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Un sur deux

Auteur : Steve Mosby

Traducteur : Etienne Menanteau

Date de saisie : 24/01/2008

Genre : Policiers

Editeur : Sonatine editions, Paris, France

Prix : 21.00 / 137.75 F

ISBN : 978-2-35584-008-1

GENCOD : 9782355840081

Sorti le : 24/01/2008

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  • Le choix des libraires : Choix de Veronique de la librairie DEVELAY a VILLEFRANCHE SUR SAONE, France – 23/03/2008

24 heures pour retrouver le Diable, tueur en serie qui aime a torturer les couples et a jouer a mort avec eux.
Pour l’equipe du commissaire Mercer, hantee par ce serial killer qui a tue un des leurs, commence une course contre la montre, contre la mort. Haletant.

  • Les presentations des editeurs : 02/02/2008

Le thriller le plus etonnant que j’aie lu depuis longtemps. Je ne perdrais pas mon temps a resumer l’intrigue, je vous dirais juste qu’une ecriture de cette qualite et une construction de cette originalite ne se rencontrent que tres rarement. Si vous ne lisez pas Steve Mosby cette annee, vous y viendrez de toute facon dans les annees a venir – alors faites-vous plaisir, commencez des maintenant !

Morning Star

Apres Le Silence des Agneaux, apres Seven, apres Saw, Un sur deux.

C’est un grand jour pour Mark Nelson. Apres avoir tout investi dans son travail, a la suite de la mort tragique de sa petite amie, il est nomme dans l’equipe de John Mercer, flic legendaire, qui vient de retrouver son poste apres une longue depression.

C’est ce moment precis que choisit l’ennemi intime de Mercer pour reapparaitre. Un tueur qui s’en prend aux couples et ne laisse qu’un des deux amants en vie. Lorsqu’il enleve une jeune femme et son compagnon, Mercer et Nelson n’ont que quelques heures pour les retrouver.

Ce n’est que le debut d’un puzzle cauchemardesque, aux pieces parfaitement ciselees. Les apparences sont en effet trompeuses et le plan du tueur se revele peu a peu une manipulation machiavelique a l’intensite dramatique et au rebondissement final digne des plus grands thrillers.

Un roman qui se transforme vite en obsession pour le lecteur. Comme dans les plus grands livres du genre, il est impossible de pretendre savoir ce qui se passe reellement avant la toute derniere page.

The Guardian

  • Les courts extraits de livres : 02/02/2008

Extrait du prologue :

On n’est pas obliges d’y aller, dit-elle, si tu n’en as pas envie. John Mercer se regarda dans le miroir, sans repondre. Il vit sa femme avancer les mains pour lui nouer sa cravate. Elle s’occupait de lui, comme toujours. Il leva un peu le menton, pour qu’elle puisse faire le noeud. Elle commenca par le laisser flottant, avant de le serrer doucement.
– Les gens comprendraient.
Si seulement c’etait vrai ! Ils auraient peut-etre l’air indulgents, mais, au fond d’eux-memes, ils ne pourraient s’empecher de penser qu’il s’etait derobe a son devoir. Il imaginait deja ce que l’on raconterait a la cafeteria. On evoquerait son absence, on dirait qu’il devait etre sous le choc, puis peu a peu on lacherait que, en depit de ce qu’il devait ressentir, il aurait du assister a l’enterrement. Serrer les dents et assumer ses responsabilites. C’etait la moindre des choses. Et ils auraient raison. Il serait impardonnable de ne pas y aller. Seulement, il ne savait pas du tout comment il allait faire pour tenir le coup.
Eileen glissa la pointe de sa cravate entre les boutons de sa chemise. Elle la lissa bien.
– On n’est pas obliges d’y aller, John.
– Tu ne comprends pas.
A la lumiere du matin, l’air de la chambre semblait bleu acier. Dans le miroir, il avait la peau blanche et flasque, le visage presque eteint. Quant a son corps, bon, elle devait encore tendre un peu les bras pour en faire le tour, mais il n’avait pas l’impression d’etre aussi robuste que dans le temps. Les choses qu’il portait semblaient plus lourdes. Il se fatiguait trop vite. La, bras ballants, il degageait une impression de vide et de tristesse. Il avait vieilli. Depuis peu.
– Je comprends que tu ne sois pas dans ton assiette, lui dit-elle.
– Ca va aller.
Mais ca n’allait pas. Chaque fois qu’il s’imaginait faire face a tous ces gens, il sentait son coeur se serrer. Quand il y pensait trop, il avait du mal a respirer. Derriere lui, Eileen soupira. Puis, elle enroula ses bras autour de ses epaules et colla sa joue a son dos.
Il se sentit soulage. Quand elle l’etreignait, il avait l’impression de n’etre plus que cet homme-la, ici et maintenant, un homme sans devoir ni responsabilite, un homme que rien ne minait.
Il leva doucement le bras et posa la main sur la sienne. Elle avait de petites mains, toujours chaudes.
Ils resterent ainsi un moment, un homme et une femme qui s’enlacaient, et il se regarda dans le miroir. En depit de cette etreinte rassurante, il se fit l’effet d’une statue, modelee dans un moment d’absence. Il voyait par intermittence une lueur d’emotion traverser son regard, mais c’etait comme entrevoir la terre depuis un avion, a travers les nuages. Son esprit n’avait nulle part ou se poser sans danger. Et il n’etait pas possible de rester indefiniment dans les airs.
Il serra une derniere fois la main d’Eileen, puis s’ecarta.
– Il faut que j’aille lui rendre hommage.

Les enterrements etaient eprouvants pour une quantite de raisons, mais ce qui le surprenait le plus a chaque fois, c’etait d’y voir tant de monde. Les morts seraient sans doute etonnes de savoir qu’ils jouissaient d’une telle estime et qu’ils avaient touche autant d’individus sans le savoir. La mort avait le don de reunir ceux qui ne connaissaient le defunt que de loin. Les gens se deplacaient toujours.