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Un homme inutile

Couverture du livre Un homme inutile

Auteur : Sait Faik Abasiyanik

Preface : Rosie Pinhas-Delpuech

Traducteur : Alain Mascarou

Date de saisie : 20/03/2007

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Bleu autour, Saint-Pourcain-sur-Sioule, France

Collection : D’un lieu l’autre

Prix : 14.00 €

ISBN : 978-2-912019-56-1

GENCOD : 9782912019561

Sorti le : 20/03/2007

  • Le choix des libraires : Choix de Cesinaldo Poignand de la librairie OUVRIR L’OEIL a LYON, France (visiter son site) – 08/10/2007

Des nouvelles, Istanbul mais pas seulement, des questions aussi. Comment font tous ces gens qui travaillent, s’agitent, circulent quand je me sens si inutile ? L’ecriture de Sait Faik est legere, mordante et plaisante. En le rencontrant il vous semblera rencontrer un ami cher.

  • Le journal sonore des livres : Charlotte Thomas – 19/04/2007

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Charlotte Thomas – 19/04/2007

  • Les presentations des editeurs : 10/04/2007

Derriere ce nom, encore inconnu en France, et cette vie breve, a la charniere de l’Empire ottoman et de la jeune Republique turque, se cache un rodeur affame d’humanite dans les bas quartiers cosmopolites d’Istanbul. Ecrivain des troisiemes classes, Sait Faik est doute, avec son art abrupt de la nouvelle, le plus grand auteur de la modernite turque. Un art qui obeit a une urgence vitale : dans l’attente d’un bateau, entre terre et mer, libre, il a des fulgurances pour atteindre chez l’etre humain la peur de l’amour et de la mort, la solitude, le passager… Temoin cet Homme inutile.

Non, non, il n’etait digne d’aucun travail ! Les gens avaient raison… Il etait ne pour regarder le monde avec stupefaction, pour s’etonner de ne rien comprendre, il etait ne pour flaner sur les routes la tete en avant, pour voir ou ne pas voir ce que les gens faisaient. Pour regarder la couleur de l’eau sous un pont, contempler les jambes d’une fille. Celle-la, qui peut l’embrasser ? Comment caresser ses cheveux ?
Extrait de Une histoire de corde

  • Les courts extraits de livres : 10/04/2007

Que faire ?

Quand j’ai calcule que j’en avais eu hier soir a table pour quatre cent soixante-dix piastres, j’ai pris peur. C’est que, tenant l’ecriture pour un travail, j’ai pris la decision de ne rien faire d’autre. Actuellement ce que j’ecris me rapporte deux livres par semaine, plus tard je pourrai peut-etre travailler pour d’autres journaux et en tirer un revenu : je ne vais tout de meme pas rester toute ma vie un jeune ecrivain !
J’ai ecrit pour les journaux une histoire a une livre et demie, un compte-rendu d’audience. Et j’ai une petite rente : autrefois, mere et fils, cela nous suffisait, maintenant c’est une goutte d’eau dans la mer. Je devrai serrer les dents encore quelques annees. Mais qu’on dise ce qu’on voudra, personne ne me retirera du crane la decision de ne vivre que de ce que j’ecris.
Meme se caser dans un journal pour quarante-cinq livres par mois n’est pas possible. Je ne peux pas etre professeur, je ne sais rien que je puisse enseigner aux autres, d’ailleurs les gosses me tapent sur le systeme au bout de trois jours.