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Un livre blanc

Couverture du livre Un livre blanc

Auteur : Philippe Vasset

Date de saisie : 16/08/2007

Genre : Essais litteraires

Editeur : Fayard, Paris, France

Collection : Litterature francaise

Prix : 14.00 €

ISBN : 978-2-213-63411-1

GENCOD : 9782213634111

Sorti le : 16/08/2007

  • La Radio des libraires : Jean-Marie Sevestre de la librairie SAURAMPS a MONTPELLIER, France (visiter son site) – 02/10/2007

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Jean-Marie Sevestre – 02/10/07

  • Les presentations des editeurs : 14/09/2007

Pendant un an, a raison d’une expedition par semaine, Philippe Vasset est alle voir ce qui se cache dans les zones laissees en blanc, vierges de toute indication, qui emaillent la carte IGN de l’Ile-de-France. Quel est ce reel que les cartographes n’ont pas su ou pas voulu representer ? Quelles histoires recele-t-il ? En quete de mysterieux, le romancier est devenu aventurier du dimanche, mais le resultat de ces expeditions, souvent droles et toujours insolites, a de quoi desorienter. Car a defaut de zones militaires tenues secretes ou de tresors caches, ce sont des bidonvilles qu’il a decouverts, des friches accueillant abris et jardins de fortune, des zones mouvantes provisoirement laissees a l’ecart des projets d’amenagement et aussitot occupees par des marginaux… A travers ce recit d’aventures hors normes, cette tentative d’epuisement des zones blanches, Philippe Vasset propose un voyage inattendu, fascinant et perecquien dans l’envers des villes et aux limites de la litterature.

  • La revue de presse Aurelie Djian – Le Monde du 7 decembre 2007

Nulle autorite dans ce geste d’ecriture, pas plus qu’un point de vue surplombant qui entendrait reveler une vision du monde. Au contraire. Vasset met a l’epreuve idees et perceptions, evoque un point de vue flottant. Il invite a une conversion du regard : “lentement, Paris se retournait comme un gant.” Le livre en train de s’ecrire comprend, en meme temps que l’envers du decor, ses propres limites, donc un livre impossible a ecrire. La deception donne d’ailleurs un relief, une force paradoxale a l’aventure.

  • La revue de presse Philippe Delerm – Le Nouvel Observateur du 27 septembre 2007

Des lors, au-dela du decor postindustriel, on va suivre l’auteur-narrateur dans le cotoiement pas toujours facile avec une humanite qui se cache, que l’on cache. Le style de Philippe Vasset, c’est une sorte de depouillement lyrique, qui epouse au plus pres l’authenticite de sa demarche. Une litterature fractale, car dans chaque element revele de cette analyse microscopique, on trouve une metaphore de la planete…
Pour moi, c’est la revelation de la rentree.

  • La revue de presse Astrid de Larminat – Le Figaro du 13 septembre 2007

Est-il fou ou genial, ce jeune auteur, avec son air de doux Jesus et son allure d’adolescent habille a La Redoute ? Au moment ou tout le monde cherche a se mettre au vert, Philippe Vasset, lui, s’enfonce dans la ville, passe ses week-ends a explorer des zones desaffectees, a draguer les parties honteuses d’un corps urbain qui le fascine depuis l’enfance. A quinze ans deja, il trainait a velo dans la foret d’Orleans ou il a grandi, a la recherche de gares de campagne desaffectees, de voies abandonnees, de sous-stations electriques ensevelies sous les ronces. Comme si ces lieux en desherence cachaient un secret…
Mais l’enjeu de ces escapades, semblables a ce reve qu’on a fait jadis d’aller jusqu’aux confins de la Terre, est surtout esthetique et peut-etre meme metaphysique : Au cours de cette quete, j’esperais, comme les heros de mes livres d’enfant, mettre au jour le double fond qui manquait a mon monde, ecrit-il en preambule d’Un livre blanc…
Son livre, illustre de 17 cartes, essaye de manifester l’etendue. Au fond, Vasset a un cote savant fou. Il fait de la litterature comme d’autres de l’alchimie. Mais il a la politesse de ne pas se prendre au serieux et saupoudre d’humour son texte de laboratoire.

  • Les courts extraits de livres : 04/09/2007

Depliees, les cartes revelent des paysages ideaux, aux contours nets, vus, comme dans les reves, de haut. Representations souvent irreconciliables avec ce que ces plans sont censes designer : egare en rase campagne, on regarde dans toutes les directions, mais rien ne parait s’accorder avec les formes claires et les couleurs franches de l’image etalee sur nos genoux.

J’ai commence a m’interesser aux cartes quand j’ai compris qu’elles n’entretenaient que des rapports tres lointains avec le reel. Seches, decoupes, compresses, colories, annotes, les lieux y sont comme des ailes de papillons dans un album : des trophees a manipuler avec precaution. Les routes font des lacets harmonieux, les cultures des motifs reguliers, et l’altitude ou la profondeur s’enoncent en longues lignes sinueuses et paralleles qui grisent les flancs des montagnes les plus escarpees. Plutot que de surcharger le dessin et d’en rompre les proportions avec des symboles compliques, les cartographes laissent parfois certaines zones vierges. C’est particulierement frappant sur les cartes de villes : l’espace y apparait irregulierement perfore de trous bien nets, comme une boite de chocolats videe de ses meilleures pieces.

Qu’y a-t-il dans ces lieux theoriquement vides ? Quels phenomenes ont ete juges trop vagues ou trop complexes pour etre representes sur une carte ? Pourquoi ces occultations suspectes ? Autant de questions necessitant un examen approfondi. Pendant un an, j’ai donc entrepris d’explorer la cinquantaine de zones blanches figurant sur la carte n 2314 OT de l’Institut geographique national, qui couvre Paris et sa banlieue. Au cours de cette quete, j’esperais, comme les heros de mes livres d’enfant, mettre au jour le double fond qui manquait a mon monde.