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Un gout de rouille et d’os

Auteur : Craig Davidson

Traducteur : Anne Wicke

Date de saisie : 11/09/2008

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Points, Paris, France

Collection : Points, n 1996

Prix : 7.00 / 45.92 F

ISBN : 978-2-7578-0799-6

GENCOD : 9782757807996

Sorti le : 11/09/2008

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  • Les presentations des editeurs : 25/09/2008

Un gout de rouille et d’os, c’est l’amere saveur du sang dans la bouche. Quand Eddie se fracture les os des mains, sa carriere de boxeur semble finie. Hante par un dramatique accident dont il se sent responsable, il se lance dans les combats clandestins pour racheter sa faute… Un personnage parmi d’autres, brises par la vie, inoubliables de justesse, qui composent ce magnifique recueil.

Trente-sept ans. Pas si vieux. Mais trop vieux pour ca.

Ne au Canada en 1977, Craig Davidson a fait sensation avec Un gout de rouille et d’os, qui lui a valu l’admiration et le soutien d’ecrivains tels que Bret Easton Ellis, Chuck Palahniuk ou Thom Jones. Il est egalement l’auteur de Juste etre un homme.

Les nouvelles de Craig Davidson rappellent celles de Raymond Carver qui, d’une maniere plus tranquille, s’interessait egalement au penchant brutal de personnages malmenes par le destin.

The New York Times

Traduit de L’anglais (Canada) par Anne Wicke

  • Les courts extraits de livres : 25/09/2008

Un gout de rouille et d’os

Il y a vingt-sept os dans la main humaine. Entre autres, le lunatum, le capitatum et le naviculaire, le scaphoide et le triquetrum, ou bien encore les minuscules pisiformes cornus de la face exterieure du poignet. Ils ont beau etre tous differents dans leur forme comme dans leur densite, ils sont tous bien alignes, leurs contours sont parfaitement ajustes et ils sont relies par un reseau de ligaments qui courent sous la peau. Tous les vertebres ont en commun un ensemble d’os similaire, et tous les os se constituent a partir des memes tissus : qu’il s’agisse de l’aile d’un oiseau, de la nageoire dorsale d’une baleine, de la patte d’un gecko ou de votre propre main. Certains primates en ont plus encore : le gorille en a trente-deux, cinq dans chaque pouce. Pour les humains, c’est vingt-sept.
Cassez-vous un bras ou une jambe, et l’os va s’envelopper de calcium en se ressoudant, si bien qu’il sera plus solide qu’avant. Mais cassez-vous un os de la main, et cela ne guerit jamais correctement. On se fracture un os du tarse et la ligne de felure reste visible pour toujours : comme une faille dans du granit sur les radios. Si on a un metacarpien ecrase, on est bon : les esquilles d’os qui ne sont pas absorbees par des tissus tendres sont devorees par les enzymes ; cette poudre passe ensuite dans le systeme sanguin. Regardez donc les mains d’un boxeur : les jointures se sont ecrasees contre les lourds sacs de frappe ou contre le visage d’un adversaire et la peau s’est fendue en diagonales croisees, comme une grille de cicatrices en X.