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Un paradoxe francais : antiracistes dans la Collaboration, antisemites dans la Resistance

Auteur : Simon Epstein

Date de saisie : 11/07/2008

Genre : Histoire

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Bibliotheque Albin Michel de l’histoire

Prix : 28.00 / 183.67 F

ISBN : 978-2-226-17915-9

GENCOD : 9782226179159

Sorti le : 02/04/2008

  • Les presentations des editeurs : 12/05/2008

Specialiste de l’antisemitisme, Simon Epstein a constitue au fil des ans un socle informatif considerable sur les itineraires contrastes de deux categories de Francais : ceux qui protesterent contre le racisme et l’antisemitisme dans les annees 1920 et 1930, avant de s’engager dans la Collaboration ; et ceux qui exprimerent une hostilite ou un prejuge a l’egard des Juifs, puis qui se retrouverent, l’heure venue, dans la Resistance. Ce livre ne retrace ni l’histoire de l’antiracisme ni celle de l’antisemitisme ; il est l’histoire du passage de l’un a l’autre.
Les principaux chefs de la Collaboration ont traverse, chacun a sa maniere, une phase de denonciation de la haine antijuive ; beaucoup furent meme militants de la Ligue internationale contre l’antisemitisme (LICA). Reciproquement, de nombreux resistants, et non des moindres, sont originaires d’une extreme droite nationaliste qui, dans les annees 1930, fut fertile en prises de positions hostiles aux Juifs. C’est ce phenomene paradoxal que Simon Epstein decrit puis analyse, en s’appliquant aussi a demonter l’occultation dont ces chasses-croises, deroutants certes mais significatifs, ont fait l’objet dans les memoires francaises.

Economiste et historien, Simon Epstein vit a Jerusalem depuis 1974. Auteur de plusieurs ouvrages sur le racisme et l’antisemitisme, il a publie, en 2001, un livre remarque sur Les Dreyfusards sous l’Occupation.

  • La revue de presse Thomas Wieder – Le Monde du 10 juillet 2008

Les notices biographiques, plus ou moins etoffees, se succedent par dizaines. Elles soulignent les facteurs, par ailleurs bien connus, qui ont pu motiver les “conversions” – pacifisme, anticommunisme voire simple opportunisme. A l’inverse, le cheminement qui conduisit des “antisemites” a la Resistance avait ete jusque-la moins systematiquement etudie. Ce sont ces trajectoires que Simon Epstein a voulu retracer dans la seconde partie du livre…
Il y a pourtant beaucoup a dire sur l’ambivalence d’une grande partie des resistants a l’egard du sort des juifs. Une ambivalence que les antecedents maurrassiens ou fascisants de quelques-uns ne suffisent pas a expliquer.

  • La revue de presse Eric Roussel – Le Figaro du 15 mai 2008

Economiste et historien, Simon Epstein a lui aussi contribue a abattre quelques confortables idees recues en publiant, il y a sept ans, un livre iconoclaste, consacre a plusieurs dreyfusards passes dans les rangs de la Collaboration. Dans ce nouvel ouvrage, il poursuit son enquete, affine sa demonstration et souleve un autre lievre en partant a la recherche des antisemites presents au sein de la France libre…
Plus riches d’enseignement sont les passages dans lesquels Simon Epstein devoile des dizaines d’itineraires etonnants, insoupconnes, de progressistes souvent tres actifs apres la Premiere Guerre mondiale au sein des organisations antiracistes et qui, a partir d’un certain moment, verserent dans l’antisemitisme.

  • La revue de presse Marc Riglet – Lire, mai 2008

Simon Epstein apporte de nouvelles et precieuses lumieres. Cela tient au leger decentrement qu’il imprime a son objet d’etude. Plutot que de scruter les derives de la gauche vers la droite, il considere le marqueur antisemitisme et il s’interroge sur son caractere decisif ou non dans le choix fait par les elites politiques soit de Vichy et de la Collaboration, soit de la Resistance. On est alors frappe par la foule de ceux qui, ayant milite dans les annees 1930 a la LICA, l’ancetre de la Ligue contre le racisme et l’antisemitisme, s’abimeront dans les pires engagements de la Collaboration.