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Trop bien eleve

Couverture du livre Trop bien eleve

Auteur : Jean-Denis Bredin

Date de saisie : 07/11/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 11.90 €

ISBN : 978-2-246-73031-6

GENCOD : 9782246730316

Sorti le : 07/11/2007

  • Le choix des libraires : Choix de Celine Fillot de la librairie CULTURA a SAINTE-GENEVIEVE-DES-BOIS, France (visiter son site) – 10/04/2008

Entre melancolie, souvenirs et excuses, Jean Denis Bredin nous conte ses premieres annees.
Enfant de parents divorces, l’auteur est confie a son papa.
Pere rigoureux, efface, ou l’education isolee de son fils sera de vigueur.
A ses 10 ans son pere meurt, la seconde guerre mondiale donne a ce petit garcon trop bien eleve, une autre vision du monde qui l’entoure.
Devant sa nouvelle vie aupres de sa maman et de son beau-pere l’enfant va grandir bien trop vite.
Cet ouvrage est fort agreable a lire.

  • La Radio des libraires : Chantal Authier de la librairie L’ECRITURE a VAUCRESSON, France – 21/12/2007

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Chantal Authier – 21/12/07

  • Les presentations des editeurs : 17/11/2007

Ce que je voudrais ici, c’est decrire les premieres annees d’un enfant trop eduque, et, a travers lui, si je le puis, les sentiments, les mentalites, les rites qui dominaient encore une part de la bourgeoisie quand vint la guerre de 1939. Je voudrais tacher de retrouver ceux que j’ai connus, aimes, et chez eux, toute la peine qu’ils se donnaient pour fabriquer des enfants tres solitaires et parfaitement bien eleves.
Excusez-moi, oui, excusez-moi si je suis la, car je vous gene. Si vous m’avez bouscule, c’est que je n’aurais pas du me trouver sur votre chemin. Si vous etes de mauvaise humeur, je dois y etre pour quelque chose. Comment vivre, marcher, respirer sans deranger ? Frapper avant d’entrer, s’effacer dans les portes, sourire, toujours sourire… Il ne suffira pas d’une vie entiere pour se faire pardonner d’exister.

J.-D. B.

Ne a Paris en 1929, Jean-Denis Bredin est avocat depuis 1950. Il a ete professeur de droit a Rennes, a Lille, puis a Paris. Il est l’auteur d’ouvrages juridiques, de livres historiques – dont L’Affaire – et de plusieurs romans et recueils de nouvelles. Ses derniers ouvrages sont : Lettre a Dieu le Fils (2001), Un tribunal au garde-a-vous (2003), Mots et pas perdus (2005), On ne meurt qu’une fois, Charlotte Corday (2006). Elu a l’Academie francaise en 1989, Jean-Denis Bredin a succede a Marguerite Yourcenar.

  • La revue de presse Christine Rousseau – Le Monde du 7 decembre 2007

Si l’on sent, par ces phrases courtes et seches, la maniere pudique qu’a Jean-Denis Bredin de tenir en respect tout dolorisme ou pathos, on sent aussi que demeure chez cet avocat et academicien le petit garcon solitaire qui, tres tot, trouva refuge dans le travail et l’ecriture. C’est, du reste, grace a elle, cette compagne qui ne “decoit jamais” que, sous couvert de la fiction, il raconta naguere l’Enfant sage (Gallimard, 1990) qu’il fut, avec ses blessures, ses meurtrissures. Revenant sur cette enfance bourgeoise, terriblement corsetee, il a choisi la forme du recit bref (distance qu’il affectionne et qui sied bien a son style cisele et tout d’emotion retenue) pour depeindre ses premieres annees (de 1939 a 1942, il est ne en 1929) et fixer ainsi, une derniere fois, a travers le parcours d’un enfant petri de bonnes manieres, “des gestes, des scenes”, mais aussi des figures aimees…

  • La revue de presse Delphine Peras – L’Express du 29 novembre 2007

Comment peut-on etre Trop bien eleve, pour reprendre le titre du nouveau livre de Jean-Denis Bredin ? Le celebre avocat s’en explique dans ce beau texte autobiographique, bref et dense, triste et digne, comme un sanglot retenu avec elegance…
L’emotion est restee intacte. Jean-Denis Bredin la restitue avec une eloquence magnifiee par la pudeur.

  • Les courts extraits de livres : 17/11/2007

Extrait de l’introduction :

Je vais tenter, dans ce bref recit, de parler de mon enfance. Sans doute l’ai-je deja rencontree dans quelques-uns de mes ecrits. Mais au fil des ans me sont souvent revenus des visages, des gestes, des scenes, parfois meme des mots que je souhaiterais avoir assembles avant que vienne la nuit. Ce n’est pas que mon aventure humaine, ma personne de petit bonhomme dans les immenses fourmilieres de tous les temps me semblent meriter interet ; j’ai l’impression de me divertir d’un sujet secondaire : nulle modestie dans cette indifference, peut-etre de l’orgueil d’abord decu puis disperse. Mais cet enfant triste, ce figurant petri de bonnes manieres, cet adolescent tourmente, cet eternel patient sous toutes ses identites, ils ne me quittent guere. Peut-etre les ai-je trop remues ? Peut-etre m’a-t-on trop longtemps laisse seul avec moi ?

Ce que je voudrais ici, c’est decrire les premieres annees d’un enfant trop eduque, et, a travers lui, si je le puis, les sentiments, les mentalites, les rites qui dominaient encore une part de la bourgeoisie quand vint la guerre de 1939. Je voudrais tacher de retrouver ceux que j’ai connus, aimes, et chez eux, toute la peine qu’ils se donnaient pour fabriquer des enfants tres solitaires et parfaitement bien eleves.