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Un drôle de corps ; roman de chouannerie de Nantes à la presqu’île guérandaise

Auteur : Paul Féval

Qui, de Paul Féval (Rennes, 1816 – Paris, 1887), le grand romancier feuilletoniste breton du 19e siècle, ne connaît Le Bossu (1857) – ne serait-ce que grâce au cinéma -, et n’a en mémoire la botte de Nevers comme les mots impérissables du chevalier de Lagardère : “Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi”. Peut-être se rappelle-t-on aussi que, par conviction comme par attachement à sa Bretagne natale, le prolixe écrivain s’est intéressé à la Chouannerie : Le Loup blanc (1843) demeure à cet égard l’un de ses succès les plus notoires, quand le recueil Chouans et Bleus (1879) l’est sans doute un peu moins… Beaucoup plus cependant qu’Un drôle de corps (1849), devenu introuvable et qui pourtant a le mérite de nous initier, à l’aide d’une intrigue romantique, aux ressorts de l’engagement pour ou contre la Révolution, ceci depuis Nantes, et le sinistre Carrier, jusqu’à la presqu’île de Guérande – d’où le sous-titre ajouté par nos soins –  à laquelle des liens familiaux rattachaient Féval puisque des parents de sa mère, les Foucher de Careil, y possédaient le beau château de Careil où d’ailleurs il séjourna en 1850. Clin d’oeil sans doute, dans Un drôle de corps il nous donne à voir, depuis la mer et fugitivement, ce château : « Ils ont vu de loin Guérande, Le Croisic et ses salines ; ils ont vu le squelette décrépit déjà de ce vieux château de Carheil… ». Les présentations étant faites, il ne reste plus au lecteur qu’à se plonger dans ces aventures de guerre civile, où il découvrira peu à peu ce qui déchire la très noble famille de Bresnay-Kernel…

Edition sur papier vélin, couverture cartonnée, tranchefiles.