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Une education libertine

Couverture du livre Une education libertine

Auteur : Jean-Baptiste Del Amo

Date de saisie : 02/08/2010

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 19.00 / 124.63 F

ISBN : 978-2-07-011984-4

GENCOD : 9782070119844

Sorti le : 25/08/2008

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  • Le choix des libraires : Choix de Emmanuelle Taillardas de la librairie L’ORANGE BLEUE a ORANGE, France (visiter son site) – 19/06/2010

Gaspard quitte sa Quimper natale ou il vit avec ses parents – une brute avine et une epave grabataire qui sent la truie – pour tenter sa chance a Paris. L’auteur a l’occasion de l’intrigue qui mene son heros des bas fonds jusqu’au grand monde, dresse un portrait vivant de la capitale de l’epoque. Si reels vous sembleront les remugles d’ordures et de crasse, le crottin des chevaux d’attelage et la puanteur de la pauvrete que vous aurez parfois le coeur au bord des levres. En sus de ces descriptions sensuelles virtuoses, voila un premier roman epoustouflant quant a la construction romanesque et a la maitrise de la langue. Une education libertine se place d’emblee dans la lignee du “Parfum” de Suskind, un soupcon de souffre en plus, a la maniere du “Fils Unique” de Stephane Audeguy.

  • Le courrier des auteurs : 02/09/2010

1) Qui etes-vous ? !
Je m’appelle Jean-Baptiste Del Amo. En 2008, j’ai publie un premier roman aux editions Gallimard, “Une education libertine”. Au mois d’aout 2010 paraitra mon second roman, “Le sel”.

2) Quel est le theme central de ce livre ?
La famille.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Y a-t-il une heure dans la vie ou l’on prend conscience de ce qu’il ne reste plus a vivre ?”

4) Si ce livre etait u
ne musique, quelle serait-elle ?

“Breathe me” de Sia

5) Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorite ?
Des sensations, des images, des obsessions.

  • Le journal sonore des livres : Lu par Marine Dugarin- 19/06/2010

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  • Les presentations des editeurs : 19/06/2010

C’est un homme sans vertu, sans conscience. Un libertin, un impie. Il se moque de tout, n’a que faire des conventions, rit de la morale. Ses moeurs sont, dit-on, tout a fait inconvenantes, ses habitudes frivoles, ses inclinations pour les plaisirs n’ont pas de limites. Il convoite les deux sexes. On ne compte plus les mariages detruits par sa faute, pour le simple jeu de la seduction, l’excitation de la victoire. Il est impudique et grivois, vagabond et paillard. Sa reputation le precede. Les meres mettent en garde leurs filles, de peur qu’il ne les devoie. Il est arrive, on le soupconne, que des dames se tuent pour lui. Apres les avoir menees aux extases de l’amour, il les meprise soudain car seule la volupte l’attise. On chuchote qu’il aurait perverti des religieuses et precipite bien d’autres dames dans les ordres. Il detournerait les hommes de leurs epouses, meme ceux qui jurent de n’etre pas sensibles a ces plaisirs-la. Oh, je vous le dis, il faut s’en mefier comme du vice.
Paris, 1760. Le jeune Gaspard laisse derriere lui Quimper pour la capitale. De l’agitation portuaire du fleuve aux raffinements des salons parisiens, il erre dans les bas-fonds et les bordels de Paris. Roman d’apprentissage, Une education libertine retrace l’ascension et la chute d’un homme asservi par la chair.

  • La revue de presse Maud Vergnol – L’Humanite du 16 octobre 2008

On ne s’attendait pas a ce qu’un nouveau-ne de la rentree litteraire vienne mettre son grain de sel dans l’heritage litteraire francais. Les premiers romans sont le plus souvent autobiographiques, une maniere de se degager de soi, pour le meilleur comme pour le pire. C’est un tout autre choix qu’a fait Jean-Baptiste Del Amo, du haut de ses vingt-six ans, qui, avec Une education libertine, signe un roman d’apprentissage d’une ambition exceptionnelle…
Lointain cousin du Rastignac de Balzac, Gaspard et son education libertine, dont le titre est un clin d’oeil assume a Flaubert, sentent bon le roman d’apprentissage du XIXe siecle. Il fallait du cran pour se lancer dans une entreprise romanesque d’une telle ambition, d’autant que Jean-Baptiste Del Amo a confie a plusieurs occasions qu’il n’avait ni la formation litteraire ni la connaissance particuliere de cette periode de l’histoire. Il n’en a que plus de merite.

  • La revue de presse Patrick Kechichian – Le Monde du 26 septembre 2008

Dans ces annees du milieu du XVIIIe siecle – nous sommes vers 1760 -, les Lumieres peuvent bien briller dans quelques salons, de grands esprits peuvent bien deviner et annoncer de grands bouleversements : la realite, elle, ne brille guere et l’avenir des hommes du peuple, quand il y en a un, est aussi obscur et incertain que le present. Dans son premier roman, Jean-Baptiste Del Amo, qui est age de vingt-six ans, s’est empare de cette realite, l’a mise en oeuvre. Une oeuvre qu’il a voulue haute en couleurs et en saveurs, a la mesure d’une intuition, peut-etre d’une obsession. Car s’il s’est documente sur l’epoque, il l’a plus encore revee, laissant aller son imagination sur les vagues de ce reve litteraire.

  • La revue de presse Bernard Morlino – Le Figaro du 4 septembre 2008

La plus grande des qualites de Jean-Baptiste Del Amo est de donner une dimension physique a sa litterature. Il sait tres bien creer des ambiances et decrire des lieux que l’on traverse le temps de la lecture. Ce premier livre sur l’initiation a la vie sociale d’un provincial, parent eloigne d’un Diderot qui n’aurait jamais lu ni ecrit, contient des bonheurs d’ecriture qu’on ne rencontre plus chez beaucoup d’ecrivains dits installes. La fraicheur d’ame est perceptible chez Del Amo. C’est un lointain heritier du Le Clezio alors debutant avec Le Proces-verbal. Il y a des filiations moins enthousiasmantes.

  • La revue de presseFrancois Busnel – L’Express du 4 septembre 2008

Encore un premier roman d’une grande maitrise. Saluons l’auteur : Jean-Baptiste Del Amo a 26 ans, une plume et un ton. Il signe la troublante chronique d’individus a l’humanite vacillante…
Le destin de Gaspard illustre a merveille ce qu’il advient lorsque, par desir d’arriver, on oublie jusqu’a sa propre humanite. Mais ce qui fascine, ici, ce sont les descriptions des jupons de misere dont se pare la ville. Dans ce Paris magistralement decrit, on viole, on tue, on egorge a chaque coin de rue. Dans l’indifference. Et dans une puanteur inhumaine…
Le tour de force de Jean-Baptiste Del Amo est d’avoir fait des pestilences qui accompagnent chaque instant de la vie de son heros autant de symboles de ce statut qui nous menace tous : l’imposture.