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Un bonheur parfait

Auteur : James Salter

Traducteur : Anne Rabinovitch | Lisa Rosenbaum

Date de saisie : 09/10/2008

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Points, Paris, France

Collection : Points, n 2026

Prix : 7.50 / 49.20 F

ISBN : 978-2-7578-1100-9

GENCOD : 9782757811009

Sorti le : 09/10/2008

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  • Les presentations des editeurs : 23/10/2008

Viri pose les yeux sur sa femme, Nedra. Une meche de cheveux lui balaie delicatement la nuque, elle s’affaire en cuisine dans sa jolie robe rouge. Leurs deux adorables petites filles dinent devant le feu de cheminee. Sont-ils reellement heureux ? Ils forment un couple envie de tous, elle si belle, lui si elegant. Leur bonheur semble parfait… Mais la perfection est-elle vraiment de ce monde ?

En realite, il existe deux sortes de vie, selon la formule de Viri : celle que les gens croient que vous menez, et l’autre.

James Salter est ne en 1925 a New York. Styliste remarquable, souvent compare a Nabokov, il est egalement l’auteur d’Un sport et un passe-temps, disponible en Points.

Dans ce somptueux roman, les souvenirs deviennent plus vivaces que l’instant present… et James Salter, lui, atteint simplement la perfection.
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Traduit de l’anglais (Etats-Unis)
par Lisa Rosenbaum et Anne Rabinovitch

  • Les courts extraits de livres : 23/10/2008

Nous filons sur le fleuve noir, aux bas-fonds lisses telle la pierre. Pas un bateau, pas un canot, pas le moindre eclat blanc. La surface se craquelle, traversee par le vent. L’estuaire est vaste, infini, les eaux saumatres, bleuies par le froid. Le flot se trouble. Les oiseaux de mer planent, et tournoient avant de disparaitre. Reve du passe, franchi en un eclair. Apres les hauts-fonds, l’eau s’eclaircit, moins profonde, sur notre passage : barques tirees au sec pour l’hiver, embarcaderes deserts. Ailes comme les mouettes, nous nous elancons dans les airs, faisons volte-face.
Une journee aussi blanche que le papier. Les fenetres glacees. La carriere deserte, la mine d’argent, inondee. L’Hudson est tres large a cet endroit, immobile. Un pays obscur ou demeurent les esturgeons et les carpes. A l’automne, il etincelle, peuple de myriades d’aloses. De longs corteges d’oies le survolent, tels des triangles mouvants. La maree remonte de l’ocean.
Les Indiens cherchaient une riviere qui coule dans les deux sens. Ils l’ont trouvee ici. L’enclave d’eau salee s’enfonce sur quatre-vingts kilometres a l’interieur des terres, parfois jusqu’a Poughkeepsie. Il y avait d’enormes bancs d’huitres, des phoques dans le port, et dans la foret, un gibier inepuisable. La grande entaille glaciaire avec ses baies nuptiales, ses anses riches en celeri et en riz sauvage, ce fleuve majestueux. Tels des signes de ponctuation, les oiseaux le traversent en droite ligne. Ils semblent approcher lentement, puis accelerer, partant comme des fleches. Le ciel est incolore. L’impression qu’il va pleuvoir.