Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Un jour viendra ou vous n’aimerez plus qu’elle

Couverture du livre Un jour viendra ou vous n'aimerez plus qu'elle

Auteur : Jean-Marie Chevrier

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Romans francais

Prix : 16.00 €

ISBN : 978-2-226-17959-3

GENCOD : 9782226179593

  • Le choix des libraires : Choix de Michel Paolasso de la librairie LORGUAISE a LORGUES, France – 28/09/2007

J’ai choisi de vous presenter le livre de Jean-Marie Chevrier : Un jour viendra ou vous n’aimerez plus qu’elle. C’est un livre qui m’a touche a titre personnel et surtout a titre general, j’allais dire, dans le sens ou on s’apercoit qu’on peut parler de la mort en parlant plus que jamais de la vie. L’histoire est tres simple. En fait, on se demande qu’est-ce qui nous arriverait a chacun d’entre nous si un matin, on apprenait que notre corps etait envahi par un cancer, que c’etait ineluctable et qu’il nous fallait choisir d’accepter cette mort. C’est ce qui arrive, ironie du sort, a un medecin qui, lui aussi, jusque-la, travaillait, oubliait de vivre, et qui apprenant ceci, se met a s’interroger, se met a accepter, a s’approprier cette mort, pour en faire un objet de vie. Ce qu’il y a d’emouvant dans ce livre-la, c’est que ce medecin, du jour ou il a appris cette mort ineluctable, se met a vivre comme il n’a jamais vecu et rencontre l’amour. L’histoire d’amour n’est pas plaquee, comme on pourrait se l’imaginer. Elle est logique ; elle vient parce que enfin, cet homme-la ouvre les yeux. C’est une belle lecon de vie qui nous est donnee, pas du tout une lecon de courage, une lecon de vie, d’acceptation de la mort et de se retourner et de se dire que la vie a encore de beaux jours devant nous, meme lorsque la mort est programmee. Un livre merveilleux, avec un style concis, elegant, tres clair, tres limpide. Une histoire racontee de maniere seduisante. Pas d’etalage, pas de faux-semblants, tres pudique, tres retenue, vraiment une histoire telle qu’on les aime. Je suis sur que vous partagerez notre enthousiasme sur ce livre-la.

  • La Radio des libraires : Michel Paolasso de la librairie LORGUAISE a LORGUES, France – 27/09/2007

Telecharger le MP3

Michel Paolasso – 27/08/2007

  • Les presentations des editeurs : 06/07/2007

Il decouvrit combien mourir etait facile dans la mesure ou celui qui mourait n’etait pas le vivant qui l’avait precede.

Jean-Marie Chevrier est l’auteur de quatre romans, Zizim ou l’Epopee tragique d’un prince ottoman (1993), Une saison de pierre (1995), La seconde vie (2000) et Le Navire aux chimeres (2004) publies aux Editions Albin Michel.

  • Les courts extraits de livres : 06/07/2007

Maximilien devint etranger a lui-meme. Il rejoignit l’homme malade qui etait en lui, lui jetant un regard anxieux, sachant qu’il serait entraine avec lui dans sa chute. La tete lui tourna. Il vit l’image de la bonde qui aspirait ses mains, que suivait son corps tout entier, dans un tournoiement irresistible. Il remercia et sortit, les cliches sous le bras dans une grande enveloppe bleue.
En descendant l’escalier il se sentit rebondir de marche en marche… une balle… une bulle… il etait leger. Il aurait pu courir sur le trottoir comme un enfant au sortir de l’ecole pour propager l’incroyable nouvelle, mais il n’avait personne a qui le dire. Une grande exaltation prenait source dans le puits sans fond qui s’etait creuse sous ses pas. Il avancait dans un bouillonnement mousseux, la rumeur de la ville lui en renvoyait l’echo. Les rues etaient des toiles peintes, les passants figuraient dans un film muet. Il rentrait chez lui. Il etait mortel et en recevait la nouvelle comme une revelation glorieuse. L’homme nouveau qui venait de naitre jouait des epaules pour trouver place en lui. Il l’accueillit avec bienveillance, un peu inquiet a l’idee qu’ils pourraient ne pas se comprendre dans l’obligation ou ils etaient maintenant de cohabiter.
Devant la fenetre du salon, il colla aux vitres les radiographies ou pendaient les deux masses pulmonaires, lobees comme une arcade mauresque. Les deux trous noirs y etaient toujours. Par la etait entre l’homme mortel. Au-dela du filtre des images il vit le ciel, sur Paris, avec des nuages qui s’etiraient vers le sud.