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Un chien dans un jeu de quilles

Auteur : Thierry Lenain

Illustrateur : Olivier Balez

Date de saisie : 20/03/2008

Genre : Jeunesse a partir de 9 ans

Editeur : Nathan Jeunesse, Paris, France

Collection : Nathan poche. 10-12 ans. Policier, n 161

Prix : 4.80 / 31.49 F

ISBN : 978-2-09-251295-1

GENCOD : 9782092512951

Sorti le : 20/03/2008

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  • Les presentations des editeurs : 10/04/2008

Dag, le chien de Carole a disparu ! Elle est prete a tout pour le retrouver…
Alors qu’elle observe la rue depuis la fenetre de son appartement, Carole est touchee par le regard implorant d’un chien qui erre dans le froid hivernal. Affame et malade, il est aussi maltraite par le fils du concierge. Carole parvient a convaincre son pere de le recueillir. Mais un soir, le chien disparait. En depit des obstacles, Carole, aidee de son ami Damien, s’obstine a le rechercher…

Auteur : Thierry Lenain a commence a ecrire a l’age de 8 ans et depuis il n’a jamais cesse. Cet ex-instituteur a publie de nombreux ouvrages jeunesse, et c’est toujours avec delicatesse et drolerie qu’il s’adresse aux enfants, pour evoquer parfois des sujets dramatiques. Il est egalement redacteur en chef de la revue Citrouille, destinee aux librairies specialisees jeunesse.

Illustrateur : Ne en 1972 a Besancon, Olivier Balez fait ses etudes de graphisme a l’ecole Estienne a Paris. Il aime voyager : son triangle des Bermudes se situe entre le polar, le jazz et la poesie. Olivier aime s’investir dans la defense de textes forts et engages tout en faisant preuve d’une constante exigence graphique.

  • Les courts extraits de livres : 10/04/2008

Un chien affame

– Ecoute, Carole, les animaux vivent dehors. La nature les a pourvus de tout pour ca : les poils, et puis… Et puis voila ! Ne m’embete plus avec cette histoire.
Bien au chaud contre le radiateur, je suivais le chien des yeux.
Il avancait avec peine dans la neige. Les flocons recouvraient le poil prevu par la nature. Mais tu parles ! Je savais bien qu’en dessous, il grelottait.
Il n’avait plus que la peau sur les os. Ses cotes dessinaient des petites vagues.
– Papa… Je crois qu’il a faim…
– Je te previens, Carole, il est hors de question que tu ramenes cet animal pouilleux ici !
Le chien a pose deux pattes sur le rebord d’une poubelle. Il a souleve le couvercle avec son museau. Le concierge a ouvert sa fenetre pour le chasser. Normal. Il detestait autant les betes que les enfants.
– Papa…
– C’est pret, Carole !
Dans les cuisines eclairees, les gens mangeaient, bien installes devant leur assiette. Moi je n’avais plus faim.
– Je vais me coucher, papa.
– Si tu es fatiguee…
Quand mon pere affiche sa tete des mauvais jours, je prefere imaginer qu’il n’existe plus lui non plus. Comme maman. Je m’enferme dans ma chambre pour jouer a l’orpheline. Je me force a pleurer. Si je n’y arrive pas, je me pince un peu.
J’ai ecarte le rideau. Le chien etait assis dans la neige, sous un lampadaire. Il me regardait. Mais qu’est-ce que je pouvais faire, coincee en haut de mon sixieme etage ? Alors il s’est eloigne, et il a disparu dans le noir. Jusqu’a ce que je m’endorme, j’ai tremble de froid sous ma couette.
Le lendemain matin, je sonnais a la porte 47, deux etages plus bas. La mere de Damien est apparue. Sa robe de chambre etait fripee, et ses cheveux emmeles. Elle vivait aussi seule que papa. Enfin, si on ne nous compte pas, nous les enfants…
– Damien ! Depeche-toi, c’est Carole ! Damien a surgi de la cuisine, une tartine entamee dans la main.
– Salut, Carole.
Il a embrasse sa mere, et on a descendu les escaliers quatre a quatre.
– Le chien m’a encore regardee… Damien a hausse les epaules.
– Comment pourrait-il savoir ou tu habites ?