aussi rafraichissante qu’instructive. Ce voyage invite notamment a la decouverte des granges, des lavoirs, des pressoirs, des moulins, des abreuvoirs, des pigeonniers, des chapelles et des ecoles de village qui nous transportent dans un autre temps.

Christophe Lefebure, auteur et photographe, a consacre de nombreux ouvrages au patrimoine rural francais, parmi lesquels La France des lavoirs (Privat), Moulins d’autrefois (Arthaud), Croix et calvaires, chefs-d’oeuvre de l’art populaire (Flammarion), Le Temps des campagnes. Le Temps des ecoles (Hazan)…

  • Les courts extraits de livres : 24/10/2006

Auvers-sur-Oise, Valmondois (Val-d’Oise) et Cheptainville (Essonne) sont de beaux exemples de cette configuration. Les localites etablies le long de cours d’eau presentent un visage similaire, tel Bennecourt (Yvelines), situe sur la rive droite de la Seine : Ils remonterent Bennecourt, qui aligne ses maisons jaunes, le long de la berge, sur pres de deux kilometres (Emile Zola, L’Oeuvre). C’est bien souvent la nature de l’activite dominante qui dicte la forme de l’habitat : les villages de vignerons, comme Theuville ou Vetheuil (Val-d’Oise), regroupent de petites maisons hautes serrees les unes contre les autres tandis que les villages de laboureurs, comme Arnouville-les-Mantes (Yvelines) ou Gastins (Seine-et-Marne), se composent essentiellement de fermes plus ou moins imposantes sur un espace etendu.
Vus de loin, ces villages paraissent replies sur eux-memes. Les murs des dernieres maisons et des fermes sont denues de toute ouverture et prennent l’allure de remparts : Le village est situe sur le versant du plateau qui descend vers le Loing (un affluent de la Seine). Quand on se trouve sur la grand-route, en dehors du village, et que l’on regarde les maisons blanches serrees les unes contre les autres, on comprend immediatement ce qui caracterise le village francais, la mere de la ville, ou la ville en miniature. Il est entoure de murs sans fenetres. Le village est aveugle (August Strindberg, Parmi les paysans francais). Pourquoi un tel visage ? S’agit-il d’un maintien des anciennes preoccupations defensives ? Ou est-ce une consequence de l’impot sur les portes et fenetres, une contribution qui ne fut abolie qu’en 1917 ? Ces deux facteurs ont certainement leur importance mais il faut aussi considerer la volonte de simplicite des paysans d’autrefois : multiplier les baies complique une construction et en rencherit le cout. Toujours est-il que l’unite de ces villages est remarquable. Les memes tuiles ont ete utilisees pour tous les toits ; les maisons ont ete baties de la meme pierre et enduites du meme lait de chaux ou de platre.