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Tristes Pontiques

Auteur : Ovide

Preface : Marie Darrieussecq

Traducteur : Marie Darrieussecq

Date de saisie : 23/05/2012

Genre : Biographies, memoires, correspondances…

Editeur : POL, Paris, France

Collection : Poesie

Prix : 25.00 €

ISBN : 978-2-84682-282-4

GENCOD : 9782846822824

Sorti le : 23/10/2008

  • Le choix des libraires : Choix de Laurent Lebourg de la librairie PRIVAT-CHAPITRE a PERPIGNAN, France (visiter son site) – 14/07/2012

Difficile de rester insensible a la beaute melancolique de ce texte antique. Ce triste chant est la longue plainte d’un poete en exil. Ovide a commis a Rome une faute encore ignoree des historiens a ce jour. Ce faux pas a cependant declenche le courroux de l’empereur Auguste. Le maitre du monde mediterraneen fut suffisamment clement pour lui laisser la vie, mais un fond de sadisme l’amena a le bannir dans la bourgade la plus eloignee de l’empire : Tomes. Vivre aux frontieres du monde barbare : pour un poete urbain, mondain, raffine et chantant l’amour, il ne pouvait y avoir de plus cruel chatiment. Ce n’est pas sur les rives du Pont-Euxin que le poete en toge risquait de trouver des oreilles latines capables de savourer ses vers. A l’embouchure du Danube, il ne cotoie desormais plus que des Getes hirsutes, armees jusqu’aux dents et a peine revetus d’un vernis de romanite. Pour couronner le tout, Ovide prend conscience au fil des ans qu’il est en train de perdre son latin !

Dans ses lettres, Ovide devoile sans retenue toutes les facettes de sa souffrance : incomprehension de son sort, effroi de vivre aux frontieres d’un monde inconnu et dangereux, colere, desespoir, reproches, supplications, tout y passe. Sa vie defile devant lui, avec ses rancunes et ses regrets. Il prend regulierement le lecteur a temoin et finit meme par avouer qu’il s’ecoute un peu trop gemir. Voila pourquoi sa confession reste d’une sincerite bouleversante. Son absence de retenue n’enleve rien a la beaute de son texte. Sachant que le poete est mort en exil, comment ne pas etre pris de compassion lorsque ce doux reveur envisage l’espoir d’un retour en grace ? Les Tristes peuvent egalement etre lus comme un document unique sur les mentalites de l’antiquite et nous rapprocher par la litterature d’un homme separe de nous par deux millenaires.

  • Le choix des libraires : Choix de Benedicte Cabane de la librairie des DANAIDES a AIX-LES-BAINS, France (visiter son site) – 14/07/2012

En l’an 8, pour une raison mysterieuse, Auguste bannit Ovide. Il se retrouve alors au fin fond de l’Empire Romain chez les Barbares ou personne ne parle latin, ou le courrier met six mois a lui parvenir, ou le confort est spartiate… Bref, Ovide se plaint, Ovide supplie. 2000 ans apres, avec poesie, Marie Darrieussecq depoussiere ses lettres d’exil (les Tristes et les Pontiques) et nous fait reellement compatir aux malheurs d’Ovide. Magnifique !

  • Les presentations des editeurs : 14/07/2012

Il y a deux mille ans exactement, en decembre 08, Ovide est exile par Auguste aux confins du monde connu, chez les Barbares du delta du Danube. Apres un long periple par les mers et les terres, le grand poete mondain va vivre huit ans entoure d’hommes vetus de peaux de betes, qui ne parlent ni latin ni grec. Et il ecrit, une centaine de lettres autobiographiques, que j’ai eu envie de traduire pour leur beaute, leur melancolie, et le regard qu’elles portent sur d’autres mondes.

M.D.

Ovide est surtout connu pour son Art d’aimer et ses Metamorphoses.
En l’an 8, pour une raison qui reste enigmatique, il deplait a l’empereur. Tout ce que l’on sait, c’est qu’il a vu quelque chose qu’il n’aurait pas du voir. Auguste lui fait grace de la vie, mais l’exile au bout du monde connu, sur le Pont-Euxin, a l’actuelle frontiere de la Roumanie et de l’Ukraine, dans le delta du Danube. La-bas c’est le froid, la guerre, et les barbares. Plus loin, personne ne sait ce qu’il y a : des marecages, des oiseaux migrateurs… Le bout du monde n’est pas une vaine expression.
Amoureux de sa femme, amoureux de Rome et de sa vie mondaine, Ovide se retrouve donc seul, isole au milieu des Getes vetus de peaux de bete. Le barbare, ici, c’est moi : personne ne parle sa langue. Pendant huit ans, il ecrit des lettres a Rome, recueillies en deux volumes : les Tristes, et les Pontiques. Elles mettent six mois a faire le voyage, comme la reponse, quand il y a en a. Ovide meurt dans ce Pays du Pont, pays de galop et d’errance. On n’a jamais retrouve sa tombe.
Restent une centaine de lettres dont existent de nombreuses traductions, mais Marie Darrieussecq a voulu essayer de leur rendre leur flux poetique, en restant fidele au texte, mais en essayant aussi de reinventer un rythme. Ovide ecrivait dans l’harmonie iambique, ces vers latins alternes, a deux jambes. Il n’y a pas d’equivalent en poetique francaise, mais cette espece de claudication, parfois a la limite de la boiterie, elle a essaye de lui trouver un equivalent dans sa langue.
Cela fait deux mille ans cette annee qu’Ovide a ete banni…